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Chauffage : comment éviter l’intoxication

Chaque année, les intoxications au monoxyde de carbone, un gaz indétectable qui peut se dégager des appareils de chauffage et des cheminées entre autre, sont responsables de plus de 100 décès en France. Voici comment vous protéger.

 

Le monoxyde de carbone, c’est quoi ?

Un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant.

Il se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure. Il intoxique en se fixant sur les globules rouges (via la respiration et les poumons) et en empêchant ces globules de véhiculer correctement l’oxygène dans l’organisme. Les premiers symptômes se font alors sentir : maux de têtes, nausées et vomissements.

 

Quels sont les appareils à risque ?

Peuvent être responsables d’une intoxication au monoxyde de carbone : chaudières, chauffe-eau, poêles, cuisinières, cheminées, inserts, cheminées décoratives à l’éthanol, appareils de chauffage à combustion fixes ou d’appoint, groupes électrogènes, pompes thermiques, engins à moteur thermique (voiture, appareils de bricolage), braseros, barbecues, panneaux radiants à gaz, convecteurs fonctionnant avec des combustibles.

Comment éviter l’intoxication ?

– Ne jamais placer les groupes électrogènes dans un lieu fermé (maison, cave, garage…) : ils doivent impérativement être installés à l’extérieur des bâtiments.

– Avant chaque hiver de préférence, faire systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage (chaudières, inserts, poêles) et de production d’eau chaude (chauffe-eau, chauffe-bain), ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié.

– Tous les jours, aérer au moins 10 minutes (même pendant les périodes de chauffage), maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et ne jamais obstruer les entrées et sorties d’air.

– S’assurer de la bonne installation et du bon fonctionnement de tout nouvel appareil à gaz avant sa mise en service et exiger un certificat de conformité auprès de l’installateur.

– Respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue…

 

 

Que faire si on soupçonne une intoxication ?

Vous pensez présentez des symptômes d’intoxication au monoxyde de carbone ?

Si ces symptômes sont observés chez plusieurs personnes dans une même pièce ou qu’ils disparaissent hors de cette pièce, cela peut en effet être le cas. Dans ce cas :

– Aérer en grand les pièces en ouvrant les fenêtres et les portes

– Arrêtez si possible les appareils à combustion

– Evacuez les locaux

– Appelez les secours en composant le 18, le 15 ou le 112.

– Ne réintégrez pas les lieux avant d’avoir reçu l’avis d’un professionnel du chauffage ou des Sapeurs Pompiers.

Plus d’infos : Inpes.fr

 

 

Canicule : les 5 gestes essentiels

La canicule arrive en France. Ces fortes chaleurs sont très éprouvantes parce qu’elles persistent nuit et jour. Voici les 5 gestes essentiels pour bien les supporter et éviter les complications.

 

Geste 1 : Maintenir sa maison au frais

Pour avoir le plaisir de rentrer le soir dans une maison fraîche ou d’y rester confortablement à l’abri la journée, vous devez appliquer les gestes suivants :

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– Fermer les volets et les rideaux des façades exposées au soleil.

– Maintenir les fenêtres fermées tant que la température extérieure est supérieure à la température intérieure.

– Ouvrir les fenêtres tôt le matin, tard le soir et la nuit.

– Provoquer des courants d’air dès que la température extérieure est plus basse que la température intérieure.

– Baisser ou éteindre les lumières électriques et plus généralement les appareils électriques susceptibles de dégager de la chaleur.

 

 

Geste 2 : Rafraîchir son corps

Le meilleur moyen de bien supporter la chaleur c’est de maintenir son organisme au frais.

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En pratique :

– Prendre régulièrement dans la journée des douches ou des bains frais, sans se sécher.

– Rester à l’intérieur de l’habitation dans les pièces les plus fraîches et au mieux, dans un espace rafraîchi (réglez le système de rafraîchissement 5°C en dessous de la température ambiante).

– En l’absence de rafraîchissement, passer au moins 2 ou 3 heures par jour dans un endroit frais : grands magasins, cinémas, lieux publics…

 

 

Geste 3 : Sortir tôt le matin et tard le soir

Quand il fait chaud, il faut éviter de sortir aux pics de températures.

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En pratique :

– Ne pas sortir entre 11h et 21, dans la mesure du possible.

– Sortir plutôt tôt le matin et tard le soir, en restant à l’ombre autant que possible.

– Porter un chapeau, des vêtements légers (en coton) et amples, de couleurs claires.

 

 

Geste 4 : Boire, boire, boire !

Quand il fait chaud, on perd de l’eau.

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Pour combler ce manque, le meilleur moyen c’est de boire suffisamment.

En pratique :

– Boire régulièrement et sans attendre d’avoir soif, au moins 1 litre et demi à 2 litres par jour, sauf en cas de contre-indication médicale.

– Eviter l’alcool qui favorise la déshydratation.

– Eviter les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, colas) ou très sucrées (sodas) car ces liquides augmentent la sécrétion de l’urine et donc la perte en eau.

– En cas de difficulté à avaler les liquides, prendre de l’eau sous forme solide en consommant des fruits (melons, pastèques, prunes, raisins, agrumes) et des crudités (concombres, tomates, sauf en cas de diarrhées), voire même sous forme gélifiée.

– Accompagner la prise de boissons non-alcoolisées d’une alimentation solide, en fractionnant si besoin les repas, pour recharger l’organisme en sels minéraux (pain, soupes, etc.).

– Éviter les activités extérieures nécessitant des dépenses d’énergie trop importantes (sports, jardinage, bricolage, etc.).

 

Geste 5 : Appeler ses proches

 

Vous avez probablement autour de vous des personnes âgées, des enfants…

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Il faut veiller à leur état car ce sont les plus à risque en cas de fortes chaleurs.

En pratique :

– Aider les personnes dépendantes (nourrissons et enfants, personnes âgées, personnes handicapées, personnes souffrant de troubles mentaux) en leur proposant régulièrement des boissons, même en l’absence de demande de leur part.

– Appeler régulièrement vos voisins et/ou vos proches âgés et/ou handicapés pour prendre régulièrement de leurs nouvelles.

 

 

 

 

6 conseils pour bien supporter la chaleur

Avec l’été reviennent les grosses chaleurs ! Pour rester au frais et éviter toutes complications, les autorités sanitaires rappellent 6 consignes essentielles

 

Gardez vos aliments aux frais

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Mettre sa nourriture à l’abri de la chaleur empêche le risque de prolifération de micro-organismes.

Pour maintenir la chaîne du froid il faut garder le bon niveau de température de réfrigération constamment.
En pratique : Depuis l’achat de vos aliments jusqu’à leur consommation, maintenez-les au frais. Utilisez des sacs isothermes, achetez vos surgelés à la fin de vos courses. Vérifiez la température du réfrigérateur et respectez les dates de limites de consommation.

 

 

Hydratez-vous

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Lorsqu’il fait chaud, on élimine plus.

Il est donc important de boire pour combler ce manque et se rafraîchir. Les personnes âgées de plus de 65 ans et les bébés de moins de 3 ans sont les plus à risque d’une déshydratation. Il faut les surveiller !
En pratique : Pour les personnes âgées, il est recommandé de boire au minimum 8 verres d’eau par jour, 13 à 14 est un idéal. On peut aussi boire du thé frais, du sirop ou encore des soupes froides…

Pour les enfants, faites-les boire au moins une fois par heure. S’ils se réveillent la nuit, donnez-leur un biberon ou un verre d’eau fraîche. Privilégiez les aliments riches en eau comme les laitages, les compotes, les fruits, les légumes…

 

 

Restez au frais

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Pour éviter de souffrir de la chaleur, restez un maximum dans des endroits frais.

Mettez-vous à l’abri dans un sous-sol, allez au cinéma ou dans les centres commerciaux. Le système de climatisation y est constant. Chez vous, évitez d’allumer les appareils électriques comme la télévision ou l’ordinateur. De même, oubliez les plats qui se préparent au four et misez sur des repas froids. Enfin, n’allumez pas trop la lumière car cela augmente la chaleur.

Attention au barbecue

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L’été est là, c’est la saison des barbecues !

On en profite pour déguster de bonnes grillades, mais attention à leur cuisson. Si les aliments sont cuisinés à forte chaleur et s’ils touchent les flammes, des substances cancérigènes peuvent se former. Il existe quelques règles de cuisson à suivre.
En pratique : Gardez les aliments à au moins 10 cm des braises. Il vaut mieux utiliser du charbon de bois épuré et ne pas raviver les flammes avec un allume-feu. Attention aux chutes de graisses sur les flammes ! Prenez soin de bien nettoyer le barbecue après utilisation.

 

Mettez de la crème solaire

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On ne le répète pas assez, il faut se protéger du soleil.

