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Biographie de Marlon BRANDO

Né le 03 avril 1924 à Omaha, dans le Nebraska. Marlon Brando Jr est le fils de l’actrice Dorothy Pannebaker. Marlon est issu d’une famille typiquement américaine ayant des ascendances hollandaises, allemandes, irlandaises et… françaises (le nom s’écrivait à l’origine Brandeau. Un garçon (Marlon) et deux filles (Jocelyn et Frances) naissent d’une père représentant en produits chimiques et d’une mère passionnée par les arts. Dorothy est une jolie femme aux idées libérales qui peint, sculpte et surtout fait partie de la troupe de théâtre municipale. Incontestablement, elle aura une grande influence sur ce fils dont les dons et la nature complexe se manifestent très tôt. Inscrit à l’académie militaire de Faribault dans le Minnesota, il est viré après quelques mois et revient chez lui en annonçant qu’il va entrer dans les ordres !
Il ne lui faudra que quelques mois pour obtenir de ses parents, qui avaient refusés auparavant, l’autorisation de rejoindre ses sœurs à New York. Marlon, Jocelyn et Frances y vivent gaiement en compagnie d’amis bohèmes. En cet été 1943, celui qui n’a jamais mené à son terme le moindre apprentissage, rencontre le théâtre. Et il va s’y vouer avec passion.
Deux personnages exerceront sur lui une influence déterminante : Stanislavski, considéré comme le père de l’acteur moderne et Stella Adler, qu’il rencontre dans un atelier d’art dramatique dans lequel elle enseigne. Avec cette dernière, c’est le coup de foudre réciproque, aussi profond que platonique : elle devine les extraordinaires potentialités de ce névrotique beau comme un dieu.
Marlon est fasciné par un processus créateur qui l’amène à travailler par introspection pour faire jaillir une émotion d’autant plus vraie qu’elle est issue de la mémoire la plus enfouie, des souvenirs les plus douloureux. Brando n’oubliera jamais une discipline qui harmonise sa sensibilité à son masochisme naturel. Durant cette période, Marlon travaille avec passion, mieux : avec persévérance. Il apprend, par l’observation attentive, par la concentration poussée jusqu’à l’obsession, à rejeter les effets gratuits, les gestes inutiles, à être totalement habité par son personnage. Son instinct naturel est tel qu’il parvient en quelques semaines à maîtriser sa technique. Un homme, alors, entre dans sa vie, qui va faire exploser ses dons prodigieux. "Articule, Marlon ! crie le metteur en scène du fond de la salle. Si cette chose perd de l’argent, je veux au moins entendre pourquoi !"
Ainsi débutent, en 1946, lors des répétitions de Truckline Café, les relations du jeune comédien avec celui qui mène de front une carrière d’acteur et de metteur en scène, au théâtre comme au cinéma : Elia Kasan. Aussitôt après ce film, il enchaîne plusieurs petits rôles dans "Candida", "Angigone" et "Flag is Born". Il devient alors une valeur sûre du cinéma. On lui propose d’interpréter la pièce de Jean Cocteau, "L’Aigle à deux têtes", avec Tallulah Bankhead. La première répétition fut un désastre : selon certains, Brando y multiplia les pitreries pendant les monologues de sa partenaire, et surtout transforma sa mort en une interminable agonie qui fit pleurer de rire les spectateurs. Légende ou réalité ? Mais la conclusion ne se fit pas attendre : l’acteur fut remplacé dès le lendemain. Il ne le regretta pas. "L’Aigle à deux têtes" fut un four.
En 1950, il tourne sous la direction d’Elia Kazan, la version cinéma de "Un tramway nommé désir". Marquant une nette rupture avec la tradition anglo-saxonne, ce film est un brasier malséant qui mélange, dans un contexte social hyperréaliste, les névroses et les pulsions sexuelles. Le choix de Brando pour ce rôle est un véritable trait de génie : il devient une star.
Comme l’écrit Truman Capote, il est alors "l’image idéale de la jeunesse américaine – cheveux blond foncé, yeux gris-bleu, teint basané, démarche athlétique : la carte des Etats-Unis est gravée sur son visage". Après la pièce "Hamlet" de Tennessee Williams, il enchaîne avec un film qui rendra indémodables jeans et blousons de cuir : "L’Equipée sauvage". Dans ce film, il exprime toute la révolte d’une génération en devenant Johnny, un motard rebelle.
A partir de là, tout va alors très vite, et en 1954, il gagne un Oscar pour "Sur les quais". Il est alors la star incontesté de Hollywood, et tourne dans tous les registre, de la comédie musicale (Guys and Dolls), à la tragédie (Jules César), au film de guerre (Le bal des maudits) ou encore aux aventures maritimes (Les révoltés du Bounty), Brando brille. Pourtant, Brando finit par se lasser et se retire du milieu progressivement, il choisit ses films avec un soin particulier. Chaque apparition équivaut à un succès : "Apocalypse Now", "Le Parrain" (pour lequel il obtient un oscar en 1972), "Le dernier tango à Paris"…
Mais les déboires de son fils, qui investit dans la défense des indiens et mène un train de vie démesuré, l’oblige à tourner pour l’argent, et pas toujours dans des succès financiers :"Premiers pas dans la mafia", "Don Juan De Marco"… "The Brave" lui permet d’incarner McCarthy, l’ange de la Mort aux côtés de Johnny Depp, et n’es pas, selon lui, une affaire financière, mais plutôt un coup de coeur.
Marlon Brando est une légende à lui tout seul, que les producteurs s’arrachent à coups de millions de dollars – mais qui peut aussi bosser pour vos beaux yeux si ça lui prend. Un inspirateur pour beaucoup d’acteurs et de réalisateurs. Un acteur de génie qui a fait vivre une galerie de portraits impressionnants : Stanley Kowalski, Terry Malloy, Fletcher Christian, Mario Puzo… Ces personnages sont Marlon et Marlon est unique.

