Archive | 31 mars 2011

LES VIEUX AU CINÉMA…

Deux femmes d’un certain âge se présentent à la caisse du cinéma :

- Faites-vous quelque chose pour les personnes âgées ?

- Oui, Mesdames, nous les réveillons en fin de séance !

Beaune (21) : "Bienvenue au festival du crime" !

 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury "Longs métrages".

 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury "Longs métrages".
 Fred Cavayé, réalisateur et membre du jury "Longs métrages".
 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury "Longs métrages".
 Mireille Darc, actrice.
 Thierry Frémont, acteur et membre du jury "Longs métrages"
 Le film Vallanzasca, de Michele Placido, a fait salle comble pour l’ouverture du festival !
 Clovis Cornillac, acteur et membre du jury "Longs métrages".
 Avec son lot de fans, le tapis rouge beaunois avait de faux airs de Croisette…
 Régis Wargnier, acteur, réalisateur et président du jury "Longs métrages".
Le jury "Spécial police", constitué de professionnels… de la police !
Le jury "Sang neuf", qui récompense le meilleur premier polar.
Le jury "Longs métrages" au complet !
 Alain Suguenot, député-maire de Beaune.
 Lionel Chouchan, président du festival international du film policier de Beaune.
 Michele Placido, acteur et réalisateur italien, a ouvert le festival avec son film "Vallanzasca"
  • Clovis Cornillac en pleine offensive de charme, Mireille Darc en cuir de la tête aux pieds… Ajoutez à cela un tapis rouge, des fans avides d’autographes et un réalisateur italien évoquant ses rencontres avec le criminel Renato Vallanzasca pour les bienfaits de son film… Vous voilà plongé au cœur de la cérémonie d’ouverture du troisième Festival international du film policier de Beaune, en Côte-d’Or! Plus précisément du "festival du crime" si l’on s’en tient à la version de Michele Placido, réalisateur italien invité à l’ouverture mercredi 30 mars 2011, afin de présenter sa dernière création en avant-première… Un événement à savourer en compagnie de films noirs jusqu’au dimanche 03 avril 2011 !

Dijon : "Il nous faut quasiment des masques à oxygène pour rester sur la Place Grangier !"

Un nouveau plan qui ne fait pas l’unanimité

Avec la montée en puissance du chantier du futur tramway du Grand Dijon, des modifications importantes ont été et vont être menées – à partir du 11 avril 2011 – au réseau Divia sur les secteurs gare et Grangier-Godrans. Dans sa partie supérieure, la place Grangier est d’ailleurs évitée par les transports en commun : "Les bus tournent désormais à 90° place Grangier, ré-accélèrent pour monter avant de freiner et à nouveau tourner rue du Temple" – mise à double sens pour l’occasion. Après avoir obtenu l’aménagement du terre-plein central, qui accueille aujourd’hui brocanteurs et chineurs, l’association "Vivre Place Grangier", créée en 2007, précise par la voix de son président, Bernard Dengreville, qu’elle n’avait "pas pour vocation de batailler contre le plan de transports. Au contraire ! Nous ne sommes pas contre le tramway". La place sera d’ailleurs un des points d’accès principaux au centre-ville avec l’ouverture de la station Godrans et la piétonisation de la rue du même nom.

Quel est le problème finalement ? L’effet collatéral de l’arrivée de ce nouveau moyen de transport : "Jusqu’à un bus toute les deux à quatre minutes peut traverser la place", explique Marc Suratteau, secrétaire de l’association. "L’odeur de fioul y est très nette". En adressant un courrier le 16 juin 2010 au sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, François Rebsamen, l’association pensait pouvoir engager le dialogue, mais le courrier reste encore sans réponse : "Nous avons rencontré à trois reprises André Gervais [ndlr : adjoint au Grand Dijon en charge des transports et du dossier du tramway] qui n’est pas en désaccord fondamental avec nous, et Bernard Depierre [ndlr : député de la première circonscription de Côte-d'or], qui a relancé le maire le 14 janvier dernier". S’ils ne demandent pas de "démocratie participative", les membres de l’association considèrent que le "minimum n’est aujourd’hui pas atteint".

Vers une nouvelle flotte de bus ?

Alors qu’ils pensaient que ce dispositif était temporaire, les commerçants craignent en effet qu’il ne se pérennise : "Nous comprenons très bien les problèmes environnementaux mais nous sommes dans la situation contradictoire où la construction d’un tramway, qui doit lutter contre la pollution, nous en amène encore plus en confortant un trafic de bus important dans le centre historique [...] Aujourd’hui, ils nous faut quasiment des masques à oxygène pour rester sur la place !". Selon les plans que dijOnscOpe s’est procuré en décembre 2009 (Voir ici), deux lianes devraient traverser la place (Campus > Talant et Chenôve > Dijon Nation). Plans confirmés par Laurent Senecat, directeur marketing de Divia : "Le réseau "Bus+Tram 2012" n’est pas encore finalisé, explique-t-il, mais l’étude est toujours en cours : nous prenons en compte les remarques et attentes des élus des différentes communes, sollicités en ce sens par le président du Grand Dijon début février d’une part, et les suggestions ou réclamations émises par nos clients ou les habitants du Grand Dijon suite à la mise en place du nouveau réseau Divia, en juillet dernier d’autre part".

