Archive | février 2011

Bourgogne l Présidentielle 2012 : Un vrai festival de Kahn pour François Patriat !

Et si DSK se déclarait candidat aux primaires socialistes ? Même dans ses rêves les plus fous, François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne, n’a sans doute osé l’imaginer. Et pourtant… Depuis la déclaration de son épouse, Anne Sinclair, se disant opposée à un second mandat de son mari à la tête du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn entretient le suspense, lui qui interviendra au journal de 20 heures de France 2, dimanche 20 février 2011. En attendant cette interview, le président de la région Bourgogne a souhaité réaffirmer son soutien à celui qui, selon lui, est "le seul candidat de gauche à rassembler au-delà de son camp".

Pour François Patriat, le patron du FMI est en effet "un candidat solide de l’alternance", contre qui les "attaques malveillantes de l’UMP et des membres du gouvernement sont inopérantes". A quatorze mois de la Présidentielle, il renouvelle ainsi son appel à "toutes celles et ceux qui veulent donner tout son sens à cette candidature à faire en sorte que le temps de l’impatience cède la place au temps du projet". Réponse dimanche soir ?…

Côte-d’Or : Famille d’accueil, un métier comme un autre ?

Début février 2011 dans le Gers, une petite fille est "arrachée" à sa famille d’accueil qui l’élevait depuis cinq ans sous le prétexte – annoncé par les médias – que celle-ci "l’aimait trop". La situation suscite l’émoi général. Le président du conseil général du département, Philippe Martin, se défend : "Je sais bien que tout ce que je dis ne changera rien à l’opinion publique qui pensera majoritairement que je suis un monstre". Les services sociaux seraient-ils vraiment sans coeur ? Marie-Line Drié, chef de service de l’Aide social à l’enfance, répond aux questions de dijOnscOpe…

Marie-Line Drié, bonjour. Comment l’Aide sociale à l’enfance (ASE) de Côte-d’Or réagirait-elle dans une situation similaire à celle qui s’est produite dans le Gers ? 

"En Côte-d’Or, un enfant ne part pas de sa famille d’accueil parce qu’il y est trop attaché ! Nous n’allons pas l’enlever pour cela tout de suite, sans savoir ce qu’il s’est passé. Si la famille d’accueil ne permet pas que le lien entre les parents et l’enfant soit maintenu alors que l’ensemble de l’équipe administrative et le magistrat ont axé le travail sur un maintien du lien et un retour de l’enfant, nous avertirons à un moment la famille d’accueil en lui disant : "Attention ! Nous ne pouvons pas envisager le travail comme cela, il faut que l’on revienne sur la manière dont vous travaillez – je n’aime pas trop le terme car c’est au delà d’un travail – avec l’enfant". En tout cas nous les prévenons. Nous savons bien que tous ces aspects sont difficiles ; il existe même une procédure pour prévenir très en amont les familles d’accueil quand nous sommes inquiets de voir que le projet que nous avions mis en place ne vit pas de la même manière chez eux. Dans ce cas, nous faisons une évaluation avec les référents des enfants et la famille d’accueil. Nous nous donnons deux ou trois mois et ensuite nous prenons des décisions. 

L’objectif de la prise en charge de ces enfants en famille d’accueil est de travailler au maintien des liens avec les parents biologiques lorsque c’est possible, et d’autre part, au retour de l’enfant dans la famille. Forcément cela nécessite une forme de distance mais cela ne signifie que l’on ne s’attache pas. Une famille d’accueil qui n’est pas attachée à un enfant et inversement peut nous questionner. Mais la famille d’accueil étant une professionnelle, elle a suffisamment de recul. 

Dans le cas où vous retirez un enfant de sa famille d’accueil, comment celle-ci réagit-elle en général ? 

Lorsque nous prenons la décision de retirer un enfant, nous l’exprimons aux assistants familiaux qui parfois le perçoivent mal évidemment, parce qu’il existe justement un attachement. Ils peuvent ressentir cette décision comme une sanction et comme quelque chose d’injuste. Quand ça tombe, ça tombe et il faut souvent du temps pour que la famille d’accueil comprenne. En tout cas, ce n’est jamais sans raison. Nous savons bien que cela est traumatisant pour des enfants de quitter un lieu d’accueil trop rapidement. Je n’aime pas le faire, c’est terrible. Il faut bien se dire que l’on ne fait jamais cela de gaieté de coeur, que l’on se pose toujours des questions. Et des fois, le départ de l’enfant ne correspond pas à celui que l’on aurait voulu qu’il soit : on aurait souhaité préparer plus mais l’on se rend compte qu’un élément fait que ce n’est pas possible. Heureusement, ces situations restent rares… Mais quand cela arrive, nous mettons toujours la psychologue de l’accueil familial à la disposition des familles pour les soutenir. Passé le choc, elles souhaitent le plus souvent retravailler. 

