Archive | 8 mars 2011

Dijon : Le Bareuzai de retour au bercail !

Après deux mois d’absence, la célèbre statue dijonnaise de Noël-Jules Girard, "Le Vendangeur", a repris sa place au-dessus de la fontaine place François Rude. Installée sur la place depuis 1904, elle avait depuis subi les affres du temps… Entre ruissellement, oxydation, corrosion et pollution, il était temps de lui redonner un "coup de jeune" et de la protéger par la même occasion ! Elle a donc voyagé jusqu’en Touraine pour terminer dans l’atelier du restaurateur Antoine Amarger. Durant son séjour, la statue a donc été remise à neuf, vérifiée, consolidée et protégée. La nouvelle patine redonne une lisibilité originale à la sculpture et à la finesse de son modelé, que vous aurez le plaisir de (re)découvrir ces prochains jours…

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton d’Is-sur-Tille

Déjà le douzième épisode du feuilleton des élections cantonales 2011 en Côte-d’Or ! Pour cette nouvelle étape, dijOnscOpe porte son regard sur les terres d’Is-sur-Tille, où les candidats en lice – Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or), Brahim Bedreddine (A Gauche vraiment), Gérald Buffy (Front national), Stephen Daloz (Union des centristes), Françoise Ducol (Europe Ecologie-Les Verts et Cap 21), Michel Maillot (Forces de progrès) et Laura Sabatier (Mouvement pour la France) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton d’Is-sur-Tille compte 12.322 habitants pour une superficie de 381,31 km² selon l’Insee. Les quinze communes qui le composent sont Avelanges, Chaignay, Courtivron, Crécey-sur-Tille, Diénay, Echevannes, Epagny, Flacey, Gemeaux, Is-sur-Tille, Lux, Marcilly-sur-Tille, Marey-sur-Tille, Marsannay-le-Bois, Moloy, Pichanges, Poiseul-lès-Saulx, Saulx-le-Duc, Spoy, Tarsul, Til-Châtel, Vernot, Villecomte et Villey-sur-Tille. Il compte 6,9% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 20,2% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Sept candidats

- Sans étiquette (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Charles Barrière, 54 ans, pharmacien, président de l’Union nationale des professions libérales de Bourgogne et membre du conseil économique, social et environnemental de Bourgogne.

- PCF 21 (Liste A Gauche Vraiment) : Brahim Bedreddine, 54 ans, assistant environnement bâtiment à la SEB.

- Liste Front national : Gérald Buffy, 35 ans, électronicien en bureau d’étude.

- Modem (Liste Union des centristes) : Stéphen Daloz, 22 ans, intérimaire à la recherche d’un emploi dans le domaine des métiers de l’eau, secrétaire fédéral des jeunes démocrates de Cöte-d’Or et conseiller national des jeunes démocrates..

- Liste Europe Ecologie-Les Verts et Cap 21 : François Ducol, 34 ans, professeur d’Histoire-géographie.

- PS (Liste Forces de progrès) : Michel Maillot, retraité d’EDF, maire d’Is-sur-Tille, président de la communauté de communes des vallées de la Tille et de l’Ignon.

Mouvement pour la France : Laura Sabatier, 38 ans, ingénieur. La candidate n’a pas répondu aux questions de notre rédaction.

 → Le conseiller général actuel du canton est Michel maillot, retraité d’EDF, maire d’Is-sur-Tille, président de la communauté de communes des vallées de la Tille et de l’Ignon.

  • Le canton en cinq questions…

1 – L’entreprise SEB est un moteur économique fort pour le canton. Quelles nouvelles pistes développeriez-vous pour dynamiser l’activité autour d’Is-sur-Tille ?

- Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : "Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, l’entreprise SEB fait partie de notre environnement. C’est une entreprise innovante, créatrice d’emplois et de valeur, ce qui est vital pour notre canton. Nous devons en être fier et continuer de travailler aux côtés de la Famille Lescure, pour valoriser l’activité de SEB. Notre canton a vu d’autres familles d’entrepreneurs créer des entreprises de tout premier plan.