L’été, on essaie tous de prendre des couleurs, sans se soucier des risques. Les radicaux libres projetés par le soleil sont responsables du vieillissement de la peau et augmentent le risque de cancer de la peau.
En pratique : Portez des vêtements clairs et des chapeaux à larges bords. Protégez vos yeux en portant des lunettes et évitez de sortir entre 12h et 16h. Tout au long de la journée, appliquez de la crème solaire une fois par heure.

Grosses chaleurs : les animaux souffrent aussi

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Nos amis les bêtes souffrent aussi de la chaleur.

Il existe quelques petites astuces pour les aider à ne pas se déshydrater.

En pratique : Tout comme les humains il faut leur donner régulièrement à boire. S’ils sont sous traitement, garder les médicaments à l’abri de la chaleur et de la lumière pour éviter d’altérer leur efficacité ou de causer des effets secondaires. Enfin, gardez les vaccins au réfrigérateur.

 

 

Sources

– Eté et fortes chaleurs : quelques gestes à ne pas oublier, Anses, 1er juillet 2013

5 conseils pour arrêter de culpabiliser

« Je suis nulle », « Je n’aurais pas dû », « J’ai mal fait »… Que celui ou celle qui ne s’est jamais senti coupable passe son chemin. Quant aux autres, voici quelques conseils pour comprendre cette encombrante émotion et, mieux, la mettre à distance.

 

Pourquoi vous culpabilisez ?

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« La culpabilité naît de la coupure et de la séparation », estime Gilles Gandy, psychosociologue.

« Prenons l’exemple d’Adam et Eve : après avoir voulu goûter au fruit défendu, ils se rendent compte de leur différence sexuelle et donc de leur séparation, et ils deviennent alors honteux et coupables. » D’une certaine façon, dans chaque culpabilité on retrouve cette notion de séparation, de « dé-fusion » avec l’autre que l’on va vivre comme le fait de le décevoir, de ne pas répondre à ses attentes, de ne pas le combler, mais aussi de perte de notre propre toute-puissance. Ainsi le divorce génère de la culpabilité : « Qu’ai-je manqué dans la relation ? » ou parfois le sevrage d’une mère avec son bébé : « Mon bébé va souffrir à cause du manque que je lui inflige. »

 

 

Ne soyez pas trop exigeant(e) avec vous-mêmes

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La personne vis-à-vis de laquelle on se sent, au fond, le plus coupable, c’est soi-même, ou plus exactement cette petite voix intérieure (le surmoi pour les psychanalystes) qui nous juge en permanence.

« Pour moi, il s’agit du mental qui fonctionne sur le mode on/off, c’est bien/c’est mal. Et va provoquer ainsi une émotion : la culpabilité » souligne Gilles Gandy. « Mais cette émotion naît de l’impossibilité d’être parfait. Accepter de ne pas être parfait, de ne pas tout faire bien, renoncer à la toute-puissance, en reconnaissant ses failles et ses faiblesses, voilà qui permet de mieux s’aimer. »

Tout n’est pas noir ou blanc !

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« La psychologie moderne a trop tendance à confondre culpabilité et responsabilité » estime Gilles Gandy.

« En acceptant de prendre sa part dans une situation, on sort aussi du statut de victime, comme de celui de persécuteur : on devient acteur à part entière. » Autrement dit, accepter de penser autrement qu’en terme de faute à prendre sur soi ou à jeter sur l’autre, c’est accepter qu’une situation ne soit pas ou toute blanche ou toute noire, mais qu’il puisse exister des nuances, des parts d’ombres, y compris chez soi. Bref, on devient adulte, capable de supporter de ne pas être tout bon.

Assumez vos « mauvais » côtés

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Au cours de notre enfance, on nous inculque des notions de bien et de mal, indispensables pour vivre en société.

Nous les intégrons, jusqu’à ce qu’elles constituent un idéal auquel nous nous référons toujours, plus ou moins consciemment. Mais l’idéal est par définition un horizon inatteignable. Il ne nous reste que la souffrance et la honte de ne pas avoir réussi à le toucher, c’est-à-dire ce que nous pensons percevoir du regard de l’autre sur notre supposé échec. « Une bonne façon de se défaire de ce mécanisme, c’est s’entraîner à écouter son désir, quitte à réaliser des actes que notre morale réprouve, sans nuire à autrui, évidemment, puis d’observer en conscience ce qui se passe » explique le psychosociologue. Et, ô surprise, on se sent plutôt satisfait sans pour autant que le ciel nous soit tombé sur la tête !

Repérez avec qui vous vous sentez coupable

culpabiliser, qui

En reconnaissant avec qui l’on se sent coupable, on en arrive à mieux comprendre de quelle type de faute on s’accuse.

Ainsi, on peut éprouver de la culpabilité vis-à-vis de son conjoint, son enfant, ses parents, son patron. Mais, parfois, celui avec qui l’on se sent coupable est aussi celui que l’on accuse. « Face à la culpabilité on peut réagir de deux façons : soit la garder à l’intérieur et donc s’auto-accuser, soit la jeter à l’extérieur de soi et la projeter sur l’autre et donc l’accuser » explique Gilles Gandy. Un mécanisme qui peut se retourner car il peut arriver également que l’on s’accuse afin ne pas avoir à accuser l’autre, pour le protéger.

Sources

Merci au Dr Gilles Gandy, professeur en psychosociologie et auteur de  » La culpabilité, l’émotion qui tue « , aux éditions Le Courrier du Livre.

Votre maison est-elle Feng Shui ?

Insomnie, manque d’appétit, stress, fatigue… Votre intérieur est peut-être propice aux mauvaises ondes ! Voici les conseils de Caroline Gleize-Chevallier, experte en Feng Shui, pour aménager sa maison, pièce par pièce, dans une ambiance positive et de bien-être !

Qu’est ce que le Feng Shui ?

feng shui definition

Le Feng Shui est un art très ancien originaire de la Chine, qui remonterait à plus de 5000 ans. »Il a pour but d’améliorer le bien-être des gens dans leur lieu d’habitation » explique Caroline Gleize-Chevallier, experte en Feng Shui.

Le but est de permettre une meilleure circulation des énergies positives en favorisant le bon Chi et en limitant le mauvais Chi.
En pratique : « Il est important d’assimiler les notions de bon et mauvais Chi, explique notre interlocutrice. Pour le bon Chi (Sheng Chi) imaginez une rivière tranquille, apaisante et pour le mauvais Chi (Shar Shi)… un torrent violent qui dévaste tout sur son passage! »

 

Entrée : pas de miroir en face de la porte !

feng shui entree

« Le Feng Shui fait une analogie entre l’être humain et la maison, on dit que l’entrée est la bouche de la maison, elle permet d’interdire ou de recevoir » explique la coach Feng Shui.

C’est par cette pièce que rentrent les énergies dans la maison.
Ce qu’il faut faire : Votre entrée doit avoir l’air libre, accueillante et dégagée. Il ne faut pas d’énergies restrictives, on doit pouvoir bien circuler. Il existe un code de couleur pour la porte d’entrée :
– Le rouge: puissance, protection et chance
– Le vert: la Santé
– Le noir: figure de l’eau qui représente l’argent.
Ce qu’il ne faut pas faire : L’entrée doit avoir l’air rassurante, calmer les esprits. Un miroir en face de la porte d’entrée est totalement déconseillé, met en garde notre interlocutrice. « Toutes les énergies qui entrent dedans sont expulsées. » N’accrochez pas non plus aux murs des objets agressifs comme des armes.

Salon : pas de gros rideaux épais !

feng shui salon

Le salon est une pièce à vivre, où toute la famille doit aimer se retrouver.

« C’est le visage de la maison » commente Caroline Gleizes-Chevallier. Etant la pièce la plus fréquentée, l’ordre, l’harmonie et l’équilibre doivent y régner.
Ce qu’il faut faire : « Rajoutez une lampe vive pour dynamiser la clarté de la pièce » conseille notre interlocutrice. « De plus, l’idéal est d’avoir deux types d’éclairages, un vif pour la lecture et un d’appoint pour le soir et les moments de détente. »
Ce qu’il ne faut pas faire : Les photos et tableaux représentants des images violentes ou négatifs sont à proscrire. Ne pas assombrir votre pièce avec de gros rideaux épais.

Cuisine : du blanc !

feng shui cuisine

« C’est le secteur professionnel de la maison » raconte notre expert en Feng Shui.

