Archive | 30 mars 2011

Molières 2011 : Une fois encore, Patrick Bruel cruellement oublié par le métier!

Patrick Bruel cartonne depuis six mois au Théâtre Edouard VII avec  Le Prénom, une pièce de Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière bientôt adaptée sur grand écran. Le chanteur et comédien y incarne Vincent, qui, lors d’un dîner chez sa soeur et son beau-frère, annonce que sa femme est enceinte d’un garçon et qu’ils ont l’intention de l’appeler d’un prénom très décrié. Cette mauvaise blague déclenche toute une série de remises en question et règlements de comptes. La pièce sera largement représentée lors de la prochaine cérémonie des Molières avec pas moins de six nominations. C’est que vient d’annoncer Pierre Lescure, nouveau président des Molières, au Café Zimmer à Paris.

Cette semaine dans Paris Match, Bruel évoque justement la reconnaissance du métier qui lui a souvent fait défaut : « Quand je suis encensé, cela me touche. Mais quand Un secret [de Claude Miller, en 2007, ndr], un film que j’ai tenu à porter, reçoit 11 nominations aux César et que je ne suis pas nommé dans la catégorie Meilleur acteur, ça me fait de la peine…« 

L’histoire se répète aujourd’hui avec les Molières. La pièce est nommée dans la catégorie Molière de la pièce comique, de l’auteur francophone vivant et Molière du metteur en scène pour Bernard Murat. Quant aux partenaires de Bruel – Valérie Benguigui, Jean-Michel Dupuis et Guillaume de Tonquédec -, ils reçoivent chacun une nomination dans la catégorie comédien ou comédienne dans un second rôle. C’est un véritable soufflet pour Patrick Bruel, qui une fois de plus ne convainc pas le métier… Mais puisque le public est dans la salle, alors que la saison est particulièrement rude pour les théâtres, espérons que Bruel le prenne avec philosophie.

La cérémonie des Molières se tiendra le 17 avril, comme l’année précédente, à la Maison des arts et de la Culture de Créteil. Zabou Breitman ouvrira les festivités avec Jeux de scène, une pièce de Victor Haïm, qu’elle a adaptée, mise en scène et qu’elle interprètera aux côtés de Léa Drucker. Laurent Lafitte, l’acteur des Petits mouchoirs, sera le maître de cérémonie de cette belle soirée retransmise par France 2.

Michel Galabru, dont la carrière théâtrale vient d’être couronnée d’un Brigadier d’honneur, présidera la cérémonie. La personnalité qui recevra un Molière d’honneur sera annoncée le 29 mars. Patrice Chéreau et sa pièce Rêve d’Automne domine les nominations. En voici les principales :

Molière du théâtre public :

Les Chaises
Eugène Ionesco/Luc Bondy Théâtre Nanterre-Amandiers

Le Dindon
Georges Feydeau/Philippe Adrien ARRT/Théâtre de la Tempête

Rêve d’Automne
Jon Fosse/Patrice Chéreau Théâtre de la Ville

Un fil à la patte
Georges Feydeau/Jérôme Deschamps Comédie Française

Molière du théâtre privé :

Diplomatie
Cyril Gely/Stephan Meldegg Théâtre de la Madeleine

Henri IV
Daniel Colas Théâtre des Mathurins

Le mec de la tombe d’à côté
Katarina Mazetti/Panchika Velez Théâtre de la Renaissance

Le repas des fauves
Vahe Katcha/Julien Sibre Théâtre Michel

Molière de la pièce comique :

Le gai mariage
Le Prénom
Le Technicien
Thé à la menthe ou t’es citron ?

Molière du théâtre musical :

Mamma Mia !
Mike
La nuit d’Elliot Fall
Une flûte enchantée

Molière du comédien :

Niels ArestrupDiplomatieJean-François Balmer – Henri IV
Jean-Claude Dreyfus – Le mardi à Monoprix
André Dussollier – Diplomatie
Christian Hecq – Un fil à la patte
Micha Lescot – Les Chaises

Molière de la comédienne :

Valeria Bruni-TedeschiRêve d’Automne
Julie Depardieu - NonoCatherine Hiegel – La Mère
Maaïke Jansen – Le Technicien
Dominique Reymond – Les Chaises
Hélène Vincent – La Célestine

Molière du comédien dans un second rôle :

Maxime d’Aboville – Henri IV
Jean-Michel Dupuis – Le Prénom
Guillaume Gallienne – Un fil à la patte
Thierry Hancisse – Un fil à la patte
Guillaume de Tonquédec – Le Prénom
Bernard Verley – Rêve d’Automne

Molière de la comédienne dans un second rôle :