Si deux lianes devraient desservir la place Grangier, celles-ci seront dotées, toujours selon Laurent Senecat, "de bus récents, respectant les normes les plus strictes en matière de pollution atmosphérique et sonore. Ils seront donc encore moins polluants que ceux traversant actuellement la Place Grangier". Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les transports en commun émettent près de trois fois moins de polluants et de gaz à effet de serre que les voitures. Les transports en commun en ville sont responsables de 4 % des émissions de CO2 alors qu’ils effectuent 10% des déplacements (En savoir plus ici). "Nous sommes donc loin de l’usage obligatoire de masques à oxygène !, assure Laurent Senecat, même si nous reconnaissons volontiers que des efforts sont encore nécessaires, efforts que le Grand Dijon réalise de façon systématique lors du renouvellement de notre flotte de bus". un appel d’offre pourrait être lancé dès le mois de septembre 2011.

"Il faut faire du bruit"

A terme, la rue des Godrans devrait être rendu aux piétons. "Cela va entrainer la suppression de 59 places de parking, compensée, nous-a-t-on dit, par l’ouverture du premier niveau du parking Grangier (trente places). Or les deux types de stationnement n’ont pas le même objectif". L’accès au parking devrait d’ailleurs être inversé. Et Marie-Jo Dupuis, responsable d’une société d’édition, de se demander "dans quelle mesure elle, comme les camions de livraison, pourront accéder au côté pair de la rue sans braver les sens interdit ?". Des solutions sont dores et déjà proposées comme des demi-lianes pour éviter le centre-ville ou des navettes pour transiter dans le secteur sauvegardé.

"L’autre problème, selon Bernard Dengreville, est la possibilité offerte pour les voitures de circuler sur le plateau piéton. Lorsqu’on voit l’attitude des piétons quand des véhicules empruntent la partie pavé de la place, on peut craindre de nouveaux conflits". Le président d’ajouter que flotte une impression d’improvisation : "Les problèmes n’ont jamais été anticipés et plutôt que de trouver des solutions, on préfère nier les problèmes". Aujourd’hui, l’association se prépare à passer à la vitesse supérieure : "Si nous voulons être entendu ici, il faut faire du bruit et nous avons un public potentiel très large". Dans tous les cas, des dispositifs spéciaux devraient être mis en place pour pallier ces désagréments dixit Divia et le Grand Dijon.

Place de la République à Dijon : Des nuits désormais sous contrôle !

À compter du jeudi 31 mars 2011, quatre silhouettes argentées arpenteront désormais les trottoirs de la place de la République à Dijon et ce, toutes les nuits des jeudis, vendredis et samedis, de 22h à 5h du matin… Qui sont-ils ? Des médiateurs dont la mission est d’apaiser la place qui draine jusqu’à 3.000 personnes certains soirs. Dans un article publié sur dijOnscOpe le 19 avril 2010, un commerçant du quartier témoignait déjà de l’initiative, arguant "qu’un coup de couteau tous les quinze jours, ce n’est plus possible". Mais ces médiateurs ne seront pas les seuls que les fêtards un peu trop excités trouveront sur leur route…

Fronde de commerçants

Pourra-t-on parler d’un avant et d’un après place de la République ? Sans doute. À l’occasion de la conférence de presse organisée mercredi 30 mars 2011 afin de présenter le nouveau dispositif, le premier adjoint au maire de Dijon, Alain Millot, a souligné "qu’avec l’arrivée du tramway, la place sera complètement transformée. Je crois pouvoir dire même que, allez, je suis un peu chauvin (ndlr : Alain Millot est également conseil général du canton de Dijon 7, dont fait partie la place de la République), d’ici un an et demi, elle sera sans doute la plus belle place de Dijon. Donc il va falloir qu’on la soigne et pour cela, il faut travailler autour de la tranquillité publique car je crois que les personnes qui habitent dans ce quartier ont droit aussi à un certain respect pendant que d’autres ont le droit de faire la fête" (Voir notre article du 19 avril 2010 sur le sujet ici). 

Pour changer le visage du quartier – et peut-être également sa réputation-, les commerçants du quartier et la mairie se rencontraient dès le mois de mars 2010, suite à plusieurs graves agressions dans le secteur. Ensuite, l’association Coeur de nuit s’est constituée en juin 2010, pour regrouper une quinzaine d’établissements localisés à proximité de la place – 100% Latino, Aux enfants terribles, Cocorico, La Bella lenna, La Jamaïque, La Noche, La Salsa Pelpa, Le Beverly, Le Bora, Le Chamois, Le Chat noir, Le China town, Le Pain chaud et Le Smart – et présidée par Christophe Le Mesnil, co-gérant de la discothèque Le Chat noir. 