 

 

Biographie de Marlène DIETRICH

Marie Magdalena Dietrich est née le 27 décembre 1901 à Berlin-Schöneberg . Elle
est la fille cadette de Erich Otto Dietrich, officier prussien, et de Joséphine
née Felsing. Sa sœur aînée Elisabeth est née en 1900 . Elle perd son père, en
1908, lorsqu’elle a 7 ans. A 11 ans, elle change son prénom en Marlene. Sa mère
se remarie avec le Eduard von Losch, officier de cavalerie, qui adopte Elisabeth
et Marlene. Marlene cultive ses dons pour la musique et le chant mais doit
abandonner le violon à la suite d’un accident au poignet. Son beau père est tué
pendant la première guerre mondiale, en 1916, alors qu’elle n’a que 15 ans. De
1919 à 1921 elle est interne à Weimar et poursuit ses études. En 1922 elle
commence par des petits rôles au thèatre, en particulier au « Grosses
Schauspielhaus ». Elle obtient également des rôles mineurs au cinéma. Son
premier rôle crédité est Lucy dans "Tragédie de l’amour "(Tragödie der Liebe) de
Joe May. Elle se marie avec Rudolf Sieber le 17 mai 1923.

Elle donne
naissance à sa fille Maria Elisabeth Sieber le 13 décembre 1924. Elle se lance
aussi dans la chanson. Les premiers enregistrements de la chanson " Es liegt in
der Luft "datent de 1928. En 1929 elle tourne son premier rôle important dans
"L’énigme". Elle est aussitôt remarquée par par Joseph Von Sternberg qui la
recommande à la Paramount. Le bureau Berlinois de la Paramount l’engage en
1929.Cette société cherchait une femme séduisante pour répondre au mythe de Greta Garbo lancé par sa rivale , la Metro Goldwin Mayer. Son
talent se révèle alors dans "L’Ange bleu".

Aussitôt après le succès de
"l’Ange bleu", elle rejoint les USA. Son premier film américain est "Morroco"
(Cœurs brûlés) de Joseph Von Sternberg . Jusqu’en 1935, date de leur séparation,
elle enchaîne, en tout, sept films avec Joseph Von Sternberg. Devant la montée
du nazisme dans son pays d’origine, elle obtient la nationalité américaine le 6
mars 1937. Elle tourne beaucoup, mais pas toujours dans des films de grande
qualité et se trouve trop souvent cantonnée dans des rôles de femme légère ou de
prostituée.

A partir de début 1942, elle participe directement à l’effort
de guerre des USA. Elle entreprend, dans le cadre de la guerre, des tournées à
travers les États-Unis et, plus qu’aucune autre, récolte de l’argent pour l’État
américain. A partir de 1944, elle va en plus sur le théâtre des opérations:
après avoir atterri, en avril 1944, en Afrique du Nord, Marlene suit la ligne de
front en Europe. Elle donne environ soixante-huit représentations devant cent
cinquante mille soldats. Elle réussit l’exploit de faire changer de camp à la
chanson "Lili Marlen", populaire auprès des soldats allemands et qui devient la
mascotte des soldats américains. En juin 1944, elle rentre aux États-Unis.

De septembre 1944 à juillet 1945, elle reprend ses tournées et se rend
en Angleterre, en France et en Allemagne. Le 6 novembre 1945 sa mère meurt à
Berlin. En 1947, elle reçoit la " Medail of Freedom" pour son rôle au coté de
l’armée américaine. En 1951 Marlene reçoit, en France, la Légion d’Honneur.
Marlène recommence une carrière de chanteuse à l’hôtel Sahara à Las Vegas en
1953. En 1960 elle fait sa tournée en Europe et en particulier à Berlin.
Premières publications de son titre "ABC meines Lebens". En 1972 Marlène
participe à un show télévisé à Londres "I wish you love". Rudolf Sieber, son
mari, dont elle s’était éloignée sans jamais divorcer, meurt le 24 juin 1976.

En 1975 c’est sa dernière tournée. Elle se brise la jambe et restera
handicapée. Elle fait sa dernière apparition d’actrice dans "Schöner
Gigolo-armer Gigolo", en 1979. A partir de 1980 elle se cloître dans son
appartement parisien, 12 avenue Montaigne, ne souhaitant pas donner d’elle une
image dépréciée. En 1982 Maximilien Shell crée un film biographique : "Marlene".
Le 6 mai 1992 c’est la mort de Marlène à Paris. Après des funérailles à l’Eglise
de la Madeleine à Paris, elle est inhumée à Berlin-Friedenau, le 16 mai, auprès
de sa mère.

En 1993, ses effets personnels sont remis au Land de Berlin
et au « Filmmuseum Berlin-deutsche Kinematek » . Ils comprenaient plus de 300
000 pièces! Il faut attendre 2002 pour que la ville de Berlin, dont elle s’était
éloignée depuis si longtemps, lui "pardonne" cette trahison et la nomme
"Citoyenne d’honneur" de la ville. Le 12 juin 2003 une place à son nom est
inaugurée à Paris, dans le 16ème, non loin de son ancien domicile. On peut voir
également une Marlene-Dietrich-Platz, à Berlin, dans le nouveau quartier de la
Potsdamer Platz, à proximité du Musée du Film.

Biographie de Claudia CARDINALE

Claudia Cardinale, née Claude Joséphine Rose Cardin, est une actrice italienne, née à Tunis (Tunisie) le 15 avril 1939.

Cardinale est la fille d’un ingénieur italien installé à Tunis. Ses premiers contacts avec le cinéma ont lieu en 1955 à Venise, durant la Biennale, au cours d’un voyage qui lui a été offert après qu’elle a gagné, à seize ans, l’élection de « la plus belle italienne de Tunis ». Cependant, désirant être institutrice, elle décline toutes les propositions qui lui sont faites et ne fait qu’une brève apparition dans un court métrage, Anneaux d’or de René Vautier.