Cependant, je n’oublie pas tout le tissu des PME, PME et TPE qui anime la vie économique du canton car ce sont aussi des moteurs économiques de premier ordre. Notre canton dispose de nombreux atouts en terme de situation et de croissance. Mais il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l’attractivité de notre territoire en donnant notamment à la ZAE de Til-Châtel, qui pour le moment est en sommeil, sa véritable dimension à la hauteur des investissements réalisés. Je n’oublie pas non plus les entreprises agricoles, artisanales, commerciales et les professions libérales qui participent activement à l’attractivité du territoire.

Si je suis élu, j’apporterai mon aide pour permettre la création d’entreprises, leur développement et assurer ainsi la création d’emploi dans le canton dont le taux de chômage est inférieur de deux points à la moyenne nationale".

- Brahim Bedreddine (Front de gauche) : "Etant salarié et syndicaliste à l’entreprise SEB, je connais bien l’importance de son développement pour l’avenir de ce secteur industriel et pour l’emploi. A ce sujet, le groupe SEB – côté en Bourse – se porte bien financièrement et je propose, avec d’autres, que les profits dégagés servent en premier à l’amélioration des conditions de travail, au développement des qualifications, aux salaires, à l’investissement et à la recherche. Car il faut savoir qu’au nom de la sacro-sainte compétitivité, il y a des réductions d’emplois dans le groupe (il y a eu des fermetures de sites en France) mais que des dividendes sont distribués aux actionnaires.

D’ailleurs, au-delà du canton et au delà du cas SEB, je déplore le manque flagrant de la part du gouvernement à développer une véritable politique industrielle en France. Pour cela, il faut arrêter de faire croire que le coût du travail serait trop élevé en France – l’Insee vient de faire un rapport contredisant cette idée fausse – il faut empêcher la spéculation et orienter les profits vers la recherche-développement et l’investissement – très faible en France".

- Gérald Buffy (Front national) : "Tout d’abord, nous devons préserver les services publics de proximité. Ensuite, nous devons donner vraiment envie aux entreprises de s’installer dans le canton. En ouvrant des zones d’activité, en privilégiant les PME locales pour les marchés publics, en facilitant les créations d’entreprises".

- Stéphen Daloz (Modem) : "Les entreprises Cordier et SEB sont des moteurs économiques important pour le canton d’Is-sur-Tille. Le traité de coopération en matière de Défense signé le mardi 02 Novembre 2010 est une très bonne nouvelle pour notre territoire. Il renforce et pérennise ainsi plusieurs centaines d’emplois au niveau local sur site du CEA Valduc mais aussi pour les entreprises du secteur. Les retombées économiques positives donc on peut que se réjouir sont les bienvenues ce qui engendra nous l’espérons une baisse locale du chômage.

Néanmoins, l’avenir de l’emploi reste incertain, que fera le site SEB d’Is-sur-Tille après l’Actifry ? Combien de temps encore cette friteuse permettra de maintenir une activité économique ? Nous développerons la création, l’implantation d’entreprises pour cela, le parc d’activités du seuil de Bourgogne Til-Châtel-Dijon Nord est un atout.  Nous faciliterons la transmission d’entreprises commerciales et artisanales".

- François Ducol (EELV-Cap 21) : "En premier lieu, il faut souligner que, dans la conjoncture actuelle, le soutien à l’emploi et à l’activité économique est primordial – même si ce n’est pas une compétence première des conseils généraux, exception faite de l’insertion. Mais ce soutien doit être un soutien équitable et durable, ce qui ne semble pas vraiment être la voie empruntée par la majorité départementale actuelle : encore près de 15 millions d’euros par exemple pour le muséoparc d’Alésia cette année, quand beaucoup d’incertitudes, quoiqu’on en dise, pèsent sur ses retombées directes et son effet d’entraînement… et au détriment d’autres pôles comme le pôle issois, qui n’ont que les "miettes" de l’investissement du conseil général en matière économique.