La cuisine est l’endroit où le repas est préparé et dégusté. La qualité de ce dernier dépend du bien-être du cuisinier, donc de son environnement.
Ce qu’il faut faire : « Le blanc est la meilleure couleur, il est pure et clair. D’ailleurs la propreté est est la priorité n°1 pour la cuisine. » Un environnement net aide à avoir un esprit clair. Le cuisinier doit pouvoir voir qui entre dans sa cuisine lorsqu’il y officie.
Ce qu’il ne faut pas faire : « On évite d’associer les couleurs rouges avec des éléments en bois », met en garde notre interlocutrice. Le feu étant l’élément dominant à cause du four, il ne faut pas en rajouter. De plus « la distance préconisée entre les éléments feu (four, plaques de cuisson) et eau(lave-vaisselle, frigidaires, évier…) est d’au moins 60cm ».

Salle de bain : plutôt des tons pastels

salle de bains feng shui

En Feng Shui, la salle de bain est « une pièce d’évacuation ».

Comme c’est un lieu humide, il faut éviter que les énergies stagnent. L’espace doit aussi être agréable pour donner envie de prendre soin de soi.
Ce qu’il faut faire : Comme c’est une petite pièce, mettre des miroir donnera l’impression d’agrandissement. « On privilégie des tons pastels qui donnent bonne mine, c’est un endroit ou l’on se retrouve dans le plus simple appareil, il doit nous mettre en valeur », explique Caroline Gleize-Chevallier.
Ce qu’il ne faut pas faire : « On évite l’encombrement, on se débarrasse des petits flacons de produits partout et des savons noircis et desséchés laissés au bord de l’évier. » Dans le Feng Shui, l’eau est synonyme de richesse. Prenez donc soin de n’avoir aucune fuite et un bon système d’aération.
A noter : Les mêmes conseils s’appliquent pour les toilettes. Il est aussi conseillé pour cette pièce de refermer l’abattant après chaque passage.

Chambre : on oublie les motifs !

feng shui chambre

La chambre est la pièce essentielle de la maison.

« Elle a deux raisons d’être, c’est là où l’on se retrouve en intimité avec son partenaire mais aussi celui où l’on se repose », explique notre experte en Feng Shui. Là aussi où on oublie les tracas de la journée.
Ce qu’il faut faire : La tête de lit doit être le plus loin possible de la porte et calée sur un mur (jamais sur une fenêtre). Le lit ne doit pas être installé face à la porte (connotation morbide). « N’hésitez pas à investir dans de jolis draps avec des matières agréables qui donnent envie de se cocooner. » Enfin, préférez des couleurs dans les tons pastels qui apaisent.
Ce qu’il ne faut pas faire : « Cela ne doit pas être l’annexe de votre bureau donc pas de wifi, d’ordinateur, de téléphone et surtout pas de dossiers » conseille notre interlocutrice. Pas de noir sur les murs ni de motifs !

Salle à manger : éloigner les buffets !

feng shui salle à manger

Lorsqu’on a la chance d’avoir une salle à manger, il faut s’assurer qu’elle soit conviviale pour que tous le monde aime s’y retrouver pour partager un repas.

« C’est une pièce très importante car c’est là que le repas sera servi et apprécié, c’est un lieu de partage et de communication » détaille Caroline Gleize-Chevallier.
Ce qu’il faut faire : « Privilégiez une grande table de forme rectangulaire car on y reste plus volontiers que sur une ronde » indique la spécialiste. La table ronde peut faire penser à celle utilisée pour les réunions au travail et du coup avoir une connotation négative.
Ce qu’il ne faut pas faire : « Ne pas placer de buffets, de piano ou d’autres gros meubles à proximité de la table. On doit pouvoir circuler librement. »

Bureau : jamais dans la chambre !

feng shui bureau

Le bureau est l’endroit dédié à l’activité professionnelle.

Pour s’acquitter au mieux des corvées du type paperasse et autres, l’environnement doit aider à la concentration. « Quelle que soit la dimension, il faut trouver un lieu uniquement utilisé pour travailler » indique notre experte.
Ce qu’il faut faire : L’important c’est d’avoir un bon éclairage. « Mieux vaut une petite lumière sur la droite pour les gauchers et inversement pour les droitiers, afin d’éclairer au mieux l’espace de travail. »
Ce qu’il ne faut pas faire : « N’installez pas votre bureau dans votre chambre, quand on voit son lit on n’a qu’une envie c’est de retourner dedans. »

Chambre des enfants : gare aux motifs « bébé » !

Les enfants passent beaucoup de temps à jouer dans leur chambre.

Eux aussi ont besoin de se sentir bien dans leur environnement et en sécurité.
Ce qu’il faut faire : L’idéal est de séparer la chambre en trois secteurs : un endroit pour dormir, un autre avec les jouets (accessibles pour éviter à l’enfant d’avoir à grimper) et un endroit pour apprendre avec une petite table pour travailler.
Ce qu’il ne faut pas faire : « Évitez les excitants comme les jeux vidéos, les ordinateurs qui peuvent faire entrer des images violentes dans leur espace quotidien » met en garde la coach Feng Shui. Attention aussi aux frises et papiers peints avec des motifs trop « bébé ». La décoration de la chambre doit évoluer avec l’âge.

Sources

Remerciements à Madame Caroline Gleize Chevallier experte en Feng shui et auteur du site : http://moninterieurfengshui.com/
– Caroline Gleize Chevallier, Feng SHui, nouvelle vie, le secret des 5 pièces à revisiter chez soi, Eyrolles.

Laser : il peut faire des miracles !

Contre la prostate, la cataracte, les rides, la presbytie… le laser ferait des miracles ! Est-il vraiment efficace ? Quels sont ses domaines d’excellence ? Combien coûte-t-il ?

Le laser au secours de la prostate !

laser prostate

Passé 50 ans, près d’un homme sur deux pourrait avoir recours au laser !

Pourquoi ? Pour se faire opérer d’un adénome de la prostate (tumeur bénigne caractérisée par un grossissement de la glande).
Comment ça se passe ? L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie et par les voies naturelles. L’énergie laser cible et chauffe les tissus prostatiques pour les nécroser (pour les petits et moyens adénomes) ou pour les découper (quand l’adénome est gros).
Séance : 1 séance peut durer 1 à 3 heures. L’hospitalisation est de une ou deux journées, ce qui est plus court qu’avec le traitement classique.
Est-ce efficace ? « Les études récentes publiées sur le sujet confirment l’efficacité du procédé », expliquent le Pr Stéphane Droupy, urologue, et le Dr Franck Bruyère, spécialiste du laser prostatique en France.
Quels sont les risques ? Contrairement aux traitements classiques, « le laser n’entraîne pas de saignements », indique le Pr Stéphane Droupy, urologue. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est tout particulièrement conseillé aux personnes suivant des traitements anticoagulants.
Combien ça coûte ? 300 à 600 euros (la fibre laser n’est pas réutilisable). L’acte peut être pris en charge dans le cadre du traitement chirurgical de l’adénome.

 

Le laser contre la cataracte

laser cataracte

Quelques années après l’intervention de la cataracte, certaines personnes souffrent d’une forme secondaire de la maladie : une opacification de la capsule dans laquelle a été placé un cristallin artificiel (en remplacement de celui d’origine qui s’était opacifié).

Elles voient de nouveau trouble. C’est là que le laser entre en jeu !
Comment ça se passe ? « Le laser est utilisé pour percer la capsule et rétablir la vision », indique le Dr Yves Bokobza, ophtalmologue. Sous anesthésie locale, « il agit en 30 secondes, il n’y a aucune gêne et la vue revient en 2 à 3h », indique le Dr Jean-Marc Ancel, ophtalmologue.
Séance : 1 seule suffit !
Est-ce efficace ? « Oui, les résultats sont extraordinaires », assure le Dr Bokobza. Et « la récidive de l’opacification de la capsule est rare », souligne la Société française d’ophtalmologie.
Quels sont les risques ? Une irritation ou une inflammation oculaire ainsi qu’une sensibilité à la lumière peuvent être observées après l’intervention. Si la gêne persiste, parlez-en au médecin.
Combien ça coûte ? 100 à 200 euros par oeil. L’intervention est remboursée par la sécurité sociale et les mutuelles.

Le laser à l’assaut des rides !

laser rides

Utilisé depuis les années 1980 contre les rides, le laser est aujourd’hui beaucoup plus efficace et surtout nettement moins invasif !

« Avant, il agissait comme une ponceuse, enlevait l’épiderme et brûlait les tissus », se souvient le Dr Bertrand Pusel, dermatologue.
Comment ça se passe ? « Les lasers utilisés aujourd’hui sont « fractionnés » c’est-à-dire qu’ils font des mini-trous dans la peau pour enlever les mauvais tissus tout en préservant des intervalles de peau saine ce qui n’était pas le cas avant. » Il n’y a pas d’anesthésie, mais « la douleur est supportable, même au niveau du visage », selon le Dr Philippe Letertre, chirurgien esthétique.
Séances : 2 à 4. Elles durent 15 à 30 minutes selon la zone traitée (visage, lèvre supérieure…).
Est-ce efficace ? « Il y a vraiment un rajeunissement de la peau, parfois de 10 ans », assure le Dr Letertre. A condition quand même que « le visage n’ait pas perdu de volume sinon le laser ne pourra rien faire ».
Quels sont les risques ? Des croûtes et des petites rougeurs peuvent durer une semaine. Le risque de brûlure est rare mais pas nul.
Combien ça coûte ? Environ 1000 euros pour le visage complet et les paupières. Non remboursé par la sécurité sociale.