Ses véritables débuts dans un long métrage se feront en 1958 dans Goha de Jacques Baratier et surtout Le Pigeon de Mario Monicelli, sous l’égide du producteur Franco Cristaldi qu’elle épousera en 1966.

Dans les années 1960, on la retrouve à l’affiche de nombreux succès critiques et publics. De célèbres réalisateurs vont se « disputer » sa présence devant leurs caméras. Ce sont Mauro Bolognini, Abel Gance, Luchino Visconti, Henri Verneuil, Philippe de Broca, Luigi Comencini, federico fellini, Blake Edwards, Henry Hathaway, ou sergio leone.

Sa présence aux côtés d’Alain Delon dans Rocco et ses frères et dans Le Guépard de Visconti, et aux côtés de Jean-Paul Belmondo dans Cartouche la font connaître du public français, alors que le succès aux États-Unis et une renommée internationale lui viennent en 1963 de La Panthère rose de Blake Edwards puis, en 1964, du film Le Plus grand cirque du monde d’Henry Hathaway, confirmés en 1968 par Il était une fois dans l’Ouest de sergio leone.

Les années 1970 et 1980 la voient alterner avec bonheur les rôles :

Réalisations italiennes avec Marco Ferreri, Luigi Comencini, Franco Zeffirelli, Marco Bellocchio, Luchino Visconti (avec qui elle a joué quatre fois) et surtout son mari, le producteur Pasquale Squitieri.
Réalisations françaises avec Christian-Jaque, José Giovanni, Michel Lang, Nadine Trintignant, Diane Kurys ou Robert Enrico.
Réalisations internationales avec Jerzy Skolimowski, Mikhaïl Kalatozov, George P. Cosmatos, Alan Bridges, Werner Herzog ou Blake Edwards (pour Le Fils de la panthère rose, 30 ans après le premier rôle).
A partir de la fin des années 1990, elle tourne moins, se consacrant davantage au théâtre ou à l’écriture.

En 1993, elle est membre du jury pour la sélection officielle des longs métrages au Festival de Cannes.

Dans les années 2000, elle monte sur scène à Paris, interprétant, en 2000, La Vénitienne (anonyme du XVIe siècle) et Doux oiseaux de jeunesse de Tennessee Williams en 2005.

Cardinale doit son succès à une alchimie mariant sa beauté, sa voix chaude et légèrement rauque et voilée, et d’indéniables talents d’actrice. Ses origines tunisiennes lui permettent également de parler couramment le français. Entre 1958 et 1976, il ne s’est pas passé une année sans qu’elle ne « fasse » la couverture d’un magazine.

Elle a toujours adopté des positions politiques marquées par des idées libérales. De gauche, elle s’est souvent battue pour des causes concernant les droits des femmes et des homosexuels. Elle a apporté sa contribution à nombre de causes humanitaires. Elle vit à Paris qu’elle considère comme sa véritable patrie.
Franz Olivier Gisbert confirme dans son livre la tragédie du Président, p. 273, qu’elle a eu une liaison avec Jacques Chirac. En 1999, l’UNESCO l’a désignée Ambassadrice de bonne volonté.

« J’ai été une star, très jeune. Je n’ai pas de mérite, le destin en a décidé ainsi. Une étoile a toujours veillé sur moi ». Cette phrase est extraite de son livre autobiographique, paru le 20 janvier 2005, Mes étoiles, aux éditions Michel Lafon.

 

Cinéma

Claudia Cardinale dans Les Centurions

Claudia Cardinale dans Les Centurions

Télévision

Claudia Cardinale en 1995.

Théâtre

Récompenses

Claudia Cardinale avec Alain Delon au festival de Cannes 2010.

 

 

BIOGRAPHIE DE LORETTA YOUNG

Premiers pas

Loretta Young est née à Salt Lake City le 6 Janvier 1913. Son vrai nom est d’ailleurs Gretchen Michaela Earl Young.

Ses parents divorcent alors qu’elle n’a que 3 ans. Elle déménage alors à Hollywood avec sa mère et ses sœurs.

Une vocation précoce

Dès 1917, alors qu’elle n’a que 4 ans elle commence à faire de la figuration notamment dans Primerose Ring avec ses 2 sœurs ainées qui sont elles aussi actrices.

Cependant, elle retourne étudier à la Ramona Convent Secondary School, école religieuse.

Sa carrière

Une étoile d’Hollywood

C’est en 1927 que la carrière de Loretta Young commence. Elle joue tout d’abord de petits rôles en remplaçant notamment sa sœur Polly Ann.

En 1928, le film Ris donc, Paillasse, la fait connaître au grand public. Et Loretta Young décroche alors des rôles principaux.

De 1929 à 1939, elle devient une des étoiles montantes d’Hollywood et tourne près de soixante films.

En 1940, elle décide de quitter sa boite de production et de mener sa vie professionnelle elle même après un différent financier.

Elle y parvient après un court temps de flottement et jusqu’en 1953, elle sera la vedette d’une autre vingtaine de films tel que Ma femme est un grand homme.

En 1953 elle décide d’arrêter sa carrière cinématographique. Elle anime alors un show télévisé Loretta Young Show pendant 8 ans.

Dés 1962, elle se consacre à des œuvres de charités. Le 12 Août 2000, Loretta Young décède d’un cancer.

Ses actions

En 1947, elle reçoit l’oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Ma femme est un grand homme.

Elle obtient son étoile sur Hollywood Boulevard. Sa relation tumultueuse avec Clark Gable:

Loretta Young entretient en 1934 une liaison avec Clark Gable qui est alors marié. De cette relation illégitime née une fille Judy Lewis qui ne sera jamais reconnue par son père.

Biographie de Lee MARVIN

Lee Marvin est un acteur américain né le 19 février 1924 à New York et décédé le
29 août 1987 à Tucson, Arizona (États-Unis).