Je pense ainsi qu’il faut déjà un rééquilibrage de cet investissement et qu’il profite d’abord aux TPE-PME : je pense par exemple aux entreprises locales de la filière bois et charpentes, à un laboratoire d’analyses comme celui de Marey-sur-Tille, ou encore aux commerces de proximité. A travers des aides plus importantes à l’investissement (immobilier et mobilier), à la transmission-reprise, au cautionnement ou encore à l’embauche durable (CDI), le conseil général peut ainsi devenir un acteur de référence pour le développement économique du canton d’Is-sur-Tille comme des autres cantons".

- Michel Maillot (Forces de progrès) : "Notre priorité depuis de nombreuses années a été le développement économique pour maintenir et créer des emplois. Nous avons travaillé pour constituer des réserves foncières importantes pour accueillir les entreprises, nous avons mis en place de nombreux  services à la population (crèche, centre de loisirs, espace solidarité emploi, etc.). L’objectif est maintenant d’attirer de nouvelles entreprises afin de diversifier les activités économiques en améliorant encore tous ces services (transport à la demande), en créant des logements de qualité et surtout en améliorant le haut débit nettement insuffisant actuellement sur notre territoire".

- Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

2 – Le canton compte près de 160 associations : quelle serait votre politique dans ce domaine à l’heure où les aides du conseil général sont en baisse ?

- Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : "Le grand nombre d’associations sur notre territoire est le signe d’une vie associative très riche qu’il faut encourager car c’est aussi un plus pour  notre territoire. Engagé moi-même, tout comme ma suppléante, dans certaines associations du canton, nous sommes conscients de l’importance de la vie associative. C’est d’abord un vecteur de lien social notamment entre les générations qui doivent apprendre l’une de l’autre. C’est également un vivier de bonnes idées et de projets intéressants dont il nous faut nous inspirer.

C’est pour ces raisons que nous souhaitons devenir, avec ma suppléante, les interlocuteurs des associations avec le souci constant de favoriser le fait associatif et d’inciter les jeunes à prendre une part active dans le renouvellement générationnel. Pour cela, nous souhaitons réunir régulièrement les associations sportives, culturelles et sociales du canton afin qu’une juste et transparente répartition des aides du conseil général au travers du Fonds d’aide à la vie associative (FAVA), puisse être faite.

J’oppose le démenti le plus formel aux rumeurs selon lesquels les aides du conseil général seraient en baisse. La majorité départementale, sans le soutien des Forces de progrès, a maintenu l’aide au secteur associatif au même niveau que les années précédentes. D’ailleurs à titre d’information, depuis 2004, plus de 272.900 euros ont été consacrés au développement de la vie culturelle et associative (hors social) sur le canton d’Is-sur-Tille dont près de 60.000 euros pour le FAVA".

- Brahim Bedreddine (Front de gauche) : "Je suis très attaché à la loi de 1901 concernant les associations et il ne faudrait pas la pervertir. Les associations, quel que soit leur domaine, sont essentielles pour le lien social et pour leur engagement aux services des autres ; le bénovolat est à saluer mais il ne faudrait pas que leurs missions de solidarité soient réduites car elles assurent pour certaines d’entre elles des missions d’accueil, d’accompagnement de familles, d’enfants fragilisées essentielles, qui ne sont pas effectuées par le conseil général ou autre. C’est pourquoi je dénonce l’asphyxie financière des collectivités locales mise en place par ce gouvernement et que je réclame le remboursement de la dette de 40 millions d’euros de l’Etat envers notre département".

- Gérald Buffy (Front national) : "Les aides du conseil général sont en baisse et continueront de baisser. Le conseil général est fortement endetté, il faut donc qu’il cherche où économiser de l’argent. Les 160 associations du canton n’ont peut être pas toutes un besoin vital en subventions. Au moment de faire des économies, il est nécessaire de regarder le bien-fondé des demandes et l’apport de l’association postulante dans la vie des français. Un intérêt particulier doit être porté aux associations sportives et culturelles, qui ont un véritable apport, représentent souvent une dynamique dans nos villages".