Du laser contre la presbytie et la myopie

laser myopie presbytie

En rabotant la cornée, le laser peut corriger certains troubles visuels comme la myopie ou la presbytie.

Comment ça se passe ? Sous anesthésie locale, le laser cible la cornée de l’oeil. « En cas de myopie, il l’aplatit. En cas de presbytie, il la courbe », explique le Dr Jean-Marc Ancel, ophtalmologue. Béatrice qui a testé la méthode se souvient que « le fait d’être consciente pendant l’opération n’aide pas trop à se laisser aller mais par contre ça ne fait pas mal. »
Séance : 1 séance de 30 minutes pour les deux yeux, puis 30 minutes de repos. « La phase de cicatrisation dure 2 à 5h et peut être associée à des picotements, des démangeaisons, des sensations de brûlures ou des larmes », précise le Dr Ancel.
Est-ce efficace ? « On est à plus de 99% de succès et la vue est récupérée dès le lendemain », témoigne le spécialiste. Cependant, sachez que « si on est opéré d’une presbytie à 50 ans, il faudra faire des retouches quelques années plus tard car le trouble visuel ne se stabilise qu’à 60 ans », précise le Dr Yves Bokobza, ophtalmologue. Pour la myopie, des retouches peuvent être réalisées 2 à 3 mois après l’intervention (en cas de sous correction).
Quels sont les risques ? Les phénomènes douloureux peuvent persister pendant quelques jours. Pour Béatrice, « les deux mois qui ont suivi l’opération ont été un peu en dents de scie. Mes yeux piquaient et tiraient, la vue de mon oeil gauche était parfois trouble. »
Combien ça coûte ? 1000 à 2000 euros par oeil. L’acte n’est pas remboursé par la sécurité sociale mais peut être prise en charge par certaines mutuelles.
A savoir : « En cas de myopie, on n’opère jamais au-delà de moins 9 car ce serait dangereux », indique le Dr Bokobza. Pour la presbytie, il n’y a pas de seuil.

Le laser pour soigner les varicosités

laser varicosites

Marre de ces petites veines rouges ou violacées logées au niveau des mollets, des cuisses ou du visage ?

Pensez au laser !
Comment ça se passe ? « Le rayonnement du laser cible les globules rouges des vaisseaux. La chaleur émise entraîne leur agrégation et diminue légèrement la circulation du sang. Il n’y a alors plus de rougeurs », explique le Dr Philippe Letertre, chirurgien esthétique.
Séances : 3 par zone. Elles durent 30 minutes à 1 heure.
Est-ce efficace ? « Oui le laser marche bien si les varicosités sont fines et superficielles. Mais il y a toujours un risque de récidive « , répond le Dr Bertrand Pusel, dermatologue.
Quels sont les risques ? Après la séance, la surface de la peau peut prendre une coloration rosée ou rouge, et ce pendant quelques jours. La zone traitée peut être légèrement oedémateuse, sensible et donner une sensation de chaleur. Le risque de brûlure est rare mais non nul.
Combien ça coûte ? De 100 à 200 euros la séance. Non remboursé par la Sécurité sociale
Attention : La zone traitée ne doit pas être exposée au soleil pendant le mois suivant le traitement. Demandez toujours l’avis d’un angiologue avant d’avoir recours au laser pour traiter vos varicosités.

Le laser pour camoufler les taches brunes

laser taches brunes

Décolleté, visage, mains…

Le laser peut débarrasser des taches brunes !
Comment ça se passe ? Le rayon laser cible les dépôts de mélanine responsables des taches brunes et les détruit. Après les séances, la peau contenant ces dépôts s’élimine sous forme de petites croûtes.
Séances : 1 à 2. Elles durent généralement 20 minutes.
Est-ce efficace ? « Le résultat obtenu est extrêmement satisfaisant », témoigne le Dr Bertrand Pusel, dermatologue. Cependant, « si on retourne au soleil après, sans se protéger, il y aura rechute ».
Quels sont les risques ? Le laser doit être utilisé sur peau claire, sinon il risque de ne pas faire la différence entre la mélanine de la peau bronzée et celle de la tache. Résultat : il peut dépigmenter la peau. « On recommande ainsi aux personnes ayant la peau mate d’attendre l’hiver pour se faire retirer les taches », indique le Dr Pusel.
Combien ça coûte ? 150 à 200 euros la séance, non remboursé par la sécurité sociale.
Attention : A la moindre transformation d’une tache, il faut surveiller et consulter un médecin. Il est risqué de faire du laser sur une lésion suspecte ! La zone traitée ne doit pas être exposée au soleil pendant au moins 2 semaines.

Le laser, anti cellulite ?

laser cellulite

Marre de votre double menton ou de vos poignées d’amour ?

Le laser peut vous aider !

 Comment ça se passe ? Une canule hébergeant une fibre laser est introduite sous la peau. Par la chaleur qu’elle dégage, les cellules graisseuses vont se transformer en émulsion huileuse et être éliminées par l’organisme. « La méthode est surtout utilisée pour les petites zones comme pour la cellulite au niveau de la face interne des genoux ou du menton », précise le Dr Bertrand Pusel, dermatologue.
Séance : 1 séance pratiquée en cabinet médical ou en clinique, sous anesthésie locale, d’une durée moyenne d’1h.
Est-ce efficace ? « Il y a des gens chez qui ça peut marcher mais généralement, je suis plutôt déçu des résultats », explique le Dr Philippe Letertre, chirurgien esthétique. Pour le Dr Pusel, « on manque encore de recul sur cette indication ». Sachez qu’il faut parfois attendre 3 à 6 mois pour avoir de vrais résultats !
Quels sont les risques ? Une sensation de chaleur peut persister dans les heures suivant la séance. L’apparition d’un léger érythème est fréquente, de même que quelques ecchymoses.
Combien ça coûte ? 1000 à 2000 euros l’intervention selon les zones traitées. Non remboursé par la sécurité sociale.

Le laser pour blanchir les dents

laser blanchir dents

Envie de retrouver un sourire éclatant ?

Testez le laser !
Comment ça se passe ? « On applique un gel (souvent) à base de peroxyde d’hydrogène sur les dents. Le laser le réchauffe ce qui entraîne l’oxydation de la dent », explique le Dr Franck Amoyel, chirurgien-dentiste. Le laser le plus efficace à ce jour est le laser KTP.
Séance : 1 séance d’environ 1h, puis on continue d’appliquer le gel à la maison, à raison de 30 minutes par jour pendant environ 5 jours (via une gouttière adaptée aux dents).
Est-ce efficace ? « Oui, le résultat est instantané », précise le Dr Amoyel.
Quels sont les risques ? Un blanchiment dentaire ne doit pas être effectué à la légère car c’est un acte pouvant agresser les tissus dentaires (émail…). Il faut le réserver aux cas où l’esthétique du sourire est réellement perturbée par une teinte trop sombre.
Combien ça coûte ? Entre 500 et 1000 euros, non remboursé par la Sécurité sociale.
A noter : Le blanchiment dentaire peut aussi être effectué via une lampe à plasma ou une LED, toutes aussi efficaces ! Elles sont plus répandues que le laser car moins coûteuses pour le spécialiste.

Le laser pour arrêter de fumer

laser arreter de fumer tabac

Le laser pourrait aider à arrêter de fumer…

si, si, c’est vrai !
Comment ça se passe ? « En ciblant des points d’acupuncture situés au niveau de l’oreille ou du visage, le laser agit sur le système nerveux, donc sur la nervosité, l’envie de fumer, la volonté », explique Liliane Pommeret du Centre Laser anti-tabac de La Rochelle.
Séance : 1 à 3, chacune durant environ 1 heure.
Est-ce efficace ? « J’ai de bons résultats mais aussi des échecs », précise Liliane Pommeret. Pour le Dr David Lemerre, tabacologue et pneumologue : « L’utilisation du laser peut être un « plus » pour arrêter de fumer mais ce n’est pas une recette miracle. » Thierry, qui a testé la méthode, nous confie avoir tenu 10 jours. « Pendant les premières 48 heures, on est dans un état léthargique. Après, la sensation de manque revient et là c’est l’éternel problème de la volonté face à la nervosité qui grimpe ! »
Quels sont les risques ? La méthode n’est pas dangereuse, au pire elle ne fonctionnera pas.
Combien ça coûte ? 100 à 300 euros la séance. Non remboursée par la sécurité sociale.
A savoir : La méthode n’est pas reconnue par les autorités sanitaires françaises.