Valérie Benguigui – Le Prénom
Brigitte Catillon – Nono
Dominique Constanza - Un fil à la patte
Nanou Garcia – Aller chercher demain
Christiane Millet – Funérailles d’hiver
Bulle Ogier – Rêve d’Automne

Molière du jeune talent féminin :

Aurore AuteuilLe vieux juif blonde
Anaïs DemoustierLe Problème
Audrey LamyDernières avant Vegas
Georgia Scalliet – Les Trois soeurs

Molière du jeune talent masculin :

Grégory Benchenafi – Mike
Laurent Cazanave – Brume de dieu
Benjamin Jungers – La Maladie de la famille M.
Guillaume Marquet – Le Dindon
Davy SardouLe Nombril

Biographie de Patrick Bruel

Patrick Maurice Benguigui, plus connu sous le nom de Patrick Bruel, voit le jour le 14 mai 1959 à Tlemcen en Algérie française. En 1962, suite à l’indépendance de l’Algérie, il est contraint de quitter le pays comme des milliers de pieds-noirs. Il s’installe alors avec sa mère, divorcée, à Argenteuil en banlieue parisienne où il découvre Brel, Brassens ou Gainsbourg. Doué pour le football, on lui propose d’intégrer un centre de formation à 15 ans, mais devant le refus maternel, il se voit contraint d’abandonner son espoir de faire carrière dans le sport. Alors qu’il assiste à un concert de Michel Sardou à l’Olympia en 75, il a une révélation : il sera lui aussi chanteur. Il poussera ses premières chansonnettes au Club Med où il est G.O, après avoir abandonné des études de théâtre.
Le 18 Juin 1978 marque un tournant dans la vie de Patrick Bruel. Il répond à une annonce de casting pour le film Le coup de Sirocco d’Alexandre Arcady, dans lequel il décroche l’un des premiers rôles. Le triomphe est immédiat, mais l’acteur préfère s’isoler à New York où il rencontre Gérard Presgurvic, qui deviendra son plus fidèle compagnon et l’auteur de la plupart de ses futurs titres, à commencer par Marre de cette Nana en 1984.
Les années 80 sont synonymes de succès à tous les niveaux : il tourne sous la direction de Claude Lelouch ou Georges Lautner, le film PROFS attire près de 3 millions de spectateurs. En 1986, il sort son premier album au succès mitigé, prélude au carton du suivant Alors Regarde sorti en 1989. C’est le début de la Bruelmania, où les fans s’égosillent à hurler Patriiiiiiiiiiick lors de ses concerts.
Après une tournée triomphale, ses apparitions se font plus rares, et on retrouve l’acteur dans des films comme Le Jaguar au côté de Jean Reno, K d’Alexandre Arcady ou Sabrina de Sydney Pollack. Il ne délaisse pas pour autant la musique et sort plusieurs albums avec autant de succès que les précédents.
Grand amateur de poker, il est le chantre de la discipline en France, et remporte même un tournoi du World Poker Tour en 1998.
Si sa carrière ne connaît pas de temps morts, il en est de même du côté famille. Il épouse en 2004 Amanda Maruani (aussi appelée Amanda Sthers, auteure de romans et de pièces de théatre) qui lui donnera deux enfants, avant une séparation douloureuse trois ans plus tard.
2007 est l’année du retour, avec un nouvel album live et le film Le Secret de Claude Miller, plébiscité par le public…

Filmographie :
Prochainement : Le Code A Changé, de Danièle Thompson
Prochainement : Je Vais Te Manquer, d’Amanda Sthers
2007 : Un secret, de Claude Miller
2006 : L’Ivresse du pouvoir, de Claude Chabrol
2006 : O Jerusalem, de Elie Chouraquie
2005 : Lobo
2004 : Une vie à t’attendre, de Thierry Klifa
2002 : Sinbad (dessin animé)
2001 : Les Jolies Choses, de Gilles Paquet-Brenner
2001 : Le Lait de la tendresse humaine, de Dominique Cabrera
1998 : Les folies de Margaret, de Brian Skeet
1998 : Hors jeu, de Karim Dridi
1997 : K, d’Alexandre Arcady
1996 : Le Jaguar, de Francis Veber
1996 : Sabrina, de Sydney Pollack
1993 : Profil bas, de Claude Zidi
1992 : Toutes peines confondues, de Michel Deville
1989 : Force majeure, de Pierre Jolivet
1989 : L’Union sacrée, de Alexandre Arcady
1988 : La Maison assassinée, de Georges Lautner
1986 : Attention bandits, de Claude Lelouch
1986 : Champagne amer, de Ridha Behi (film sorti en 1994)
1985 : P.R.O.F.S, de Patrick Schulmann
1984 : La Tête dans le sac, de Gérard Lauzier
1984 : Marche à l’ombre, de Michel Blanc
1983 : Le Bâtard, de Bertrand Van Effenterre
1983 : Le Grand Carnaval, d’Alexandre Arcady
1982 : Ma femme s’appelle reviens, de Patrice Leconte
1982 : Les Diplômés du dernier rang, de Christian Gion
1981 : Maigret se trompe, de Stéphane Bertin
1978 : Le Coup de Sirocco, d’Alexandre Arcady