- Stéphen Daloz (Modem) : "Membre de plusieurs associations sur le canton, je souhaite leur tenir un discours de vérité. Le contexte difficile dû à la crise et au désengagement de l’Etat ne permettra pas au prochain conseiller général de promettre la lune.

Je ne souhaite pas faire de promesse insensée car je connais trop le goût amer des promesses non tenues. Il faut donc réévaluer les aides du conseil général à la vie associative et cibler les secteurs primordiaux. Sur le canton ma priorité est la rénovation du Cosec".

- François Ducol (EELV-Cap 21) : "Là encore, les aides sont en baisse parce que, indépendamment de la réduction effective des marges de manœuvre (à cause du désengagement de l’Etat avant tout), de mauvais choix ont été faits par la majorité départementale depuis plusieurs années : surinvestissement dans des "usines à gaz", augmentation des dépenses de communication et des frais de fonctionnement du conseil général.

Et ces choix, qui ne sont pas vraiment assumés, posent aujourd’hui un vrai problème de financement des dépenses au cœur des missions premières du conseil général : entretien des routes, solidarités ou encore, dans ce cadre, soutien aux associations. A Europe écologie, nous pensons qu’il peut être assez simple de modifier cela dans le cadre d’une politique globale recentrée sur ces missions comme sur le développement économique durable et la protection de l’environnement… et en supprimant ce que nous considérons, de fait, comme des gaspillages".

- Michel Maillot (Forces de progrès) : "La vie associative est une grande richesse pour notre canton, comme nous l’avons fait depuis près de quinze ans, nous allons poursuivre notre effort pour les soutenir tant au point de vue des subventions que des infrastructures en essayant dans la mesure du possible de mutualiser les moyens. Pour les grandes associations dont les subventions du conseil général ont diminué, nous travaillons à compenser en travaillant avec les associations existantes et les collectivités. Exemple : le chantier agro bio des Foyers ruraux a été obligé de fermer en mai 2010. Avec l’aide de la mairie nous travaillons à rouvrir ce chantier avec d’autres associations d’insertion et avec l’aide de l’Etat.

Pour favoriser l’accès aux associations, aux sport et à la culture, nous allons créer un chèque sport culture pour favoriser la pratique amateur des jeunes".

- Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

3 – Le nombre de couples avec enfants à l’échelle du canton – 1.780 selon l’Insee – induit une réflexion sur la politique de l’enfance et de la famille. Quelles seraient vos actions à ce sujet, tant au niveau du canton que celui du département ?

- Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : "L’augmentation de la population de notre canton et notamment du nombre de couples avec enfant est une bonne nouvelle. Cela signifie d’abord que nous vivons dans un canton attractif, prisé des jeunes actifs, notamment en raison de la qualité du cadre de vie qu’il offre. Cela implique de la part des élus locaux la mise en place d’une politique familiale qui nécessite la réalisation de grands équipements structurants. C’est dans ce cadre que le conseil général a notamment financé la réalisation d’une structure multi-accueil de la petite enfance et d’un relai assistantes maternelles, à Is-sur-Tille.

Je suis par ailleurs convaincu qu’il faut développer les modes de garde alternatifs et promouvoir les structures atypiques telles que les micro-crèches qui peuvent s’adapter aux contraintes horaires de jeunes parents qui travaillent. Nous pouvons également compter dans notre canton comme sur l’ensemble du département sur des assistants maternels compétents dont le travail doit être valorisé. Il ne faudrait pas que des projets mal préparés ou mal évalués perturbent les équilibres et compliquent la vie des jeunes couples".

- Brahim Bedreddine (Front de gauche) : "La prévention, l’accompagnement des familles, des enfants, adolescents et personnes âgées, handicapées sont la principlae mission du Département. Je pense tout d’abord qu’il faut un plan de développement des crèches, des structures de loisirs pour tous, accessibles par tous, la mise en place de tarifs selon les revenus pour la restauration scolaire et favoriser les maisons de retraites publiques ou non lucratives – ne pas aider celles qui sont privées à but lucratif. Il faut donc maintenir des subventions suffisantes pour les associations qui participent à cette mission de solidarité. Les services du département (PMI, centre de planification, services sociaux) ne doivent pas voir leur personnel diminué, au contraire, il faut mettre le paquet sur la prévention".