Vous affirmez ne pas aimer le terme de "travail" en évoquant la mission des familles d’accueil. Pourtant, il s’agit bel et bien d’un métier ?

Oui, en effet. La famille d’accueil doit compter au moins un membre qui a reçu l’agrément par le président du conseil général et par le service de la PMI qui, par le biais d’une investigation sociale ou psychologique de plusieurs mois, attribue un agrément pour cinq ans. Il est rare qu’une famille monoparentale soit agréée car nous recherchons pour les enfants un contexte qui ressemble à une forme familiale traditionnelle. Mais il arrive aussi que des dames soient seules avec un enfant. Quant aux personnes d’un certain âge, cela arrive car l’image de grands-parents peut être intéressante pour certains enfants. 

Une fois que les personnes sont agréées et recrutées par notre service ou par une association habilitée à travailler dans le domaine de la protection de l’enfance – en Côte-d’Or, il existe l’Acodège, l’association beaunoise de protection de l’enfance (ABPE), les Pupilles de l’enseignement public (PEP21) Maison de Coutivert -, elles sont ensuite formées durant 240h, soit pratiquement deux ans de formation obligatoire durant les deux premières années de leur activité. Aujourd’hui, cette formation est qualifiante et peut aboutir à un diplôme si les personnes formées le souhaitent. Lors de la dernière promotion, l’ensemble des personnes qui ont participé ont passé cet examen. Ils ont en main un diplôme d’assistant familial, qui n’est ensuite plus remis en cause. Globalement, les assistants familialiaux touchent une rémunération d’environ 1.000 euros par mois pour un enfant et environ 3.000 euros pour trois enfants, soit le maximum. Ensuite, ils perçoivent une indemnité d’entretien journalière, équivalente à peu près à quinze euros par jour, qui permet de subvenir aux besoins de l’enfant. 

Les familles d’accueil sont-elles assez nombreuses en Côte-d’Or ? 

Au conseil général, nous comptons actuellement 330 familles d’accueil salariés. Côté associations, une centaine de familles font partie de l’ABPE, une cinquantaine sont à l’Acodège et une trentaine à Coutivert. Environ 870 enfants sont confiés à une famille d’accueil en Côte-d’Or alors qu’il existe moins de 500 familles d’accueil qui reçoivent le plus souvent un ou deux enfants : aussi, nous sommes toujours à la recherche de familles d’accueil car elles ne sont pas assez nombreuses. Mais c’est un métier très particulier qui ne convient pas à tout le monde : il faut accepter de travailler chez soi, d’avoir des enfants 24h sur 24h, bien souvent en souffrance. Des enfants qui ont déjà des parents et à qui il faut faire une petite place… 

Ce qu’il faut absolument, c’est de ne pas laisser seules les familles d’accueil. C’est du moins ce que nous tentons de faire, avec les moyens que nous avons… Pour cela, les travailleurs sociaux – référents des enfants – sont très importants. Nous avons également un service d’accompagnement des familles d’accueil, tout à fait modeste puisqu’il est composé d’une responsable de cellule, de trois travailleurs sociaux et d’une psychologue à temps complet. Ces personnes rencontrent ou ponctuellement ou régulièrement certaines familles d’accueil qui sollicitent leur intervention à cause d’une difficulté particulière, à la suite d’un problème ou avec un enfant ou dans leur propre famille. Le service peut également intervenir s’il a des inquiétudes par rapport à la prise en charge de l’enfant dans la famille d’accueil. Nous tentons autant que possible de faire en sorte que le profil de l’enfant soit en adéquation avec la demande et la capacité d’accueillir de l’assistante familiale. Mais tant que l’enfant n’est pas installé dans la famille d’accueil, que la situation n’est pas établie, il peut toujours y avoir des difficultés que nous n’avons pas repérées. 

Quelles types de difficultés peuvent aboutir à retirer un enfant de sa famille d’accueil ? La maltraitance par exemple ? 