Le laser pour se débarrasser des poils !

laser epilation

Jambes, aisselles, maillot, sourcils, barbe, torse…

Le laser est devenu en quelques années l’ennemi juré des poils !
Comment ça se passe : « Le laser cible la mélanine (pigment coloré) et détruit le poil dès la racine », explique le Dr Philippe Letertre, chirurgien esthétique. Claire qui a testé la méthode sur les aisselles et le maillot nous confie « qu’il ne faut vraiment pas être douillette pendant l’épilation, et ce malgré la crème anesthésique » !
Séance : 5 à 8 séances puis 1 séance d’entretien tous les 2 à 3 ans. Plus on a fait de séances, moins le poil repousse (car il repousse un peu quand même !).
Est-ce efficace ? « Les résultats peuvent être exceptionnels mais il reste 10 à 15 % d’échecs », explique la SFD. Le laser est en fait surtout efficace si les poils sont foncés car ils contiennent plus de mélanine.
Quels sont les risques ? Il y a un risque de dépigmentation si la peau épilée est trop mate. « Le laser ne fera pas bien la différence entre la mélanine du poil et celle de la peau foncée », explique le Dr Letertre. Le risque de brûlures est rare mais il existe. Des petites rougeurs sont fréquentes après l’épilation et durent parfois pendant 24h.
Combien ça coûte ? Environ 100 euros la séance pour le maillot simple ou les aisselles, 300 euros pour la jambe entière, 200 euros pour le torse et le dos chez l’homme. L’épilation au laser n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, sauf en cas de désordres hormonaux (ex : maladie de la femme à barbe).

Laser : des espoirs contre les tumeurs au cerveau

laser tumeur au cerveau

Pour la première fois dans le monde, des neurochirurgiens de l’hôpital de la Pitié-Salpetrière (Paris) ont réussi à détruire des tumeurs métastasées au cerveau en utilisant le laser. L’exploit qui a eu lieu en août 2008 a été réalisé sans ouvrir la boîte crânienne.

 Comment ça se passe ? Sous anesthésie locale, une fibre optique avec à son extrémité un laser est introduite par un petit orifice de 3mm dans le crâne. Le rayonnement laser est en activité pendant 2 minutes, il échauffe le tissu et le nécrose.
Est-ce efficace ? Sur les 15 patients ayant participé à cet essai dont l’espérance de vie ne dépassait pas trois mois, cinq patients (dont les métastases ont pu être entièrement détruites) ont bénéficié d’une survie sans récidive d’au moins neuf mois.
Quels sont les risques ? Il n’y a pas eu de complications signalées suite à l’intervention.
A noter : Depuis cet essai mené en 2008, aucune nouvelle tentative n’a été réalisée.

Du laser contre les caries et le déchaussement dentaire !

laser carie dechaussement dentaire

Avec le laser, les bactéries responsables des caries ou des déchaussements dentaires n’ont qu’à bien se tenir !

Comment ça se passe ?
– En cas de carie : le laser est utilisé en remplacement de la fraise. Son rayonnement permet une décontamination superficielle de la dentine et de l’émail. L’intervention est généralement réalisée sans anesthésie, « mais ce n’est pas douloureux », précise le Dr Amoyel.
– En cas de déchaussement : « On associe le laser à des ultrasons et de l’eau oxygénée car les bactéries sont plus résistantes et qu’il faut les éliminer en profondeur », explique le Dr Amoyel.
Séance : Au moins 1.
Est-ce efficace ? Oui le laser peut être efficace mais il a ses limites ! Par exemple, certains lasers ne soignent que les petites caries.
Quels sont les risques ? Le traitement laser ne comporte aucun risque sous réserve que le praticien utilise les rayonnements appropriés et ait suivi une formation suffisamment sérieuse pour maîtriser correctement cette technologie.
Combien ça coûte ? Pour une carie : 30 à 50 euros la séance. Pour un déchaussement : 1000 à 2500 euros pour une bouche complète. Non remboursé par la sécurité sociale.
A noter : Quand la carie a atteint le nerf, le laser peut être utilisé pour dévitaliser la dent.

Laser : Où trouver un praticien fiable ?

laser praticien fiable

Vous avez envie d’essayer le laser ?

Attention ! Si pour les indications dermatologiques et ophtalmologiques, vous n’aurez pas de mal à trouver un praticien fiable (la technique est largement répandue), pour les autres secteurs tels que la santé dentaire, ça risque d’être plus dur ! Pourquoi ? « Parce que seulement 1% des dentistes en France est équipé de laser sur 40 000 dentistes au total », explique le Dr Franck Amoyel, chirurgien dentiste.
Ce qu’il faut faire : Faire marcher le bouche à oreille, s’adresser aux associations de professionnels (société française de dermatologie, d’ophtalmologie…) et éviter de répondre aux petites annonces type publicités qui vantent les effets magiques du laser (« il fait fondre la cellulite en 1 séance »). Enfin, n’oubliez jamais qu’en France, seuls les médecins sont autorisés à utiliser des lasers médicaux.
A savoir : Quelle que soit l’indication, le port de lunettes de protection est OBLIGATOIRE pour le praticien et pour le patient !

9 astuces pour lutter contre la transpiration

Comment éviter en toutes circonstances les odeurs de transpiration même quand le thermomètre s’élève? Il existe des trucs naturels, efficaces et sans risques.

Transpiration: vive le bicarbonate de soude!

transpiration

Connu depuis toujours pour ses nombreuses vertus, le bicarbonate de soude a une action fongistatique, qui empêche la croissance des bactéries et limite les odeurs.

 

Comment utiliser le bicarbonate contre la transpiration: saupoudrez-en dans les chaussures de temps en temps pour absorber les odeurs présentes et prévenir le développement bactérien. Faites des bains de pieds en mélangeant 1 à 2 c. à soupe de bicarbonate de soude dans une bassine d’eau. Vous pouvez aussi l’appliquer directement sur les aisselles comme du talc.

Prix: 7€ le kilo au rayon épicerie des supermarchés ou sur des sites internet.

 

 

Transpiration: évitez de boire glacé!

transpiration

Contrairement aux idées reçues, boire très frais lorsqu’on a chaud, non seulement ne désaltère pas, mais fait transpirer!

En absorbant du froid, le corps réagit croyant qu’il doit se réchauffer… A l’inverse, lorsque la boisson est très chaude, l’effet est inversé et le corps cherche à se refroidir.

En pratique: préférez des boissons à température ambiante et des tisanes tièdes pour éviter de transpirer, surtout l’été. Si vous aimez cependant votre thé brûlant, préférez-le le matin, avant la douche!

 

 

Transpiration: attention à l’alcool et aux plats épicés

transpiration

L’alcool, le thé, le café et autres boissons contenant de la caféine font monter la température corporelle et augmentent la transpiration.

Manger des mets épicés a le même effet. Quant à l’ail et l’oignon, ils peuvent donner une mauvaise odeur à la sueur.

A noter: les aliments riches en zinc comme les huîtres, le foie de veau ou le porc accentuent les odeurs. ‘Mais vu que l’on n’en consomme pas tous les jours, il n’y a pas vraiment de restriction. Et le zinc est nécessaire à l’organisme.’

En pratique: ‘Je ne pense pas qu’il faille supprimer les épices, mais plutôt modérer. Car certaines épices, l’ail et le vin rouge ont des effets bénéfiques sur la santé’, explique le Dr Nina Roos, dermatologue. En clair: ayez la main légère en cas de hausse des températures ou avant un effort physique…

 

 

Transpiration: que vaut la pierre d’alun ?

transpiration

La pierre d’alun est un minéral naturel composé de sulfate double d’aluminium et de potassium.

C’est un produit de soin antiseptique et astringent assez efficace.

Comment utiliser la pierre d’alun: humidifiez légèrement la pierre, puis appliquez-la après la toilette sur les zones qui transpirent comme les aisselles en frottant doucement la peau. La fine couche saline déposée permet de lutter contre les bactéries responsables des mauvaises odeurs.

Sous quelle forme l’acheter? Choisissez une pierre d’alun naturelle: de l’alun potassium et non de l’alun ammonium composé de résidus de l’industrie pétrochimique.

Prix: 7 à 8€ la pierre de 90g en magasins bio ou sites internet bio.

 

 

La sauge, des vertus anti-transpirantes

transpiration

Certaines plantes comme la sauge ont des propriétés anti-transpirantes.

Elle régule l’excitation des glandes sudorales sur l’ensemble du corps.