Ce dernier explique que "des habitants du quartier de la République avaient fait parvenir des doléances à notre maire sur leur difficulté à habiter dans un quartier qui vit la nuit. D’emblée, les commerçants que nous sommes avions souhaité apporter une solution à cette question de tranquillité publique. Comment ne pas comprendre, qu’un habitant qui veuille dormir soit excédé par le bruit des différents noctambules qui fument une cigarette dehors ? Comment ne pas comprendre qu’une personne en sortant d’une ambiance musicale continue de parler fort ? Notre association est animée par une forte volonté de faire du quartier République un quartier où il fait bon vivre, où il fait bon s’amuser. Peut-être trouvez-vous cela imcompatible voire utopique mais pour nous, chefs d’entreprise, cela est capital. Que ferait un commerçant dans un quartier sans vie ?" 

70.000 euros par an : le prix de la tranquillité… 

Aussi, le recrutement de médiateurs – déjà évoqué en 2010 – est apparu comme une action possible à mettre en place. "Qui dit médiation dit prévention et gestion de conflit, précise Christophe Le Mesnil. Cependant, il ne s’agit pas pour ces médiateurs d’être des représentants de la force publique mais bien d’agir en amont auprès de la clientèle de nos établissements. Organisés en binôme, les médiateurs, ils auront également une mission d’information sur les animations de notre quartier, sur les bus, les taxis, numéros d’urgence, etc. En tant que chefs d’entreprise, nous ne sommes pas des spécialistes du recrutement de médiateurs : nous pouvons apporter notre contribution mais nous nous avons besoin du soutien des pouvoirs publics. Tant en ce qui concerne le recrutement que le financement de ces postes et de la formation de ces personnes. Cette opération a donc été menée en étroite collaboration avec les services de l’État et la Ville de Dijon. La tranquillité publique est bien l’affaire de tous".

En contrats aidés, le financement des médiateurs est assuré par l’État, la Ville de Dijon et les commerçants adhérents à l’association. Si l’État prend en charge 70% de la charge des salaires, soit 25.000 euros, il faut également compter des dépassements de travail de nuit : en tout, l’opération coûtera aux alentours de 70.000 euros par an. La mairie accorde pour cela une subvention exceptionnelle de 30.000 euros et le reste – 15.000 euros environ – est assumé par les commerçants. 

La place de la République interdite d’ivresse publique 

En formation sur la prévention, la gestion des conflits et sur la discrimination depuis un mois, les médiateurs assurent se sentir prêts à affronter les noctambules : "Bien sûr, nous nous sentons prêts. Nous avons tous un cursus complémentaire : moi-même, je suis dans la médiation sociale avec des jeunes et j’ai aussi été dans la sécurité", explique Farid. Ses collègues sont également issus du domaine de la médiation : Mireille – formation dans le domaine de l’éducation et de la psychologie, expérience de médiation dans le domaine scolaire et familial ; Paulin – formation en droit, expérience dans le domaine de la sécurité ; Florian – formation dans le domaine de l’éducation et expérience en tant qu’éducateur, mise en place de projets  et encadrement d’activités. Ce dernier affirme se sentir confiant : "Lors de la formation, nous avons appris des choses comme la neutralité et l’écoute, l’analyse de la situation ou encore des techniques de situation". 

Mais les médiateurs ne seront pas la seule surprise que réservera la place de la République aux fêtards… Alexander Grimaud a en effet annoncé un autre dispositif : "L’ordre public, c’est de la prévention mais c’est aussi de la répression. Avec le directeur départemental de la sécurité publique, nous sommes en train de réfléchir à une nouvelle façon de prendre en charge l’ivresse publique manifeste, qui est à l’origine, notamment sur la place de la République, de plus de 70% des infractions pénales – que ce soit des atteintes aux personnes, des atteintes aux biens, une petite chose comme un rétroviseur cassé ou une grosse rixe qui peut entraîner des blessures voire pire. Nous sommes donc en train de réfléchir à industrialiser – un terme qui veut bien dire la démarche dans laquelle nous nous inscrivons aujourd’hui – la capacité à enlever les personnes de la voie publique quand ils sont en situation d’ivresse publique manifeste. C’est-à-dire faire de la prévention des actes de délinquance avant qu’ils ne soient commis". 

"Nous souhaitons fortement diminuer les faits constatés tous les ans liés à l’alcool. Dans les semaines et mois qui arrivent, nous mettrons donc en place un dispositif qui permettra de mettre en cellule de dégrisement à l’hôtel de police toutes les personnes en situation d’ivresse publique manifeste, cela en mettant en oeuvre des certificats de non-hospitalisation. Aujourd’hui, avant de passer à la cellule de dégrisement, les personnes passent à l’hôpital, ce qui sature les urgences. Demain, elles seront amenées directement en cellule de dégrisement, en présence d’un médecin, ce qui fait que nous pourrons en amener plusieurs en même temps". Pour Christophe Le Mesnil, il s’agit "d’une excellente démarche : aucune prévention ne peut être efficace s’il n’y a pas de répression. En plus, je n’imagine pas que la police va ramasser deux jeunes qui certes sont en état d’ébriété mais qui se tiennent pas la main en rentrant tranquillement chez eux…"