 

Énergies renouvelables en Bourgogne : Peut mieux faire…

Dans un communiqué transmis le 23 mars 2011, Consonéo, le portail des énergies renouvelables et des économies d’énergie, informe avoir « regroupé l’ensemble des aides et subventions pour les énergies renouvelables dans une base de données mise à jour au 11 février 2011 et accessible à tous sur son site ». 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Énergies renouvelables et économies d’énergie : La Bourgogne au 3e rang des régions pour les aides que les collectivités territoriales proposent aux particuliers sur l’éolien. 

Au 11e rang national toutes aides confondues, la Bourgogne fait un score moyen sur l’ensemble des énergies renouvelables/économies d’énergie. Elle se situe au 3e rang cependant pour l’éolien et au 6e pour le photovoltaïque. Les communes de Semur-en-Auxois, Fontaine-lès-Dijon et Talant proposent les aides les plus conséquentes de la région. 

Les Français sont majoritairement favorables aux énergies renouvelables mais sont freinés dans leur mise en oeuvre par leur coût : l’éco-citoyen est convaincu, le consommateur fait ses comptes… Pour les inciter, en plus de celles de l’État, les conseils régionaux, conseils généraux, communes et communautés de communes ont mis en place de nombreuses aides financières. 

Quelles sont-elles ? Dans quelles régions de France sont-elles les plus nombreuses ? Il existe 3.320 aides et subventions de ces collectivités en France ! En cumulant les aides de l’État et des collectivités territoriales, les projets d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie deviennent intéressants économiquement, surtout dans un contexte d’augmentation des prix des énergies fossiles et de l’électricité. Mais on observe de grandes variations d’une région à l’autre et l’information est aujourd’hui très éparpillée et dans de nombreux cas n’est pas actualisée… 

Palmarès Consonéo : Pays de la Loire, Corse et Lorraine en tête

Toutes énergies renouvelables confondues, le Palmarès consonéo place les Pays de la Loire en tête des régions de France pour le montant des aides et subvention potentiellement octroyées au particulier par les collectivités territoriales : conseil régional, conseil général, communes et communautés de communes, suivie de la Corse, grâce à un effort financier important du conseil régional, puis de la Lorraine, où les collectivités territoriales sont impliquées dans l’ensemble des énergies renouvelables. »

Grève à La Poste de Dijon : « Nous ne sommes que des pions ! »

Les salariés de La Poste ont peur pour leur emploi et tiennent à le faire savoir. Mardi 29 mars 2011, une trentaine d’employés ont installé leur piquet de grève devant le centre financier de Dijon pour une matinée de protestation…

« L’impératif de productivité va croissant au sein du groupe et, dans le même temps, 43 emplois vont être supprimés en Côte-d’Or et dans l’Yonne d’ici deux ans », témoigne Jean-Luc Sac, secrétaire départemental de la CGT-FAPT. Une situation qu’il explique « par l’ouverture de La Poste à la concurrence en 2011″ et le besoin qui en découle pour la direction de « produire plus à moindre frais »… « De surcroît, l’activité de service public n’étant pas suffisamment rentable selon nos dirigeants, ceux-ci introduisent de nouvelles tâches plus « productives » au guichet, comme la vente de téléphonie mobile ! Au final, c’est le salarié et l’usager qui trinquent », note le syndicaliste.

Du côté du syndicat SUD, le constat est le même. « Personnellement, je travaille au centre financier de Dijon et remarque qu’on nous met la pression pour faire du chiffre, au détriment de notre activité de gestion de compte… En clair : il faudrait être plus efficace pour la vérification des impayés que pour la gestion à long terme du portefeuille des clients ! », note Yves Hollinger, représentant du syndicat SUD.

Et les usagers dans tout ça ? « Oui, certains bureaux de poste ont été réaménagés et sont beaucoup plus agréables… Encore faut-il des gens pour y travailler ! Aujourd’hui, on a plutôt tendance à nous faire croire que des automates peuvent tout faire à notre place », souligne Jean-Luc Sac. Et Yves Hollinger de poursuivre : « De notre côté, au centre financier, nous remarquons surtout que les gens souffrent de la perte du vrai contact avec leur conseiller, au profit d’un répondeur téléphonique qui invite à cliquer sur 1, 2 ou 3 selon leur demande ». « Face à la réorganisation actuelle du travail à La Poste, nous avons l’impression de n’être plus que des pions ! », conclut Jean-Luc Sac.