Quand cela arrive vous savez, nous ne nous posons pas de questions : il y a la loi. Nous signalons les faits de maltraitances et nous retirons l’enfant. Mais cela est rarissime… Sinon, une prise en charge de mauvaise qualité au niveau de l’hygiène et de la prise en charge des devoirs, des carences, ou une famille d’accueil qui fait peu de choses avec l’enfant, qui ne lui permet pas de s’épanouir, de s’ouvrir sur l’extérieur, ou encore une famille qui ne permet pas à l’enfant d’avoir son parent au téléphone de temps en temps, qui répond à celui-ci : "Je ne peux pas vous le passer, il est couché"… Ou encore une famille d’accueil qui refuse d’exercer des droits de visite tels qu’ils sont fixés par le juge des enfants… Toutes ces situations peuvent nous amener à retirer un enfant. Mais en tout cas, le problème n’est pas d’appeler papa ou maman la famille d’accueil…"

Dijon : Le coup de Poker de Fabien Goby…

Ils s’appellent Fab-Oz, Rootsy ou encore Pad ! et sont animés par une seule et même passion : celle du poker. Samedi 19 et dimanche 20 février 2011, ils se rendront tous à Lille pour défendre les couleurs du Dijon Poker lors de la finale du Championnat national par équipe des clubs. Un événement qui ne fait pas froid aux yeux de Fabien Goby, président du club et sélectionné dans l’équipe…

Une place pour 170 prétendants

Depuis juin 2010, la France a ouvert à la concurrence le marché de certains jeux d’argent et de hasard, dont le poker. S’affichant désormais en grand dans les médias, il n’en reste pas moins, pour certains, un véritable sport. Créé en 1800, sa paternité est sujette à de nombreuses polémiques mais tient en haleine des milliers de joueurs de tous âges. Cette passion est, elle, assez récente pour Fabien Goby, président du Dijon Poker  : "J’étais passionné de jeux de cartes en tous genres et en regardant certaines émissions télé, j’ai été attiré par ce jeu". Voilà désormais cinq ans qu’il pratique, ce qui lui a valu une sélection pour les troisièmes finales du championnat national par équipe des clubs regroupant vingt-quatre équipes qualifiées dans les différentes étapes régionales durant l’année 2010 parmi plus de 170 clubs …

Au terme de plusieurs phases dites régionales, Dijon a en effet décroché sa place pour cette finale. Organisée par le Club des clubs, cette première étape mettait aux mains, à travers quatre manches, les différentes équipes de la zone grand Est, c’est-à-dire les neuf clubs bourguignons et les huit club franc-Comtois. La seconde étape opposait alors les quatre premiers de chaque classement régional (Dijon, Chalon, Sanvignes et Saint-Usage à Lons-le-Saunier, Montbéliard, Morteau et Besançon) au cours de cinq manches. En terminant deuxième de la phase finale, le Dijon poker s’est donc assuré une représentation en finale, tout comme Chalon-sur-Saône et Lons-le-Saunier.

Un retour à la compétition

En 2009, à Coudoux (Bouches-du-Rhône), le club avait terminé à la quatrième place et tentera donc de faire mieux. "Les joueurs qui ont été sélectionnés ne sont pas forcément les meilleurs pour ce système de jeu mais nous avons fait en fonction des disponibilités", souligne Fabien Goby qui précise que tous ont participé à la qualification du club. Avec 120 adhérents en décembre 2010 et 90 au mois de janvier 2010 – une baisse qui s’explique par le système de renouvellement d’adhésion – Dijon Poker, qui est une association de loi 1901, surfe sur ce regain d’attractivité du poker et est actuellement le plus gros club du genre en Bourgogne : "Nos adhérents sont aussi bien des retraités que des jeunes étudiants de dix-huit ans", se réjouit le président qui explique que "la libéralisation des marchés, qui était en fait plus une officialisation, ne change pas grand-chose pour le poker associatif".

Mais, remettant sa casquette de joueur, il souligne les motivations qui le pousse à jouer au poker : "Je retiendrai tout d’abord la convivialité, car c’est avant tout un jeu de cartes, mais aussi l’esprit de compétition et de stratégie lorsqu’il s’agit d’un tournoi de 250 personnes. En cela, on se rapproche du sport". L’aspect psychologique est aussi un pilier, le comportement étant primordial et nécessitant presque d’être travaillé : "Notre façon de jouer et de s’exprimer permet à l’adversaire de se faire une image, celle que l’on veut bien lui montrer, mais la prise d’infos n’est pas non plus à négliger".

Jusqu’à 5h30 de combat !