Comment utiliser la sauge contre la transpiration: préférez-la en teinture-mère (en tisane elle n’a pas bon goût). Trois fois par jour 25 gouttes dans un verre d’eau pendant les repas aussi longtemps que cela fonctionne. Vous pouvez également l’essayer localement sur la peau en posant quelques gouttes sur les zones qui transpirent.

Prix: 6€ les 50ml en pharmacies et herboristeries

Précautions d’emploi: L’huile essentielle de sauge officinale est contre-indiquée chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes ayant un antécédent de cancer du sein.

 

 

Contre la transpiration, épilez-vous!

transpiration

N’incriminez pas la transpiration.

La solution n’est pas là. Transpirer est une réaction naturelle, nécessaire pour maintenir la température constante de votre organisme quelle que soit la chaleur. D’ailleurs la sueur, sécrétée par les glandes sudoripares et composée d’eau et de sel, est sans odeur. Ce qui génère l’odeur, ce sont les bactéries et les levures de la peau qui se développent dans les endroits chauds et humides (aisselles, pieds…) – avec plus de facilité encore là où il y a pilosité.

En pratique: L’épilation est un excellent moyen d’éviter les odeurs de transpiration. Les poils sont des nids à bactéries car ils retiennent l’humidité. Évidemment une douche au savon 1 fois/jour permet d’éliminer sueur et bactéries, mais le séchage a aussi une grande importance. Séchez-vous avec soin en passant la serviette entre les orteils pour éviter notamment les odeurs au niveau des pieds. Enfin, changez tous les jours de vêtements et de linge de toilette, car les bactéries peuvent les coloniser et amplifier le phénomène.

 

 

Pour ne pas transpirer: du cuir et des couleurs claires

Transpiration

Les vêtements: en matière synthétique comme l’acrylique ne laissent pas la peau respirer.

Préférez du coton ou du lin. En période de chaleur, optez pour des vêtements légers et amples qui permettent une meilleure ventilation et régulent la température corporelle. Optez aussi pour des vêtements clairs. Les couleurs sombres, qui captent les infrarouges solaires, font transpirer.

Les chaussures: elles doivent être toutes en cuir, en toile avec des chaussettes 100% coton. En période de forte chaleur, préférez des sandales qui permettent évidemment aux pieds de s’aérer.

Sachez-le: les semelles ‘anti-transpirantes’ ne sont pas toujours suffisantes, mais avec des chaussettes 100% coton, elles peuvent avoir un effet bénéfique.

 

 

L’huile essentielle de Palmarosa: des vertus antibactériennes

transpiration

Pour éliminer les odeurs de transpiration et réguler la production de sueur, vous pouvez utiliser de l’huile essentielle de Palmarosa, si possible bio, qui présente des propriétés antibactériennes, antimycosiques, astringentes…

 

En pratique: appliquez pure du bout des doigts 1 goutte sous chaque aisselle le matin, mais aussi sous les pieds et les zones qui transpirent jusqu’à amélioration. Si la peau est sensible, diluez l’huile essentielle dans un peu d’huile végétale.

Prix: 4 à 5€ les 10ml en magasins bio.

Précautions d’emploi: L’huile essentielle de Palmarosa est contre-indiquée chez les femmes enceintes et qui allaitent. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.

 

 

Déodorants, anti-transpirants: que choisir ?

transpiration

Les déodorants: ils ont un rôle désodorisant et masquent les odeurs, mais n’ont pas d’action contre la transpiration.

‘Je conseille un spray. On évite ainsi de contaminer le stick ou le roller avec ses bactéries’, explique le Dr Nina Roos, dermatologue.

Les anti-transpirants : ils ont une action sur l’écoulement de la sueur en resserrant les pores de la peau. ‘Ils sont plus efficaces que les déodorants, mais peuvent être irritants par la présence de sels d’aluminium. Optez au début pour des concentrations moyennes type 9% de sels d’aluminium.’

A savoir : ‘Les sels d’aluminium ne présentent pas de risque cancérigène avéré, contrairement aux idées reçues’, explique le Dr Nina Roos. ‘Plusieurs études sur des femmes ayant utilisé des anti-transpirants aux sels d’aluminium et des femmes n’en ayant pas utilisé, ont montré que les sels d’aluminium ne semblent pas impliqués dans la survenue du cancer du sein.’ Le sujet reste polémique.

Prix: 4 à 11€ en parapharmacies.

 

 

 

Comment apprendre à dire non !

Difficile de dire non à une amie, à ses enfants, ou même à un démarcheur ? S’affirmer, protéger son territoire, son temps, demande parfois un peu d’entraînement. Mais ça s’apprend ! Neuf trucs faciles pour ne plus vous laisser influencer et ne plus faire que ce que vous voulez !

Entraînez vous avec des situations faciles

« Il est bien plus facile de refuser la promotion sur les côtelettes que vous propose votre boucher, que de refuser à sa fille de garder ses enfants », explique Marie Haddou, psychologue.

Inutile donc, de vouloir franchir l’Himalaya la première fois. Entraînez-vous d’abord à gravir de petites collines. La première étape est l’évaluation des situations : « Faites une grille de 0 à 10 sur laquelle vous noterez les situations en fonctions de la dose d’anxiété qu’elles provoquent. Par exemple, refuser de garder ses petits enfants peut être noté 10 et refuser la promo du boucher, 3. Commencez bien sûr par vous attaquer à celles qui sont le moins élevée en terme de note. »

 

 

Accordez vous un temps de réflexion

Lorsque l’on vous demande un service que vous n’avez pas envie de rendre, « ne répondez pas tout de suite », propose Marie Haddou, psychologue.

« Dites plutôt à la personne qu’elle vous rappelle plus tard « , ou que vous avez besoin d’y réfléchir avant de donner une réponse. Plusieurs avantages. D’abord cela permet de maîtriser l’émotion qui va certainement survenir au moment de dire non : cœur qui bat, mains tremblantes, suées. Ensuite, cela laisse le temps de réfléchir à ce que l’on va dire, et à se sentir plus sûr(e) de soi. Car il est important de savoir soi-même où on place la limite, où on veut bien faire un effort et où on n’a plus envie de se laisser envahir.

Proposez des solutions de rechange

Cela permet de ne pas opposer une fin de non recevoir à la personne, de lui montrer que vous vous souciez d’elle.

« Par exemple si votre sœur vous demande de garder son chien pour le week-end, au lieu de refuser sèchement, dites-lui plutôt : « Ce week-end je ne peux pas, mais si tu veux, je te le garde la semaine prochaine ». Ou « Demande à ta belle-sœur, un jour elle m’avait dit que si je pouvais pas, elle pourrait te dépanner. » », suggère Marie Haddou, psychologue. « Aider la personne à trouver une autre solution permet également de déculpabiliser. »

Soyez clair(e)

Une fois que vous avez pris la décision de dire non, soyez clair(e).

Avec vous-même mais aussi avec les autres. « Il ne faut pas entrer dans des discussions, des tergiversations, il ne faut pas non plus faire traîner votre décision, ou parler par allusion », affirme Marie Haddou, psychologue. « Si vous n’êtes pas suffisamment explicite, la personne en face sent la faille et s’y engouffre. Vous avez alors toutes les peines du monde à tenir votre position. » Autrement dit : vous pouvez gagner du temps en reportant votre réponse, mais lorsque vous l’énoncez, assurez-vous qu’elle soit bien comprise par l’autre, ce qui ne signifie pas forcément être agressif(ve).

Gardez votre calme

Le jugement de la personne à qui vous refusez quelque chose vous importe, c’est d’ailleurs pourquoi ce « non » est si difficile à énoncer.

Il n’y a aucune raison qu’elle prenne mal votre refus si vous le formulez sans agressivité. « Restez calme, affirmé(e), assuré(e) de la légitimité de votre position », conseille la psychologue. « Vous pouvez également user de petites précautions verbales afin de vous exprimer en douceur. Dites par exemple « Je vous comprends mais il m’est impossible de vous rendre ce service… », « Ce que je vous dis n’est pas facile mais… », « Je vois que vous êtes surpris par mon refus mais… » ». Le message passera beaucoup mieux ainsi et vous vous sentirez moins coupable.

Comment tenir vos positions ?

« Les thérapies comportementales ont apporté deux techniques qui permettent de ne pas lâcher », note Marie Haddou, psychologue.

« La première est celle dite « du disque rayé » : répétez calmement, fermement, précisément ce que vous avez à dire, jusqu’à ce que la personne en face l’entende. Si elle persiste, dites-lui alors : « J’aimerai que tu écoutes ce que je te dis. » La seconde est celle de « l’écran brouillard » ou de l’ « édredon ». Opposez à l’autre une position sur laquelle elle n’a pas de prise. Par exemple si elle vous dit « Tu es désagréable de me refuser ce service, » répondez « c’est bien possible, il m’arrive d’être désagréable. » » Imparable !