Durant les années 50, il
tient de nombreux seconds rôles dans des westerns et films de guerre. Il
témoigne par exemple au procès de Ouragan sur le Caine. Après quelques
personnages hauts en couleur comme le motard de L’Équipée sauvage, il tient
pendant plusieurs années un rôle de policier dans la série M-Squad. John Ford lui offre un de ses rôles les plus célèbres avec
L’Homme qui tua Liberty Valance.

Il a obtenu l’Oscar du meilleur acteur
en 1965 pour le rôle comique du Kid Shelleen dans Cat Ballou de Elliot
Silverstein.

Il devient une Star mondiale grâce à son rôle légendaire
dans Les Douze Salopards de Robert Aldrich en 1966.

Lee Marvin
interprétait lui-même les chansons dans ses films : Cat Ballou d’Elliot
Silverstein (1965), La Kermesse de l’ouest de Joshua Logan (1969)

Il
tournera (en vedette) deux fois avec John Boorman dans deux classiques de
l’histoire du cinéma : Le Point de non-retour (1967) et Duel dans le Pacifique
(1968). Il deviendra un intime du cinéaste. En 2000, 13 ans après la disparition
de Lee Marvin, John Boorman (avec l’aide de la derniere femme de l’acteur)
réalisera un très émouvant documentaire : Lee Marvin, un portrait.

Il est
devenu, de son vivant, l’une des figures mythiques du film noir :

Révelé
en 1953 par fritz lang dans le chef d’oeuvre du film noir Règlement de
comptes : il interprete de manière saisissante un tueur violent et
imprevisible.

Marqué par ce rôle, il enchaine dans d’autres très grands
films criminels comme le formidable Les Inconnus Dans La Ville de Richard
Fleischer (1955) ou la même année Un homme est passé, le classique de John Sturges. Notons, une autre série B spectaculaire : La
Peur Au Ventre de Stuart Heilser encore en 1955.

Il incarne à nouveau un
inoubliable tueur dans À bout portant de Don Siegel en 1964. Série B nerveuse et
violente très éloignée du classique de Robert Siodmak en 1946.

Il trouve
enfin en 1967, un rôle somme avec le deuxième film de John Boorman : le mythique
Le Point de non-retour. Fantomatique et énigmatique, il est Walker. Figure
abstraite : il y joue un mort revenu (le temps d’un film) à la vie. Boorman dira
qu’il s’agissait pour lui de réaliser "un documentaire sur le visage de Lee
Marvin".

Après ce sommet, il ne lui restera plus qu’à décliner ce rôle
mythique sur un mode parodique avec : Carnage (1972) de Michael Ritchie et son
remake française : Canicule d’ Yves Boisset (1982).

Les films de Lee
Marvin :

* 1951 : You’re in the Navy Now, de Henry Hathaway et Lewis Seiler
* 1951 : Teresa, de Fred
Zinnemann
* 1952 : Hong Kong, de Lewis R. Foster
* 1952 : Courrier
diplomatique (Diplomatic Courier), de Henry Hathaway
* 1952 : Cinq mariages à
l’essai (We’re Not Married!), d’Edmund Goulding
* 1952 : The Duel at Silver
Creek, de Don Siegel
* 1952 : Hangman’s Knot, de Roy Huggins
* 1952 :
Eight Iron Men, d’Edward Dmytryk
* 1953 : L’Expédition du fort King
(Seminole), de Budd Boetticher
* 1953 : Down Among the Sheltering Palms,
d’Edmund Goulding
* 1953 : The Glory Brigade, de Robert D. Webb
* 1953 :
The Stranger Wore a Gun, d’André De Toth
* 1953 : Règlement de comptes (The
Big Heat), de Fritz Lang
* 1953 : Gun Fury, de Raoul Walsh
* 1953 :
L’Équipée sauvage (The Wild One), de László Benedek
* 1954 : Gorilla at
Large, de Harmon Jones
* 1954 : Ouragan sur le Caine (The Caine Mutiny),
d’Edward Dmytryk
* 1954 : Le Raid (The Raid), de Hugo Fregonese
* 1955 :
Un homme est passé (Bad Day at Black Rock), de John Sturges
* 1955 : Les
Inconnus dans la ville (Violent Saturday), de Richard Fleischer
* 1955 : Pour
que vivent les hommes (Not as a Stranger), de Stanley Kramer
* 1955 : A Life
in the Balance, de Harry Horner et Rafael Portillo
* 1955 : Le Gang du blues
(Pete Kelly’s Blues), de Jack Webb
* 1955 : La Peur au ventre (I Died a
Thousand Times), de Stuart Heisler
* 1955 : Shack Out on 101, d’Edward
Dein
* 1956 : Seven Men from Now, de Budd Boetticher
* 1956 : Attaque!
(Attack), de Robert Aldrich
* 1956 : Pillars of the Sky, de George
Marshall
* 1956 : The Rack, d’Arnold Laven
* 1957 : L’Arbre de vie
(Raintree County), d’Edward Dmytryk
* 1957 : M Squad, de Earl Bellamy et Dann
Cahn (série TV)
* 1958 : The Missouri Traveler, de Jerry Hopper
* 1961 :
Les Comancheros (The Comancheros), de Michael Curtiz
* 1962 : L’Homme qui tua
Liberty Valance (The Man Who Shot Liberty Valance), de John Ford
* 1963 : The
Lawbreakers (série TV) (voix)
* 1963 : La Taverne de l’Irlandais (Donovan’s
Reef), de John Ford
* 1964 : À bout portant (The Killers), de Don Siegel
*
1965 : Cat Ballou, d’Elliot Silverstein
* 1965 : La Nef des fous (Ship of
Fools), de Stanley Kramer
* 1966 : Les Professionnels (The Professionals), de
Richard Brooks
* 1967 : The Meanest Men in the West, de Charles S. Dubin et
Samuel Fuller (TV)
* 1967 : Les Douze Salopards (The Dirty Dozen), de Robert
Aldrich
* 1967 : Le Point de non-retour (Point Blank), de John Boorman
*
1968 : Sergeant Ryker, de Buzz Kulik
* 1968 : Duel dans le Pacifique (Hell in
the Pacific), de John Boorman
* 1969 : La Kermesse de l’ouest (Paint Your
Wagon), de Joshua Logan
* 1970 : Monte Walsh, de William A. Fraker
* 1972
: Les Indésirables (Pocket Money), de Stuart Rosenberg
* 1972 : Carnage
(Prime Cut), de Michael Ritchie
* 1973 : L’Empereur du Nord (Emperor of the
North Pole), de Robert Aldrich
* 1973 : The Iceman Cometh, de John
Frankenheimer
* 1974 : The Spikes Gang, de Richard Fleischer
* 1974 : The
Klansman, de Terence Young
* 1976 : Great Scout and Cathouse Thursday, de Don
Taylor
* 1976 : Shout at the Devil, de Peter R. Hunt
* 1979 : Avalanche
Express, de Mark Robson
* 1980 : Au-delà de la gloire (The Big Red One), de
Samuel Fuller
* 1981 : Chasse à mort (Death Hunt), de Peter R. Hunt
* 1983
: Gorky Park, de Michael Apted
* 1984 : Canicule, de Yves Boisset
* 1985 :
Les Douze salopards 2 (The Dirty Dozen: The Next Mission), de Andrew V. McLaglen
(TV)
* 1986 : The Delta Force, de Menahem Golan