Entre hasard et technique, le simple fait de "passer un bluff", pour Fabien Goby est le fruit d’une analyse fine : "Le comportement à adopter varie en fonction des joueurs de la table. En fonction qu’ils prennent très peu la main ou qu’ils soient à l’inverse hyperactifs, il va falloir avoir un jeu agressif ou ralentir et s’adapter en permanence". C’est donc vers la grande inconnue que se dirige la délégation dijonnaise : "En interclubs, on commence à connaitre le profil des différents joueurs, ajoute Fabien Goby. Mais eux aussi connaissent le nôtre !". Il faudra donc attendre le premier jour de compétition pour dégager les favoris.

"Quelques équipes ont déjà percé, elles ont donc un potentiel mais il est difficile de se projeter dès aujourd’hui. Nous connaissons d’ores et déjà Chalon-sur-Saône et Lons-le-Saunier", le reste restera une surprise. Plus de 150 clubs ont participé aux manches qualificatives régionales et les 24 meilleures de l’hexagone se retrouveront donc dans le Nord pour se disputer le titre national et succéder à la Ligue Rochelaise de poker. La structure de chaque manche est prévue pour durer entre 5h et 5h30 !

Grand Dijon : Diviavélo, des vélos en location made in Dijon !

Hier le bus, aujourd’hui, le vélo, demain le tramway", la chaine de la mobilité est presque bouclée pour le Grand Dijon et Kéolis. Exploitant du réseau Divia, le groupe s’est mis aux deux roues et lance, vendredi 17 février 2011, Diviavélo, son nouveau service de location de vélo longue durée. Quatre cents bicyclettes issues de la collection "SitandGo" de l’entreprise dijonnaise Cycles Lapierre qui seront disponibles à la location moyennant des abonnements au mois ou à l’année de 7,5 euros à 80 euros.

La vélorution se poursuit …

"Souvenez-vous de ces jeunes demoiselles dans le panier avant du vélodi que conduisait leur copain", se rappelle, non sans émotion, Catherine Hervieux, vice-présidente du Grand Dijon pour les modes de déplacements doux. Aujourd’hui, si le service de vélo de libre-service semble s’essouffler, l’objectif du nouveau système de Kéolis n’est pas de le concurrencer. En effet, si Vélodi convient aux utilisateurs occasionnels, réalisant généralement des déplacements sur de courtes distances, Diviavélo vise une population principalement jeune et souhaitant se déplacer régulièrement sur des distances plus longues.

Pour Gilles Fargier, directeur de Kéolis Dijon, c’est surtout une pierre de plus à la compétence vélo que développe son entreprise dans quatorze agglomérations françaises. S’il reconnait le côté très élégant du modèle, il se dédouane du choix des couleurs : le fameux rose cassis qui devrait être également la couleur des bus et du tramway en 2013 ! Mais la chose dont il est le plus fier, est sans doute le choix du constructeur : un acteur majeur de l’industrie du cycle, l’entreprise Lapierre. Une revanche puisqu’en attribuant le marché du mobilier urbain à Clear Channel aux dépends du Français JC Decaux, le Grand Dijon s’était privé des services d’une entreprise phare qui avait fait ses gammes à Paris avec les Vélib, ou encore à Dublin et à Bruxelles.

Du "clou rouillé" au club des villes et territoires cyclables

Alors que la ville de Dijon accueillera les 05, 06 et 07 octobre 2011 le Club des villes et territoires cyclables, l’ensemble des acteurs de la mobilité étaient réunis à l’occasion de l’inauguration du service, dans les locaux de La Bécane à Jules, l’un des partenaires. L’originalité du projet réside d’ailleurs dans la multiplicité des partenariats qui ont été noués : l’association La bécane à Jules donc, qui a tout juste soufflé sa troisième bougie et qui assurera l’entretien de l’ensemble du parc, le Crous et l’Université de Bourgogne, qui feront ainsi – enfin – entrer le vélo sur le campus et la SNCF puisque la Vélostation inauguré en octobre 2010  mutualisera son espace avec Diviavélo.

Au nombre de 400 dans un premier temps, 1.600 bicyclettes seront mises en service, parmi lesquelles compteront des vélos électriques et pliants. Pour s’inscrire, il faudra se rendre dans l’un des deux points de location que sont l’agence commerciale Divia de la place Grangier et l’espace vente TER/Transco/Divia de la gare Dijon-Ville, avant de se rendre dans l’une des trois stations de retrait (La Bécane à Jules, le Crous Mansart et la Vélostation de la gare SNCF). Quarante kilomètres de pistes cyclables supplémentaires seront ouvertes avec l’arrivée du tramway. D’ici là, planifiez bien votre trajet !