Pour lutter contre cette situation, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO et SUD demandent, par le biais d’une motion transmise à la direction en marge de la manifestation, « l’arrêt des suppressions d’emploi ; l’arrêt des pressions managériales ; le remplacement de tous les départs en retraite et la transformation des CDD en CDI » ou encore « l’augmentation des salaires pour rattraper la perte du pouvoir d’achat ».

Police : La réalité plus forte que la fiction…

Après Cannes et Deauville, le festival du film policier de Beaune, se veut être le plus important de France ! Autrefois organisé à Cognac, en Charente, il se tient aujourd’hui en Côte-d’or et inaugure sa troisième édition mercredi 30 mars 2011. Cette année, le polar asiatique – et plus particulièrement celui de Hong-Kong – sera mis à l’honneur durant quatre jours de compétition présidés –  pour la catégorie longs métrages – par Régis Wargnier, réalisateur notamment du film Pars vite et reviens tard. Pour l’occasion, et loin de l’image véhiculée par le septième art, dijOnscOpe a suivi le quotidien du capitaine de police Hervé Laruppe, adjoint au chef du Service d’ordre public et de sécurité routière de Côte-d’Or (SOPSR). Rassurer, éduquer ou réprimer les citoyens : le service arbore des facettes multiples, loin des clichés véhiculés par le grand ou le petit écran. Contrôles d’identité préventifs, tests de vitesse pour deux roues, patrouilles dans le secteur de la gare ou au jardin de l’Arquebuse de Dijon : voici le quotidien de ces hommes, sans artifices ni adrénaline, sans armes aux poings…

Dijon : Caprice de star versus logements sociaux…

Au 31, rue de Larrey, à Dijon, flotte aujourd’hui un léger parfum de privilège… Alors que dix logements sociaux devaient être construits à cette adresse par l’Office public de l’habitat en Côte-d’Or (Orvitis), le célèbre artiste chinois résidant à Dijon, Yan Pei-Ming, a racheté le terrain pour y construire un jardin privé jouxtant ses propriétés. Des riverains affirment même que François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, serait venu négocier une portion de parcelle avec un voisin situé entre l’une des maisons de Ming et le futur jardin, afin « de lui en faciliter l’accès ». Anecdote courant dans le quartier désormais ? « Le Chinois nous a épargné dix Arabes », s’amusent les habitants. Si tant est que la situation prête à rire…

Février 2010 : Orvitis obtient le permis de construire pour dix logements sociaux

Parallèle à l’avenue Eiffel à Dijon, la rue de Larrey est une rue tranquille, située au cœur d’un quartier résidentiel débouchant sur le canal de Bourgogne… Au numéro 31, une pancarte de chantier à demi-effacée par les intempéries informe les passants qu’ici, depuis le 15 février 2010, l’Office public de l’habitat en Côte-d’Or (Orvitis) a obtenu un permis de construire pour dix logements sociaux. Depuis, aucun immeuble n’a vu le jour sur cette parcelle de 3.338 mètres carrés, qui semble laissée à l’abandon…

« En 2008, Orvitis a réalisé une importante opération d’acquisition immobilière à Dijon. Le lot comprenait des immeubles de logement proches des places du 30 Octobre et Wilson ou encore des terrains non-bâtis, dont celui du 31 rue de Larrey », explique-t-on à l’Office public de l’habitat. La transaction, d’une valeur de 8,6 millions d’euros, a ensuite donné lieu à des études concernant l’utilisation qui serait faite de ces bien immobiliers. « Pour le 31 rue de Larrey, nous avons travaillé au montage technique et financier en vue de la construction de logements, comme nous le faisons pour toutes les opérations », précise Orvitis. Le 29 juillet 2009, la démolition de deux bâtiments présents sur le terrain était allouée à l’entreprise Pennequin TP puis, le 10 août 2009, la maîtrise d’œuvre était délivrée aux sociétés Dehaine, ABC2, Bourgogne Structure et Philae.