Anecdotes :

*
Jim Jarmusch est le fondateur d’une société secrète humoristique, Les fils de
Lee Marvin, rassemblant des célébrités dont les traits du visage pourraient
laisser croire qu’ils sont les fils de Lee Marvin. Tom Waits, Nick Cave, Richard Bose et John Lurie en font aussi partie. Le
véritable fils de Lee Marvin désapprouve l’existence de cette organisation et
l’a directement fait savoir à Tom Waits.

* Il a inspiré Jean Van Hamme et William
Vance pour les traits du Colonel Benjamin Carrington dans la bande dessinée XIII

BIOGRAPHIE DE DEAN MARTIN

Bien que né dans l’Ohio le 7 juin 1917, Dino Paul Crocetti a grandi avec un peu d’Italie dans le c?ur. Issu d’une famille d’immigrants récents, il passe son enfance à Steubenville, une petite cité des hautes plaines elle-même fondée par des imm

Quittant l’école très tôt, Dino est contraint de travailler dans des milieux pas très catholiques, notamment dans le bootlegging (la distillation de l’alcool, alors illégale) ou le milieu des speakeasies (les débits de boissons illégaux sous la Prohibition, le plus souvent tenus – ou rackettés – par la Mafia). Croupier, parieur professionnel ou videur, le jeune Dino, qui n’a alors que quinze ans, se fait quelques fréquentations plus que douteuses qui lui seront énormément reprochées ensuite, une fois la célébrités venue. Ses origines italiennes jouent évidemment en sa faveur dans le milieu des bars clandestins puisque le marché de l’alcool illégal est alors tenu par la Cosa Nostra qui a tendance à faire du « recrutement ethnique ».

Mais alors qu’il aurait pu réellement mal tourner, l’un de ses hobbies va le remettre dans le droit chemin : la boxe. Connu sous le sobriquet de « Kid Crochey » (jeu de mot avec le terme technique « crochet », passé du français à l’anglais, mais aussi avec son véritable patronyme, Crocetti), Dino réussit à se faire un petit nom dans le milieu des pugilistes et peut commencer à vivre de ce sport, ce qui lui évite de devenir un goodfella au service des mafieux, bien qu’il développe quelqMais ce n’est pas sur le ring que Dino Crocetti va connaître la gloire. S’il boxe sans pour autant évoluer dans un milieu pro, sa belle voix de basse est repérée par Ernie McKay, le leader d’un combo de jazz, qui le convainc de son potentiel de chanteur. Acceptant de se produire sur la scène de nombreux speakeasies New Yorkais, Dino, devenu pour l’occasion Dino Martini commence à accéder à la notoriété, abandonnant vite le style jazzy pour un répertoire de crooner latino qui lui correspond mieux.ues amitiés douteuses, notamment avec Johnny « Handsome » Roselli et Anthony « The Animal » Fiato, deux caïds de la Mafia de Chicago. Plus tard, il se défendra que cette amitié ait été au-delà de quelques fMais ce n’est pas sur le ring que Dino Crocetti va connaître la gloire. S’il boxe sans pour autant évoluer dans un milieu pro, sa belle voix de basse est repérée par Ernie McKay, le leader d’un combo de jazz, qui le convainc de son potentiel de chanteur. Acceptant de se produire sur la scène de nombreux speakeasies New Yorkais, Dino, devenu pour l’occasion Dino Martini commence à accéder à la notoriété, abandonnant vite le style jazzy pour un répertoire de crooner latino qui lui correspond mieux.réquentations mondaines.

Mais ce n’est pas sur le ring que Dino Crocetti va connaître la gloire. S’il boxe sans pour autant évoluer dans un milieu pro, sa belle voix de basse est repérée par Ernie McKay, le leader d’un combo de jazz, qui le convainc de son potentiel de chanteur. Acceptant de se produire sur la scène de nombreux speakeasies New Yorkais, Dino, devenu pour l’occasion Dino Martini commence à accéder à la notoriété, abandonnant vite le style jazzy pour un répertoire de crooner latino qui lui correspond mieux.