- Gérald Buffy (Front national) : "Commençons par l’action sociale : l’aide sociale à l’enfance doit permettre aux familles françaises d’éduquer correctement leurs enfants, ainsi que préparer leur avenir dans les meilleurs conditions. Les familles sont aussi directement concernées par l’aide aux personnes âgées. Tout le monde a des parents, des grands parents, qui ne peuvent plus être autonomes. Le Front national propose un plan massif en direction des personnes âgées. Il faut augmenter le nombre de places en maisons de retraite et permettre aux familles françaises d’obtenir des places à des tarifs préférentiels. Le RSA et l’aide au logement doivent être réservés aux Français d’abord. Autre point qui concerne l’enfance et la famille, les collèges. Leur sécurité, à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements, doit y être assurée".

- Stéphen Daloz (Modem) : "L’égalité des chances  pour chaque famille doit être une priorité, c’est pourquoi nous développerons sur l’ensemble des villages la "Réussite Éducative" pour les enfants et les familles rencontrant des difficultés scolaires, sociales ou médico-sociales. Car, il est de notre devoir que les enfants partent tous de la même ligne de départ dans la vie. Nous soutiendrons les structures associatives favorisant les liens familiaux à la parentalité localement et dans le département. Enfin, je me battrais pour maintenir les services publics à la campagne".

- François Ducol (EELV-Cap 21) : "N’ayons pas peur des mots : au-delà des dépenses obligatoires, la petite enfance a été, d’année en année, sacrifiée par la majorité départementale : j’en veux pour preuve les aides aux crèches et halte garderies, qui sont passées de 780.000 euros en 2009 à 350.000 euros en 2010, et à encore moins dans le budget primitif 2011. De ce fait, les communes et les communautés de communes sont laissées à leur triste sort en la matière, et avec de plus en plus de difficultés ou de sérieuses inquiétudes pour celles-ci. Là encore, l’action tient en deux mots : rééquilibrage et réinvestissement…".

- Michel Maillot (Forces de progrès) : "Nous avons créé la structure multi-accueil (crèche et halte garderie), mis en place le relais petite enfance avec la participation des assistantes maternelles. Nous avons développé des accueils périscolaires et extrascolaires sur le canton : 600 enfants sont accueillis chaque jour dans nos structures.

Nous proposons la pérennisation des services d’aide à la famille en les adaptant aux besoins nouveaux en créant par exemple des micro-crèches dans les communes éloignées d’Is-sur-Tille.  Compte tenu des baisses des aides en particulier de la CAF, ce sera  un grand challenge que de maintenir ces services. Nous agirons pour soutenir le projet de territoire du centre social.. Nous apporterons une aide aux femmes seules. Nous favoriserons l’émergence de projets portés par les jeunes en augmentant le Fonds d’aide aux jeunes… Nous développerons la prévention par des campagnes de sensibilisation contre les conduites addictives (alcool, drogue…)".

- Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

4 – La liaison Is-sur-Tille/Dijon devrait rentrer en service en 2012 : une chance pour le canton. Au niveau du département, quelle projet d’aménagement structurant est, selon vous, prioritaire ?

- Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : "La mise en place de la Liaison Is-sur-Tille/Dijon est une bonne nouvelle pour notre canton. C’est surtout la preuve d’un engagement de la majorité départementale en faveur du développement de la mobilité des Côte-d’oriens. Cet engagement se mesure également au travers de la mise en place du ticket Transco à 1,50 euros.

Pour ce qui est des projets en cours dans ce domaine, je suis très attentif à tout projet structurant qui permet d’attirer sur nos territoires des habitants, des touristes et des entreprises ; à titre d’exemples non exhaustifs : les branches Est et Sud de la LGV , la Lino ou encore l’aéroport de Dijon-Longvic pour lesquels le conseil général de la Côte-d’Or s’est investi".