« L’artiste dijonnais Yan Pei-Ming n’était visiblement pas de cet avis puisqu’il a menacé François Rebsamen (ndlr : sénateur-maire de Dijon) de quitter Dijon si le dossier allait plus loin : je les ai d’ailleurs vu parcourir ensemble la parcelle en question… », témoigne Paul*, voisin du chantier. Originaire de Shanghaï, le peintre chinois a fait ses premiers pas dans la capitale des Ducs de Bourgogne en 1980, avant d’en devenir l’un des plus fameux représentants au niveau international : ses toiles sont exposées à New York, Milan, Pékin et au Louvre, à Paris, comme pour cette exposition temporaire du 12 février au 18 mai 2009…

Octobre 2010 : Le terrain est cédé à la société de Yan Pei-Ming

Le 13 octobre 2010, l’acte de vente est signé : les parcelles ER 230 et ER 327 – correspondant au projet de construction de logements par Orvitis – sont cédées à la Société civile immobilière (SCI) Opération Eiffel pour un montant de 362.692 euros. Cette société, immatriculée au registre du commerce en décembre 2002, a pour objet « l’acquisition, l’administration et la gestion par location de tous immeubles ». Elle est gérée par Yan Pei-Ming.

« Nous avons beaucoup travaillé sur ce dossier – comme chacun de ceux que nous traitons – mais au bout du compte, il a été décidé de ne rien faire et de revendre le terrain », explique Rémi Combrié, directeur technique chez Orvitis. Et d’ajouter : « Vous savez, ce n’est pas la première fois que nous abandonnons un projet s’il présente des problèmes… Cette fois-ci, nous n’avons pas jugé bon de donner suite à cette affaire ».

Pourquoi ? L’Office public de l’habitat précise « ne pas connaître toute la teneur des négociations qui ont pu avoir lieu » mais précise que, « dans le cadre de notre politique de développement du patrimoine, nous travaillons toujours sur d’autres pistes en parallèle. Ici, nous avons saisi l’opportunité de prendre part à un nouveau programme avenue du Drapeau, dans un secteur jugé plus porteur avec l’arrivée du futur tramway… Cette opération étant mieux appréciée, nous avons choisi d’abandonner le programme rue de Larrey ».

« Sur le terrain, François Rebsamen, en bottes pour négocier »

Que va devenir ce terrain aujourd’hui laissé à l’abandon au cœur du quartier ? « Un jardin privé », note Françoise*, voisine concernée directement par le dossier. Selon certains riverains, elle aurait été démarchée par François Rebsamen et Yan-Pei Ming pour céder, elle aussi, une partie de sa parcelle à l’artiste… Approchée par dijOnscOpe, cette propriétaire mitoyenne du futur « jardin privé » a manifesté une grande gêne lorsque le sujet a été abordé. « Il faut voir ça avec le maire », a-t-elle rétorqué. François Rebsamen aurait-il donc supervisé les tractations concernant la vente du terrain ? Un maigre « Mmh mmh » sera la seule réponse de cette riveraine, qui admet avoir été visitée par le sénateur-maire, « mais pour parler des logements sociaux ». Justement interrogée à plusieurs reprises sur son rôle dans la transaction, la mairie de Dijon n’a pas donné suite à notre demande.

D’autres voix sont plus catégoriques. Selon Véronique*, une habitante de longue date du quartier, « Ming possède plusieurs propriétés autour du futur jardin en question : elles pourront bientôt toutes y être directement reliées » ; ce qui expliquerait l’intérêt de l’artiste pour la zone initialement dévolue aux logements sociaux… Seule entrave à un accès total : le jardin du numéro 29, qui bloque le passage depuis l’une de ses propriétés, au numéro 27… A ce sujet, un résident affirme avoir vu François Rebsamen, « en bottes », « venir négocier avec Yan Pei-Ming une parcelle de terrain appartenant aux propriétaires du numéro 29, afin de garantir à l’artiste un accès entre l’une de ses maisons, au 27, et le fameux terrain, au 31″.

Des riverains exaspérés sur le principe… mais heureux dans les faits !

Face à cette situation, la réaction des habitants est partagée. D’une part, ceux-ci « s’amusent : « Le Chinois nous a épargné dix Arabes ! », témoigne Paul*. Et la plupart des riverains sont « soulagés de ne pas subir de désagréments dus aux travaux », relève Véronique*. Cependant, ces mêmes voisins se disent « choqués, de la part d’un maire de gauche, que la construction de logements sociaux soit sacrifiée pour des intérêts particuliers »…  « Si c’était un maire de droite qui avait fait ça, les journaux en auraient parlé, c’est sûr. Et là : rien, pas un mot. Alors même que François Rebsamen fait des grands discours sur la politique sociale de la ville ! », souligne Paul.

Pour Véronique, la problématique est plus large : « Les gens, quand ils entendent « logement social », font tout de suite le rapprochement avec « cas sociaux » et « problèmes » ! Mais beaucoup de choses – parfois très positives – peuvent être recouvertes par ce terme. D’ailleurs, les parents d’élèves de l’école Eiffel avaient même utilisé cette arrivée de nouveaux logements comme argument pour éviter la fermeture d’une classe. Aujourd’hui, il va falloir trouver une autre solution ». Et l’habitante de conclure : « Sur le principe, de toute façon, je trouve ça dégueulasse. Mais bon, c’est comme ça la politique… ».