En 1940, il abandonne définitivement son nom d’origine pour se faire connaître sous le nom de Dean Martin, un pseudonyme, suggéré, dit-on, par un autre jeune chanteur qu’il rencontre dans les coulisses d’un cabaret, Frank Sinatra. En dépit de son mariage en 1940, Dean Martin est tout de même appelé sous les drapeaux en 1941, mais le jeune père de famille nombreuse qu’il est (il a alors deux enfants) n’est pas tenu d’aller au front. Il passe donc la guerre en Ohio, en tant qu’infirmier dans un hôpital militaire, avant d’être réformé à cause d’une double hernie discale.

L’Auguste et le clown blanc

Une fois la guerre terminée, Dean Martin décide de quitter New York pour tenter sa chance à Hollywood, comme tant d’autres. Mais il essuie refus sur refus. La chance le fait cependant rencontrer un jeune homme amusant, qui lui aussi galère de déconvenue en déconvenue : Joseph Levitch, qui tente sa chance comme comique sous le pseudonyme de Jerry Lewis. Se prenant de sympathie l’un pour l’autre, le petit juif du New Jersey et le descendant d’Italiens de l’Ohio décident de former un duo chantant, Martin and Jerry. Si Dean Martin représente le crooner costaud et sérieux, Lewis, lui, est le rigolo du groupe, faisant mimiques et grimaces derrière son compagnon de scène.

Fonctionnant sur le principe de l’Auguste et du clown blanc, le duo se produit pour la première fois en 1949 à Atlantic City et casse immédiatement la baraque. Le contraste entre le « Old Grinder » (Martin) et le « Monkey » (Lewis) fonctionne à merveille et le public adhère. Après le théâtre, le cabaret, la radio et la télévision (ils seront des invités très récurrents du Colgate Comedy Hour, parrainé par la pâte dentifrice du même nom), c’est le cinéma qui leur tend les bras en 1953 lorsqu’ils sont engagés pour My Friend Irma, réalisé par Cy Howard. Après ce succès prévisible, le duo enchaîne les longs-métrages (My Friend Irma Goes West, Le Soldat récalcitrant ou Bon sang ne peut mentir, Artistes et modèles…) et les triomphes, à tel point qu’ils se retrouvent plagiés par un autre duo comique, Duke Mitchell et Sammy Petrillo, qui photocopient intégralement leurs personnages, leurs mimiques, pour ne pas dire leurs sketchs, et les plagient sans vergogne.

Le duo de plagiaires ira même jusqu’à tourner une pantalonnade filmique, Bela Lugosi Meets A Brooklyn Gorilla, dans laquelle le pauvre ex-interprète de Dracula vient se ridiculiser pour quelques dollars de plus. Pour obliger ces faussaires professionnels à cesser leurs clowneries, le tandem d’origine est même obligé de recourir à la loi, intentant un procès à Mitchell et Petrillo et obtenant gain de cause. Révélateur du succès que rencontrent Martin and Lewis, cette anecdote ne parvient pas, cependant, à unir les deux comiques de manière durable, tant les tensions dans le duo sont nombreuses et croissantes. Les mauvaises langues prétendent que Dean Martin jalouse de plus en plus le succès de Lewis (si Jerry était, au départ, le faire-valoir comique de Dean, les rôles s’étaient progressivement inversés), mais il est vrai que le cinéma et la chanson sont également demandeurs de Dean Martin seul.

Ainsi, il enregistre plusieurs disques en solo (Dean Martin Swings, Swingin’ Down Wonder…) entre 1953 et 1956, date à laquelle le tandem cesse officiellement d’exister. Le divorce se fait dans la douleur, mais les deux ex-amis savent intelligemment rebondir sur leurs carrières personnelles. Lewis et Martin gardent une dent réciproque l’un contre l’autre, comme l’indique le personnage du crooner fat et insupportable, parodie évidente de Dean Martin, que Lewis interprète dans le film Docteur Jerry et Mister Love.

Le « King of Cool »

Si Le Bal des maudits ou Comme un torrent démontrent que Martin est un acteur efficace en solo, c’est surtout  Rio Bravo , d’Howard Hawks, qui lui permet de s’imposer comme un véritable comédien de premier ordre, alors qu’il crève l’écran aux côtés de John Wayne, dans son rôle de shérif adjoint alcoolique. Ce succès lui vaut un ticket d’entrée définitif pour Hollywood, introduit qu’il est par son ancien ami de cabaret ayant lui aussi réussi dans la Cité des Anges, Frank Sinatra.

C’est Sinatra qui présente Martin à Humphrey Bogart, Sammy Davis Jr,. Lauren Bacall et Peter Lawford, et conseille au crooner de revisiter son patrimoine musical italien. Un conseil qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd puisque ce dernier triomphe avec « Volare », « Dino Latino » ou « That’s Amore », autant d’interprétations kitsch de chansons « all’italiana » très en vogue alors.

C’est les Rats

Toujours coaché par le très mondain Sinatra, Dean Martin devient un membre incontournable de la jet society hollywoodienne et new-yorkaise, multipliant les rencontres pas toujours heureuses. Car Sinatra, qui cache une ambition démesurée derrière son visage poupin, mange à tous les râteliers, et si un politicien de premier plan comme John Fitzgerald Kennedy, une actrice légendaire comme Lauren Bacall ou une petite jeune pleine de promesses comme Judy Garland sont des convives très réguliers de ses soirées privées, c’est aussi le cas du gangster Sam Giancana qu’il ne manque pas de présenter à Martin.

Ce dernier s’entiche très vite du mafieux du fait de leurs origines italiennes communes et de son propre passé peu clair à jouer les videurs dans les bars clandestins de New York et Chicago. Cette amitié sincère est cependant à l’origine du Rat Pack, ce quintet musico-comique formé par Sinatra, Martin, Davis Jr., Joey Bishop et Peter Lawford (ce dernier devant sa place dans le groupe moins à son talent qu’à son amitié avec Sinatra et au fait d’être le beau-frère de John F. Kennedy). Se produisant sur toutes les scènes des Etats-Unis, The Rat Pack fait un triomphe au point d’animer les soirées de la Maison Blanche lorsque Kennedy y reçoit Khrouchtchev ou De Gaulle.