Evaluez les conséquences réelles

La peur d’être moins apprécié(e), d’être jugé (e), la culpabilité sont des freins important à l’opposition.

« Pour parvenir à s’en dégager, il faut prendre du recul : d’une part évaluer les risques réels que vous prenez si vous y parvenez à refuser un service, et d’autre part, ce que vous y gagnez. Bref, peser le pour et le contre. », conseille Marie Haddou, psychologue. Souvent, on se rend compte, que les conséquences ne seraient pas si dramatiques ! Autre astuce : essayez de vous imaginer à l’avance comment vous allez réagir, face au demandeur, ce que vous allez lui dire, ce qu’il risque de vous répondre et comment vous pourrez alors argumenter. Bref affûtez vos armes avant de vous lancer.

Félicitez-vous à chaque victoire

Vous avez réussi à dire non à votre beau-frère venu pour la quatrième fois de la semaine vous demander de lui ré-expliquer comment fonctionne la vidéo à la demande sur sa Free Box ?

Vous êtes parvenu(e) à passer devant la gardienne sans rester deux heures à écouter des histoires de voisinage dont vous n’avez que faire ? Bravo ! Vous avez franchi un grand pas. Vous pouvez vous féliciter de vos progrès. « Il est important de prendre conscience de ce que l’on a accompli, de réussir à se dire « je content(e) de moi ». Même si l’on a l’impression que c’est un petit non, peu importe, c’est déjà une victoire sur soi-même. Et il est légitime de s’en réjouir. C’est un point marqué dans l’estime de soi », note Marie Haddou, psychologue.

Pourquoi avez-vous du mal à dire non ?

Et elles sont nombreuses !

« Déjà vers 2 ans, lors de la phase d’opposition, celle où l’on s’affirme en tant que sujet indépendant, les conflits que déclenche le refus d’obéir peuvent conduire les parents à une sorte de chantage : « Si tu n’obéis pas, on ne t’aimera plus » », explique Marie Haddou, psychologue. « Or, perdre l’amour de ses parents est ce que l’enfant redoute le plus. Plus tard cette peur de ne pas être aimé parce que l’on dit non reste vivace. Puis, l’école, la société nous formatent pour accepter, éviter de critiquer. On peut aussi dire oui pour se simplifier la vie, ou bien encore par peur de rater quelque. C’est même pour certains une forme inconsciente de toute puissance, être capable de tout faire en même temps sans renoncer à rien. »

La lune a-t-elle une influence sur la santé ?

La lune joue-t-elle sur notre santé mentale, est-elle vraiment à l’origine d’insomnies, fait-elle pousser les cheveux ? Le point avec le Dr Henry Puget, médecin et auteur d’un ouvrage sur le sujet.

 

La lune stimulerait la pousse des cheveux

Pour avoir des cheveux vigoureux et obtenir une repousse rapide (1,5 à 1,8 cm par mois), il faudrait les couper à la pleine lune et à la lune croissante .

Explication : La santé du cheveu dépend d’une bonne circulation sanguine dans le cuir chevelu, pour un meilleur apport en nutriments. Selon le Dr Henry Puget, auteur de Lune et santé : « De la même façon qu’elle crée les marées, la force d’attraction lunaire agit sur nos liquides internes, notamment le sang. Plus forte, la pleine lune fait augmenter par vasodilatation le calibre et le débit des vaisseaux capillaires. »

 

 

La lune joue-t-elle sur notre santé mentale ?

Selon une étude américaine de l’université de Nouvelle-Orléans en 1995, 81 % des professionnels de la santé mentale pensent que les cycles de la lune ont un effet sur les comportements humains .

Certains hôpitaux psychiatriques adoptent même des protocoles de soins particuliers à l’arrivée de la pleine lune ! Mais ces convictions ne se fondent que sur l’expérience des équipes. Car aucune étude menée jusqu’à aujourd’hui n’a montré de corrélation entre la pleine lune et une plus grande agressivité , un plus grand nombre de suicides ou d’ homicides .

La lune entraînerait des problèmes veineux

Et oui !

De même que la force d’attraction de la lune soulève l’eau des océans, la pleine lune ferait « gonfler » les fluides corporels et les ferait circuler plus vite. Chez ceux dont les parois veineuses sont fines et fragiles, cela pourrait donc augmenter les symptômes de jambes lourdes , varices et hémorroïdes . Explication : « Le corps étant constitué de 60 à 80 % d’eau, il est quasiment admis aujourd’hui que nos cellules connaissent un phénomène de micro-marées intérieures , dû à la force d’attraction lunaire. Et c’est en pleine lune qu’elles sont les plus fortes », explique le Dr Henry Puget, auteur de Lune et santé . Reste qu’il n’existe pas d’étude à grande échelle sur la question…

La lune à l’origine d’insomnies ?

Les soirs de pleine lune, certaines personnes seraient plus nerveuses , auraient des difficultés à dormir , envie de faire toutes sortes d’activités physiques… Explication : Des astrophysiciens du CERN, à Genève ont découvert en 1992 que la lune agissait sur les électrons et qu’ils évoluaient selon ses phases.

Ainsi, la lune émet des rayonnements électromagnétiques différents en fonction du calendrier. Ces « micro-ondes » agiraient sur les électrons de nos cellules. Et en période de pleine lune, ce rayonnement pourrait avoir un effet électrique et… excitant .

La lune favoriserait les infections urinaires

40 % des femmes ont une cystite au moins une fois dans leur vie, causée très souvent par des colibacilles (Escherischia coli) présents naturellement dans l’organisme.

A la pleine lune , ils prolifèreraient davantage et pourraient entraîner, s’il y a une baisse des défenses immunitaires, une inflammation de la vessie. Explication : D’après le Dr Jeanne Rousseau, pharmacienne de laboratoire, les E.coli se développent plus facilement dans des urines alcalines. Or, en comparant analyses et cycles lunaires, la spécialiste a découvert que le pH urinaire diminuerait en nouvelle lune et lune décroissante mais augmenterait en pleine lune…

La lune agirait sur les rhumatismes

Douleurs articulaires, gênes et raideurs au lever, les maux liés à l’ arthrite pourraient augmenter avec la nouvelle lune ou la lune décroissante .

Explication : L’arthrite est une inflammation qui peut avoir pour origine un excès d’acidité dans le liquide synovial. Selon les études du Dr Jeanne Rousseau, pharmacienne de laboratoire, les fluides de l’organisme deviendraient plus acides (diminution de leur pH) en période de nouvelle lune et lune décroissante.

La lune aurait un effet détox

Faire une journée de cure détox avec poisson grillé et fruits et légumes cuits pendant la pleine lune favoriserait une élimination rapide des toxines ingérées.

Explication : Selon le Dr Puget, auteur de Lune et santé , la pleine lune agirait sur les fluides corporels en provoquant, grâce à sa force d’attraction, des sortes de « micro-marées » intérieures. Cela entraînerait une meilleure circulation sanguine, génèrerait un drainage du foie et un meilleur fonctionnement des reins . Le corps fonctionnerait mieux et plus vite.

La lune n’influencerait pas les naissances

Toutes les études réalisées jusqu’à aujourd’hui se contredisent .

Une étude américaine menée sur 500 000 naissances à New York a mis en avant un taux de naissance supérieur de 1% par rapport à la moyenne en période de pleine lune, mais une autre, menée sur 564 039 naissances entre 1997 et 2001, a démontré le contraire. Le nombre d’accouchements semble rigoureusement identique quels que soient les jours étudiés : 321 les jours de pleine lune, 319 en lune ascendante, et 320 en nouvelle lune. Mais les recherches se poursuivent…

Sources

– Vance D.E., Belief in lunar effects on human behavior , Psychol.

Rep., Vol. 76 (1), p. 32-34, 1995. Remerciements au Dr Henry Puget, auteur de Lune et santé : mode d’emploi , aux éditions Minerva.

Le cerveau a-t-il un sexe ?

Pourquoi les femmes sont-elles plus bavardes ? Pourquoi les hommes sont-ils monotâches et meilleurs en maths ? Ces différences seraient liées à notre cerveau… Vrai ou faux ? Le point avec Catherine Vidal, neurobiologiste à l’Institut Pasteur.

 

 

Les hommes sont monotâches

Ce que tout le monde croit : la femme est capable d’activer les deux hémisphères de son cerveau simultanément, donc de réaliser plusieurs tâches en même temps, tandis que l’homme, plus « compartimenté », est programmé pour ne faire qu’une chose à la fois… L’avis de Catherine Vidal : c’est faux !

A l’origine de cette idée reçue, une petite étude réalisée en 1982 sur seulement 20 cerveaux. Les scientifiques avaient noté chez la femme une épaisseur plus importante du corps calleux , qui permet aux deux hémisphères de communiquer… Cette expérience a depuis été démentie grâce aux techniques d’ imagerie cérébrale . En 1997, une étude menée sur 2 000 sujets examinés en IRM n’a pu montrer aucune différence significative entre les deux sexes !