*Par souci d’anonymat, les identités ont été modifiées.

Sophie Marceau : 18 ans après, elle remonte sur les planches !

Sophie Marceau, 44 ans, récemment à l’affiche de L’âge de raison et du carton LOL, n’a pas fait de théâtre depuis dix-huit années. Un manque qu’elle comblera d’ici quelques mois ! Alors qu’elle confiait au Parisien, l’été dernier, son désir de remonter sur les planches, le quotidien nous apprend ce vendredi 25 mars que son souhait est sur le point de se concrétiser.

La compagne de Christophe Lambert (qui vient de sortir son premier roman), se produira en octobre et novembre prochains au Théâtre du Rond-Point (VIIIe), à Paris, dans Une affaire d’âme, adaptation du texte du cinéaste, réalisateur et metteur en scène suédois Ingmar Bergman. C’est dans la salle Topor, qui accueille deux cent personnes, qu’elle jouera Viktoria, atteinte d’une maladie psychiatrique, qui plongera le spectateur dans son inconscient.

Deux comédiens, pour le moment pas encore castés, devraient être à ses côtés, pour son grand retour. Ses derniers éclats au théâtre remontent à 1991 (Eurydice de Jean Anouilh), et 1993 (Pygmalion de George Bernard Shaw). Elle donnait la réplique, dans ces deux projets, à Lambert Wilson, son fameux partenaire de jeu dans La Boum 2. Bénédicte Acolas, traductrice de la pièce, signera également la mise en scène et a confié au journal : « Sophie Marceau a la force et la sensualité des héroïnes bergmaniennes. » Pour les fans et curieux, les places seront en vente dès le 10 mai prochain !

Pour rappel, avant d’entamer les répétitions, Sophie Marceau entamera le tournage, avec Gad Elmaleh, du film Un bonheur n’arrive jamais seul, nouveau long métrage du réalisateur James Huth (Brice de Nice, Lucky Luke…)

Biographie de James Dean

De son vrai nom James Byron Dean est né à Marion dans l’Indiana le 8 février 1931, fils unique de Winton et Mildred Dean. Quand il a six ans, sa famille part s’installer à Santa Monica en Californie, jusqu’à la mort de sa mère en 1940 qui le laissera dans un profond désarroi. Il est envoyé chez son oncle et sa tante Marcus et Ortense Winslow dans l’Indiana à Fairmount. Désorienté par sa nouvelle vie à la campagne, il tente de s’y intégrer par le sport : en Indiana, le basket est une religion. Malgré sa petite taille, il est assez doué mais convaincu que ce n’est pas sa vocation.
Le pasteur James De Weerd le prend sous son aile et lui fait découvrir la musique classique et Shakespeare. De Weerd devient une figure paternelle pour l’enfant et l’encourage à jouer la comédie. Jimmy participe à des spectacles dans son église, puis se concentre sur des pièces montées dans son lycée. Son jeu puissant et à fleur de peau impressionne les juges qui lui décernent le premier prix.
En mai 1949, après l’obtention de son diplôme, James Dean quitte le lycée, pour rejoindre son père à Los Angeles. A 18 ans, il est persuadé qu’il est né pour être acteur. Alors qu’il est inscrit à l’Université de Californie à Los Angeles, il s’investit totalement dans le théâtre, ce que désapprouve son père qu’il quitte pour vivre chez son ami, William Bast. A 19 ans, il obtient au théâtre le rôle de Malcolm dans Macbeth. Il interrompt ses études pour se consacrer à sa carrière de comédien et décroche peu après son premier contrat professionnel : une pub pour Pepsi Cola. Ensuite, il fait à la télévision des apparitions dans différentes séries, il joue également au théâtre à Broadway où il connaît un grand succès.
Mais c’est la pièce d’André Gide, L’Immoraliste, qui va le propulser dans le monde du cinéma. Le réalisateur Elia Kazan est à la recherche d’un acteur pour interpréter le rôle de Cal Trask dans son nouveau film, À l’est d’Éden. James Dean et Paul Newman, sont tous les deux pressentis mais c’est finalement Dean qui obtient le rôle. En avril 1954, pour ce film, Dean signe son premier grand contrat : 10 000 dollars avec la Warner Bros et poursuit sa rapide ascension en interprétant le rôle principal dans La Fureur de Vivre, de Nicholas Ray avec Natalie Wood et Sal Mineo, qui marque notamment pour sa scène d’anthologie, la fameuse course de voiture entre le personnage de Jimmy et Buzz qui reflète l’insouciance de la jeunesse de l’époque.
Pendant le film, James Dean se prend de passion pour les courses automobiles et s’offre sa première Porsche 356 Speedster. Il enchaîne avec Géant, son troisième film aux côtés d’Elizabeth Taylor et de Rock Hudson, dans lequel il révèle de nouveau un grand talent d’acteur et reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur acteur.
Mais Géant sera le dernier film de James Dean. Adulé par des millions d’adolescents, la police de la route demande à la jeune star de s’adresser aux jeunes téléspectateurs dans un spot de sensibilisation pour la sécurité routière. A la fin du tournage de ce spot publicitaire, Dean échange sa Porsche Speedster contre un nouveau modèle, une 550 Spyder. Et deux semaines après, il meurt dans un accident de voiture, à Cholame, une petite ville de Californie en percutant la voiture d’un jeune étudiant Donald Turnupseed qui distraitement lui avait coupé la priorité. Donald s’en sort avec seulement quelques hématomes, James Dean, quant à lui, meurt sur le coup. Sa mort fut annoncée à 17h59 exactement le 30 septembre 1955. Comme Bruce Lee ou Marilyn Monroe, son décès précoce et tragique, à seulement 24 ans, a contribué à sceller son statut de légende du cinéma américain. Il est le symbole de la jeunesse en désarroi des années 1950.
Pour sa prestation dans À l’est d’Éden, James Dean a reçu une nomination pour le meilleur second rôle masculin: c’est la première nomination posthume de l’histoire des Oscars. L’étudiant qui a coupé la priorité à James Dean meurt d’un cancer en 1995, ayant craint toute sa vie de subir les foudres des fans de James Dean. James Dean est enterré aujourd’hui dans le Park Cemetery à Fairmount.
En 1977, le mémorial de James Dean fut construit à Cholame. Il est composé d’une sculpture stylisée de béton et d’acier inoxydable, faite au Japon, commandée par Seita Ohnishi, qui a elle-même choisi l’endroit de l’accident pour l’édifier. Les date et heure de naissance et mort de James Dean sont gravées sur cette sculpture avec une des phrases préférées de l’acteur, tirée du Petit Prince : « L’essentiel est invisible pour les yeux ».