Se produisant autant au music-hall qu’au cinéma, le groupe (plus ou moins complet selon les époques) peut-être vu dans des longs-métrages aussi divers que L’Inconnu de Las Vegas (la version de 1960 de Ocean’s Eleven), Sergeants 3 ou encore 4 For Texas (pour la petite histoire, des extraits de ces deux derniers films seront plus tard utilisés par Michel Hazanivicius dans le cadre de sa parodie des classiques de la Warner Bros : Le Grand détournement).

À la scène, s’ils reprennent les succès des uns et des autres, ils enregistrent peu de disques originaux, se contentant la plupart du temps de produire les disques tirés de leurs concerts en public. S’ils tournent régulièrement ensemble, aucun n’oublie sa carrière solo et Martin, lui, continue à sortir titre sur titre sous son nom propre comme « Cha Cha Cha de Amor », « Italian Love Song », « Everybody Loves Somebody » (qui détrône The Beatles au hit-parade américain) ou « The Door Is Still Open to My Heart ». Au cinéma, lorsqu’il ne tourne pas aux côtés des autres « rats » , il enchaîne les rôles de gangster, de flic au grand c?ur, de pistolero sans scrupules ou de séducteur viril tant son physique est parfaitement adapté à des rôles de « dur ».

On TV

En 1965, NBC lui propose l’animation du Dean Martin Show, une émission de divertissement qui fait un tabac. S’il continue à chanter et à tourner au cinéma, il devient surtout un homme de télévision, n’hésitant pas à se moquer ouvertement de sa réputation d’alcoolique en faisant semblant de consommer des spiritueux à l’écran, en direct et en public). Cette activité d’animateur télé l’éloigne un peu du Rat Pack qui, de toutes façons, commence à se faire discret.

Roulant ouvertement pour Kennedy, les cinq chanteurs sont priés de se faire tout petits dès la prise de pouvoir de Johnson, ce qui est ensuite confimé par Nixon. Sinatra lui-même commençant à payer le prix médiatique de ses amitiés douteuses, le quintette se sépare tranquillement, par usure. Les prestations télévisées rappellent à l’Amérique qu’avant d’être un acteur sérieux, Martin fut une authentique force comique. Ainsi, le cinéma le rappelle, mais pour jouer des personnages décalés d’homme très sérieux mais confronté à des situations loufoques comme dans How To Save A Marriage (And Ruin Your Life) ou Bandolero !

La classe américaine

Le succès du Dean Martin Show dure jusqu’en 1974, date à laquelle l’émission s’arrête, mais le crooner se relance aussitôt avec The Dean Martin Celebrity Roast, émission assez trash où les invités viennent se faire ridiculiser par l’acteur, très en verve. Ronald Reagan, du fait de sa formation de comédien, est l’un des seuls à s’en tirer avec les honneurs. Émission de divertissement mêlant sketches et interrogatoires politiques, The Dean Martin Celebrity Roast vaut à l’ex-Crocetti une réputation d’interviewer à la dent dure, n’hésitant pas à envoyer ses inviter dans les cordes verbalement.

Bien qu’incisive, l’émission est cependant un tremplin obligé pour toute promotion et nombreux sont les invités venant sciemment se faire démolir par l’ironie mordante de Martin qui, malgré le poids des ans, n’a rien perdu de son énergie. Cependant, cette activité de démolisseur en gros oblige quelque peu le comique à lever le pied sur ses autres activités et on ne le voit plus que rarement dans les studios d’enregistrement, à l’exception de la télévision. S’étant publiquement réconcilié avec Jerry Lewis en 1976 grâce au truchement de Frank Sinatra (qui profite d’une tournée exceptionnelle du Rat Pack pour faire venir Lewis sur scène, au grand dam de Martin qui ne put que lui donner l’accolade devant tout le monde), Dean Martin envisage un éventuel film où le duo se produirait à nouveau ensemble mais ce projet ne se concrétise pas du fait de la cote de popularité alors au ras des pâquerettes de Jerry Lewis, alors surtout connu aux Etats-Unis comme une espèce de comique ringard ayant réussi à percer à nouveau grâce à l’animation du Téléthon américain.

Dean Martin tourne encore au cinéma : L’équipée du Cannonball, en 1981 et sa suite Cannonball 2, en 1985, films dans lesquels il retrouve Sammy Davis Jr. (ainsi qu’un jeune inconnu venu de Chine : Jackie Chan) avant que le décès de son fils dans un accident d’avion et l’annonce de son emphysème ne viennent mettre un coup d’arrêt définitif à sa carrière en 1987. Déprimé et malade, Martin ne se produit plus qu’à quelques reprises (dont une avec Jerry Lewis en 1989) avant d’annoncer sa retraite définitive. L’annonce d’un Alzheimer en 1991 et d’un cancer de la gorge en 1993 le persuadent que la fin est vraiment proche.

Sans pour autant se laisser aller, l’ancien shérif adjoint Dude attend la mort, alors qu’il a déjà enterré la plupart de ses anciens collègues du Rat Pack. Un homme aussi exceptionnel ne pouvant décemment s’en aller sur la pointe des pieds et c’est le 25 décembre 1995, alors que l’Amérique se prépare à fêter Noël que les médias annoncent le décès de Dean Martin survenu dans sa 77ème année. L’un des derniers géants de la période classique Hollywoodienne et de la cool music venait de s’en aller.

 

 

 

Biographie de Ritchie VALENS

Ricardo Esteban Valenzuela Reyes, dit Ritchie Valens, né le 13 mai 1941 à Los Angeles et mort le 3 février 1959 à Clear Lake (en) dans l’Iowa, est un rocker américain d’origine indiano-mexicaine.

Bien avant Julio Iglesias et les Gipsy Kings, Ritchie Valens fut le premier Latino à placer un hit dans le top 50 des ventes de disques aux États-Unis, avec La Bamba.