- Brahim Bedreddine (Front de gauche) : "ll y a certes des projet routiers en cours sur notre département qui vont favoriser les déplacements mais il ne faudrait pas que par ailleurs, il y ait des restrictions dans les transports collectifs pour les voyageurs et les marchandises. Sinon, le nombre d’automobiles et camions vont augmenter, avec des conséquences sur la pollution et la sécurité. A ce sujet , il faut que le triage de Gevrey-Chambertin puisse à nouveau permettre à un plus grand nombre de trains de marchandises de circuler : le gouvernement doit donc revoir sa copie concernant le fret ferroviaire. Je propose aussi qu’un syndicat mixte des transports sur la Côte-d’Or soit mis en place permettant une cohérence, un véritable maillage sur le territoire entre Ter, Transco, transports urbains etc.".

- Gérald Buffy (Front national) : "Terminons d’abord les grands travaux entrepris. La liaison Is-sur-Tille/Dijon et la Lino seront, il est vrai, très appréciables pour la Côte-d’Or. Mais, la liaison Is sur Tille/Dijon permettra aussi à la délinquance d’être plus proche de notre canton. Les problèmes d’insécurité que cela va engendrer doivent être anticipés. Un projet important pour la Côte-d’Or est de stopper l’évolution de la dette départementale. Cette dette, qui augmente de façon exponentielle et qu’il faudra bien un jour rembourser, a augmenté de 800% en huit ans, pour atteindre 230 millions d’euros. Soit 1.380 euros par foyer fiscal. Sur l’année 2011, 8,8 millions d’euros seront "utilisés" uniquement pour les intérêts de cette dette".

- Stéphen Daloz (Modem) : "Les villages de Savigny-le-Sec et d’Epagny seront enfin contournés. C’est une bonne nouvelle, qu’ils attendaient depuis très longtemps. Néanmoins, cela créée quelques inquiétudes sur la possibilité que le canton ce transforme en dortoir dijonnais. Je tiens à dire que nos tissus associatifs et économiques nous garantissent et nous garantiront la vitalité ainsi que l’indépendance envers Dijon. Je ferai en sorte que ces tissus restent forts afin de ne pas devenir un canton dortoir où l’emploi à déserté, où la vie associative n’est plus qu’un lointain souvenir.

En ce qui concerne un nouveau projet d’aménagement structurant, soyons humbles et réalistes, nous ne pourrons pas porter à terme un projet d’aménagement structurant sur le département avant la fin du mandat, sauf si celui-ci a déjà été lancé."

- François Ducol (EELV-Cap 21) : "La liaison Is-sur-Tille/Dijon est effectivement une chance – même si l’on aurait pu réfléchir à un axe avec moins d’emprise sur l’espace, l’environnement, la tranquillité de certains villages… et les finances du Département. Mais le problème de l’entrée d’agglomération, au niveau du rond-point de la Toison d’Or, ne sera pas résolu a priori. C’est là un point central à mon sens : comment aménager efficacement ce type de "point noir" routier ? Comment le sécuriser par ailleurs et le rendre "fréquentable" par les deux roues ? C’est là un champ de réflexion et d’action important à l’échelle du département dans son ensemble et à ne pas oublier à côté des "grands projets".

- Michel Maillot (Forces de progrès) : " Concernant cette liaison qui ne concerne pour l’instant que le contournement des deux villages d’Epagny et Savigny, il faut désormais travailler sur les arrivées dans les agglomérations d’Is-Marcilly d’une part et surtout sur l’agglomération dijonnaise avec le lien au quartier Valmy et le tramway.