Filmographie :
1956 : Géant (Giant) de George Stevens
1955 : La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause) de Nicholas Ray
1955 : À l’est d’Eden (East of Eden) d’Elia Kazan
1953 : L’Homme de bonne volonté (Trouble Along the Way) de Michael Curtiz
1952 : Qui donc a vu ma belle ? (Has Anybody Seen My Gal?) de Douglas Sirk
1952 : La Polka des marins (Sailor Beware) de Hal Walker
1951 : Baïonette au canon (Fixed Bayonets!) de Samuel Fuller

Théâtre :
1954 : The Scarecrow
1954 : Women of Trachis
1954 : L’immoraliste – basé sur le livre d’André Gide (Broadway)
1952 : See the Jaguar (Broadway)
1952 : The Metamorphosis – basé sur la nouvelle de Kafka

Récompenses :
1957 : Henrietta Award (posthume)
1956 : nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour Géant
1956 : Golden Globe (posthume) du meilleur acteur dans un drame pour À l’est d’Eden
1955 : nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour À l’est d’Eden

Mort de Liz Taylor : Ses dernières révélations surprenantes !

Le 23 mars 2011, la dernière reine d’Hollywood nous quittait. A l’âge de 79 ans, la grande actrice Elizabeth Taylor décédait des suites d’une insuffisance cardiaque.

Entourée de ses proches et veillée par ses quatre enfants la veille de sa mort, Elizabeth Taylor n’a pu échapper à son destin, elle qui avait plusieurs fois trompé la mort au cours de sa vie, comme en 1961 où elle avait dû subir une trachéotomie en urgence, ou en 2006, obligée de subir une chirurgie cardiaque.

L’inoubliable actrice de Cléopâtre, Une place au soleil ou encore Géant au côté de James Dean dont elle était extrêmement proche, au point de recueillir les difficiles confidences de l’acteur, donna sa dernière interview quelques mois avant sa mort au site internet UsMagazine. Plus qu’une interview, ce sont surtout 25 secrets que Liz dévoile aux lecteurs et à ses fans. 25 choses intimes et surprenantes partagées par la détentrice de deux Oscars que nous vous proposons ici :

1. Avant de faire des films, je tenais un petit stand de limonade en Californie du sud

2. Quand José Eber (un fameux coiffeur, NDLR) est en dehors de la ville, j’adore me couper les cheveux et ceux des autres !