Les femmes n’ont pas le sens de l’orientation

Ce que tout le monde croit : d’après les travaux neuropsychologiques du chercheur Christophe Gauthier de l’université de Montpellier, les hommes seraient plus à l’aise avec les représentations en 2 et 3 dimensions, type cartes routières, et se repéreraient mieux dans l’espace… L’avis de Catherine Vidal : ça ne tient pas !

Cette différence de traitement de l’information au niveau du cerveau n’a été notée qu’à partir de l’adolescence, et si on entraîne les sujets pendant une semaine, les scores féminins et masculins s’égalisent (Kass, S.J. Ahlers R.H. et M. Dugger en 1998). Tout porte donc à croire que c’est l’éducation qui fait la différence. Les garçons jouent plus au football par exemple. Or il n’y a rien de tel pour apprendre à se repérer dans l’espace !

Les femmes sont plus littéraires

Ce que tout le monde croit : les petites filles parlent plus tôt, sont meilleures en grammaire, en lecture et les femmes ont un vocabulaire plus nuancé … en raison des hormones présentes dans leur cerveau.

Leurs œstrogènes favorisent l’activité verbale en activant les deux hémisphères de leur cerveau. L’avis de Catherine Vidal : les études en IRM (Sommer, Etats-Unis, 2004), n’ont jamais validé cette théorie ! En outre, aucun travail scientifique n’a pu montrer que les hormones avaient un effet direct sur les capacités intellectuelles. Contrairement aux animaux, notre cerveau n’est pas seulement soumis aux hormones . C’est le développement exceptionnel de son cortex qui permet à l’humain de faire des choix sensés et de maîtriser ses instincts.

Les hommes sont meilleurs en maths

Ce que tout le monde croit : selon les travaux de Larry Summers, président de l’université d’Harvard, les filles sont moins douées que les garçons pour l ’algèbre , même si elles gardent l’avantage en calcul mental .

En résumé, aux hommes les équations abstraites et nobles, aux femmes la gestion des comptes du ménage ! L’avis de Catherine Vidal : évidemment, cette vision caricaturale ne tient pas une seconde face aux faits réels. Filles et garçons ont le même potentiel en sciences. La preuve, c’est que les résultats de la gent féminine au bac scientifique sont supérieurs à ceux des bacheliers masculins au Japon, en Finlande et en France !

Les femmes sont plus intuitives

Ce que tout le monde croit : les femmes perçoivent mieux les nuances émotionnelles d’un visage.

Question d’hormones pour certains, de récepteurs sensoriels ou d’ activité cérébrale pour d’autres… En outre, le cerveau féminin serait continuellement en alerte. Au repos, il maintiendrait 90 % de son activité électrique , celui de l’homme seulement 70 % (Dr Ruben Gur.) L’avis de Catherine Vidal : ces conclusions sont fondées sur une expérience datant de plus de 10 ans, jamais reproduite, ni confirmée. Il semble qu’hommes et femmes ressentent les mêmes émotions , mais les expriment de manière différente. Si la gent féminine se livre plus facilement, c’est encore et toujours à cause de l’ éducation et de stéréotypes socioculturels.

Les femmes sont plus ordonnées

Ce que tout le monde croit : la femme aurait un angle de vision périphérique supérieur et une excellente mémoire visuelle .

L’homme, moins avantagé par la nature, serait contraint de tourner la tête pour percevoir et enregistrer ce qui l’entoure (source : D. Kamura). Conséquence, dans une armoire, une femme classerait les vêtements par catégories séparées alors que l’homme, plus global, classerait plutôt par ensembles : la tenue de jogging avec chaussettes et chaussures dans un coin, les vêtements de travail dans un autre. L’avis de Catherine Vidal : ces scénarios n’ont rien à voir avec des différences cérébrales innées. Si l’ordre et le rangement n’ont pas la même signification pour chacun, c’est à cause de l’éducation.

Les femmes ont plus de matière grise

Ce que tout le monde croit : les femmes auraient plus de matière grise cérébrale, les hommes, plus de matière blanche , d’après les travaux du neuropsychologue Ruben Gur (Pennsylvania Medical Center).

Ces particularités sexuées expliqueraient les différences de stratégies féminines et masculines pour se repérer dans l’espace. L’avis de Catherine Vidal : ces conclusions résultent d’études anatomiques en IRM datant de plus de 10 ans. Depuis, les techniques d’imagerie cérébrale, qui ont progressé, n’ont pu confirmer les différences de matière grise et blanche entre sexes.

Les hommes sont plus sensibles aux images érotiques

Ce que tout le monde croit : selon une étude américaine menée par Stéphane Hamann, de l’université Emory d’Atlanta en IRM, les cerveaux féminins et masculins réagissent différemment aux images érotiques.

L’encéphale des hommes est plus stimulé par les images. Certains prétendent que cette différence est liée à des hormones présentes dans le cerveau, la testostérone pour les hommes et l’ ocytocine pour les femmes. Il est vrai qu’elles sont très actives chez les rats et les souris… L’avis de Catherine Vidal : aucune étude scientifique sérieuse n’a pu montrer la même chose chez l’humain ! Les études sur la plasticité du cerveau prouvent que les différences d’activités cérébrales entre les sexes sont dues à des différences d’éducation et de vécu.

Les femmes ont un cerveau plus petit

Ce que tout le monde sait : on constate en moyenne une différence de 150 grammes en faveur de l’encéphale masculin, grâce aux mesures du neurobiologiste Paul Broca au XIXe siècle.

L’avis de Catherine Vidal : si l’on considère le rapport entre la taille du cerveau et la carrure, la différence de volume et de poids entre les cerveaux des hommes et des femmes disparaît. Quant à l’influence du volume du cerveau sur l’intelligence, elle est nulle. C’est une question de qualité de connexions entre les neurones, et non de quantité. Hommes et femmes ont en moyenne les mêmes quotients intellectuels. En outre, selon une étude américaine menée en 1997, le nombre de neurones n’a aucun rapport avec la taille du cerveau !

Les hommes sollicitent plus leur hémisphère droit

Ce que tout le monde croit : les hommes sollicitent surtout leur hémisphère droit…

Les femmes emploient leur hémisphère gauche, voire leur deux hémisphères comme en témoigne une petite étude américaine (Sally Shawith, université de Yale, 1995). L’avis de Catherine Vidal : cette théorie, avancée dès 1968, a été balayée par les nouvelles techniques d’IRM et les expériences à grande échelle. Les deux hémisphères sont en communication permanente. Une fonction n’est jamais localisée dans une seule région. L’examen de milliers de sujets en IRM par Sommer (Etats-Unis, 2004) prouve qu’il n’y a pas de différences entre hommes et femmes au niveau de l’utilisation des aires du langage (à droite) ou de la représentation dans l’espace (à gauche).

Les hommes sont plus adroits

Ce que tout le monde croit : parce que les hommes chassaient le mammouth, ils seraient « naturellement » doués pour les lancers et plus adroits.

C’est la thèse avancée par D. Kamura, professeur en psychologie (Simon Fraser University) grâce à des études bio-sociologiques montrant l’influence persistante des gènes acquis dès le début de l’hominisation. L’avis de Catherine Vidal : de récentes études sur la plasticité du cerveau montrent que c’est l’apprentissage et l’expérience qui forgent nos performances cérébrales, et ce, tout au long de la vie ! Exemple : chez les pianistes, on observe un épaississement des régions spécialisées dans la motricité des doigts, l’audition et la vision. Cela est lié au temps consacré à l’apprentissage du piano depuis l’enfance.

Sources

Cerveau, sexe et pouvoirs , Catherine Vidal (éd.Belin, 2005). – Féminin, Masculin : mythes et idéologies , Catherine Vidal (éd. Belin, 2006). – Hommes, femmes avons-nous le même cerveau ? , C. Vidal (éd. du Pommier, 2007). – Cerveau d’homme, cerveau de femme , Doreen Kamura, les capacités motrices, p. 54, les aptitudes spaciales p. 78-79, la compétence en mathématiques p. 95-96, la perception p. 108, les aptitudes verbales p. 122. – Sommer, I.E. en 2004 – Brain , 127, 1845-1852. – Kass, S.J. Ahlers R.H. and M. Dugger en 1998 dans Human Performance , vol 11, pp. 337-349. – Comp Neurol , juillet 1997 ; vol. 384 : p. 312-20. – Nature février 1995 ; vol. 373 : p. 607-9. – Curr Opin Neurobiol avril 1996 ; vol. 6 : p. 259-63. – Percept Mot Skills février 1996 ; vol. 82 : p. 3-13.