Afin de maintenir une activité en zone rurale et très rurale, il faut agir sur trois points. Compte tenu de l’augmentation du prix de l’essence, il faut travailler sur les liaisons  intermodales voiture (avec le covoiturage), transports collectifs (Bus, TER) et les transports urbains sur le Grand Dijon (tramway). Ensuite, améliorer très sensiblement le haut débit partout en zone rurale, c’est une priorité. Il faut enfin renforcer les pôles relais avec tous les services possibles à la population, comme par exemple l’agglomération Is-Marcilly afin d’offrir aux habitants des zones très rurales du nord du département des services de proximité sans pour autant aller systématiquement dans l’agglomération dijonnaise".

- Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

- Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : "Je pense qu’une société doit se juger à la place qu’elle accorde à ses aînés. Ce qui me tient particulièrement à cœur c’est donc d’offrir aux personnes âgées des conditions de vie de qualité, en établissement ou à domicile.  Nos aînés doivent trouver sur notre territoire toutes les ressources humaines et sociales liées au grand âge. C’est pourquoi je porterai une attention particulière aux aidants naturels, c’est-à-dire à tous ceux qui vivent au quotidien avec nos aînés. Les aidants naturels doivent se sentir soutenus et non abandonnés. "Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible", concluerai-je avec Antoine de Saint-Exupéry…".

- Brahim Bedreddine (Front de gauche) : "Nous avons besoin d’un Département qui soit un véritable bouclier social qui garantisse un accès à égalité aux services publics : école, santé, etc. Pour cela, il faut un budget à la hauteur des besoins. Je milite pour une réforme fiscale juste, au contraire des projets du gouvernement de créer un paradis fiscal pour les grosses fortunes. En supprimant l’ISF, cela ferait 3,4 milliards en moins dans les caisses nationales alors que l’Etat a déjà une dette de cinq milliards d’euros envers tous les départements (au titre du RSA, de la PCH et de l’APA) ; il faut que les entreprises contribuent aussi à la solidarité départementale : leurs revenus financiers doivent donc être aussi pris en compte pour le calcul de leur contribution".

- Gérald Buffy (Front national) : "Les Côte-d’oriens doivent vraiment avoir à l’esprit que l’actuelle majorité départementale et l’actuelle opposition ne peuvent plus continuer à les manipuler. Que les Français expriment leur ras-le-bol d’être relayés en citoyens de seconde zone, obliger de nourrir et loger, via les aides sociales, une immigration toujours plus imposante. Quotidiennement, nous pouvons lire, dans les différents médias locaux, rubrique "faits divers", la manière qu’ils ont de nous remercier. A tous les niveaux – social, logement, travail – seul le Front national affirme vouloir privilégier les Français d’abord. Côte-d’oriens, vous voulez retrouver la fierté d’être Français, vous en avez plus qu’assez de vous cacher et vous voulez vivre en sécurité : le 20 mars, votez Front national."

- Stéphen Daloz (Modem) : "Vivant dans le canton depuis toujours, je suis attaché à plusieurs projets cruciaux pour son avenir, néanmoins il me semble important de soutenir et maintenir un équilibre entre les communes, grâce au maintien de service public de qualité et des actions en faveur du logement, de l’emploi, du cadre de vie en modernisant les équipements communaux tout en intégrant les économies d’énergie".

- François Ducol (EELV-Cap 21) : "L’alimentation en bio des cantines scolaires du département, comme cela a par exemple été fait dans le département de l’Isère depuis 2001. Et puis la fin du cumul des mandats, l’une des plaies de la vie politique française ; mais c’est une toute autre question…".

- Michel Maillot (Forces de progrès) : "Outre le développement économique et l’emploi, le projet qui me tient le plus à cœur et que je souhaite vraiment initier sur notre territoire,  c’est de passer désormais  à une phase très active de protection de l’environnement qui sera certainement source de développement du monde rural et de création d’emplois.

A savoir : Travailler avec le monde agricole pour développer les cultures soit bio, soit plus respectueuses de l’environnement, organiser des filières bio énergie avec des partenariats public-privé, développer les énergies nouvelles, mettre en place un programme d’économie d’énergie dans les maisons, logements et bâtiments publics, travailler sur la mobilité afin d’avoir des transports moins coûteux en énergie. Vaste programme mais oh combien passionnant !"

- Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.