3. Je suis folle de Law & Order (NY, Unité Spéciale, Police Judiciaire, etc., NDLR) et j’ai vu tous les épisodes. Mes enfants et Mariska Hargitay, une actrice éblouissante, jouaient ensemble lorsqu’il étaient petits

4. Je me suis convertie au Judaïsme en 1959

5. Mon nom juif est Elisheba Rachel

6. Mon premier cheval s’appelait Betty

7. Je ne suis jamais sorti avec un garçon avant mes 16 ans

8. Mes jambes sont trop courtes

9. Le film dont je suis le plus fière est Who’s Afraid of Virginia Woolf

10. Je ne commence jamais une journée sans parfum

11. Je rêvais de dessiner des parfums 25 ans avant de le faire

12. J’adore le jus d’orange sanguine

13. Mon tout premier souvenir est de la douleur

14. J’ai toujours le coeur déchiré par le fait que Richard (Burton, NDLR) n’ait jamais gagné un Oscar

15. Je ne suis sincèrement pas inquiète de devenir vieille

16. Je n’avais jamais essayé de joué la comédie avant Une place au soleil

17. Je suis dégoutée par le nombre de mythes à mon propos qui sont considérés comme des faits

18. Les gens sur Twitter ont choisi le nom de mon nouveau parfum, Violet Eyes

19. Je n’ai jamais pris de cours de théâtre, malgré le fait que beaucoup de gens pensaient que j’en avais besoin

20. Lorsque j’avais une vingtaine d’années, j’ai failli perdre un oeil et une jambe. Mais je les ai toujours !

21. Les nerfs sont la Némésis des acteurs

22. Je déteste que l’on m’appelle Liz, car ça ressemble trop à « hiss » (UN sifflement, NDLR)

23. Je crois que l’on peut être proche de Dieu n’importe où

24. Mon chien Delilah est amoureux de mon chat Fang. A chacun ses goûts

25. Ma famille et les personnes séropositives ou atteintes du SIDA sont ma vie

Elizabeth Taylor en retard à son propre enterrement….

Elizabeth Taylor s’en est allée et ses proches lui ont fait leurs derniers adieux. L’immense actrice qui est morte le 23 mars à Los Angeles à l’âge de 79 ans, a été enterrée hier, 24 mars, dans l’après-midi, au cimetière Forest Lawn Memorial Park, où repose son ami, son amour « le plus pur », Michael Jackson, décédé en juin 2009.

La cérémonie s’est tenue dans la plus stricte intimité, les photographes et caméras de télé n’ont pu immortaliser que l’arrivée des limousines noires franchissant le portail du cimetière et une tente a été installée pour l’occasion, afin de préserver ce moment des regards indiscrets.

Et selon ses dernières volontés, elle est arrivée en retard à son propre enterrement !

Un sens de l’humour indéniable pour celle qui était réputée pour ne jamais être à l’heure. « L’office était prévu à deux heures de l’après-midi, mais à la demande expresse d’Elizabeth Taylor faite avant de mourir, il a commencé plus tard« , a précisé son agent lors d’un communiqué. Et de poursuivre : « L’actrice avait laissé des instructions pour que ses funérailles commencent avec au moins 15 minutes de retard sur l’horaire prévu car elle voulait être en retard à son propre enterrement« .

Selon un communiqué de l’agent, l’acteur Colin Farrell (ami intime de la star), a récité un poème de Gerard Mankley Hopkins et d’autres textes ont été lus par les enfants et petits-enfants de la star. Son petit-fils Taylor Rhys Tivey a entonné en solo à la trompette le titre Amazing Grace.

Les funérailles ont eu lieu rapidement en raison de la confession juive d’Elizabeth Taylor, qui veut que le corps soit mis en terre le plus rapidement possible. Elizabeth Taylor s’était convertie au judaïsme pour son mariage avec Eddie Fisher en 1959 - mort il y a quelques mois – et avait adopté le prénom juif d’Elisheba Rachel. Son cercueil vaut 11 000 dollars et il est fait entièrement en bois et sans clous avec un intérieur en velours rouge.

Si les hommages à la star n’ont pas manqué et que les fans se sont pressés pour déposer des gerbes de fleurs sur son étoile à Hollywood ou encore à son domicile, les témoignages d’amour ont également dû pleuvoir hier, au cimetière où reposent de nombreuses légendes du cinéma comme Clark Gable ou encore Humphrey Bogart. Elizabeth Taylor, Oscar de la meilleure actrice à deux reprises (pour ses rôles dans La Vénus au vison et Qui a peur de Virginia Woolf ?), mariée huit fois à sept époux (elle s’était mariée à deux reprises avec Richard Burton ) et mère de quatre enfants issus de relations différentes (elle était grand-mère de dix petits-enfants) repose désormais auprès de son Michael Jackson. Ce soir, vendredi 25 mars, tous les théâtres de Broadway ont décidé de tamiser les lumières de leur façade pendant une minute en hommage à son talent légendaire.