Il fabrique lui-même sa première guitare, puis, alors qu’il fréquente encore l’école secondaire, signe un contrat avec le label Del-Fi (en), à Los Angeles en 1958.

Il part en tournée avec Eddie Cochran.

Avec des titres comme Come On Let’s Go en octobre 1958 puis 2 mois plus tard de Donna (qu’il écrivit pour sa petite amie), il est propulsé au sommet des charts américains. "Donna" a été repris par des artistes aussi divers que Cliff Richard, MxPx, The Youngbloods, Clem Snide, Cappadonna, et les Misfits.

En janvier 1959, il sort La Bamba, un titre largement inspiré d’un huapango (chanson de mariage mexicaine) mais qui ne sera un succès qu’après sa mort. C’est le premier tube dans lequel la contrebasse est remplacée par une basse électrique.

Le 3 février 1959, Ritchie Valens trouve la mort en même temps que Buddy Holly et Big Bopper, dans un accident d’avion à Clear Lake (en) dans l’Iowa lors d’une tournée à travers les États-Unis. Il avait 17 ans. On parle alors de The Day the Music Died. Don McLean en a fait, en 1971, une chanson émouvante intitulée "American pie".

Un film biographique réalisé par Luis Valdez retrace son histoire : La Bamba, sorti en salles en 1987 où Lou Diamond Phillips joue le rôle de Ritchie Valens.

Le chanteur français Jean-Luc Le Ténia lui a dédié une chanson, tout simplement nommée Ritchie Valens, dans son album "Far Piazza Pulita" (mars 2007) ; dans ce même album, il a aussi repris Donna.

Biographie de Frank Alamo

Frank Alamo (de son vrai nom Jean-François Grandin), né le 12 octobre 1941 à Paris et mort le 11 octobre 2012 dans sa ville natale, est un chanteur français.

Jean-François Grandin fait ses débuts dans la chanson en étant soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, canton de Crépy en Valois. Il est originaire d’une famille de la grande bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine.

Comme Richard Anthony, à qui il est souvent comparé, il a connu le succès dans les années 1960 comme d’ailleurs d’autres jeunes chanteurs de ces années-là (à commencer par Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Claude François, Dick Rivers et tous les autres), en reprenant en français des succès de la musique américaine et britannique. Car, à cette époque, les auteurs-compositeurs français, habitués au tango, au paso et au cha-cha-cha, n’étaient pas encore prêts à adopter ce nouveau style de musique.

Entre 1957 et 1959, son père l’envoyait apprendre l’anglais en Angleterre pendant les grandes vacances. Il rencontre Eddie Barclay à Val-d’Isère qui l’entend chanter ces chansons anglaises en français. Il prend le nom de scène de Frank (raccourci de François) et Alamo (car impressionné par le film Alamo, il criait Alamooo avant de faire le fou en ski).

On retiendra entre autres la chanson du groupe des Searchers Sweets for my sweet adaptée en français par Mort Schuman sous le titre de Ma biche ainsi que ses reprises des Beatles Je me bats pour gagner (A Hard Day’s Night) et Je veux prendre ta main (traduction presque mot à mot de I Want to Hold Your Hand). Poussé par son ami Patrick Villaret et son directeur artistique Léo Missir, il enregistra plusieurs chansons originales françaises qui ne connurent pas le succès des adaptations anglaises et américaines. Il n’a jamais chanté en Angleterre.

Il est classé en général dans la musique yé-yé ou de variétés.

Frank Alamo a participé à la première tournée de Sheila nommée La tournée du siècle fin 1963 début 1964. Il y était en première partie, et passait juste après Les Surfs. À la rentrée 1964 il était sur la scène de l’Olympia à Paris pour un spectacle consacré aux idoles des jeunes.

En 1969, Frank Alamo arrête la chanson et il eut par la suite d’autres métiers allant de la photographie professionnelle à la direction de la concession Jaguar de Neuilly.

Il a été à la tête d’une marque de voiture appelée Dallas de fabrication française et qui a été pendant quelques années le troisième constructeur français. En 2006, il revient à la chanson et assure plus de 200 galas.

Il s’est marié deux fois, a une fille Élodie, présentatrice de télévision et un fils Ronald, passionné de voitures. Il a deux petits-enfants, Gabriel et Raphaël. Il possède la même guitare qu’Elvis, une Gibson J-200 achetée en 1964 à Bruxelles.

Malgré la maladie qui lui a été récemment diagnostiquée (sclérose latérale amyotrophique), Frank Alamo reste dans la tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 4 qui fait un carton depuis le début de l’aventure en 2006[1].

Il meurt le 11 octobre 2012 à Paris – la veille de son anniversaire – des suites d’une sclérose latérale amyotrophique[2].

 

BIOGRAPHIE D’URSULA ANDRESS

L’actrice Ursula Andress, qui est née le 19 mars 1936 dans le canton de Berne, en Suisse, a marqué toute une génération, et bien d’autres, en incarnant une sensuelle James Bond girl dans le premier épisode de la saga, James Bond contre Dr No, sorti sur les écrans en 1962. Une scène devenue mythique qui l’a propulsée au rang de star internationale : en effet, lorsqu’elle sort de l’eau habillée d’un petit bikini blanc, Ursula ajoute immédiatement son nom à la liste des sex symbol. La comédienne incarne un fantasme, resté intact jusqu’à aujourd’hui, puisqu’en 2001, ce fameux maillot de bain deux pièces a été vendu aux enchères pour 35 000 livres sterling.

Mais avant de connaître la gloire et la notoriété, Ursula Andress fut d’abord une jeune femme au caractère bien trempé qui vivait en Suisse avec ses parents et ses cinq frères et soeurs. A 17 ans, elle quitte le nid familial et s’envole pour Rome au bras d’un acteur italien bien plus âgé qu’elle. Là-bas, elle commence à jouer la comédie dans quelques films où sa plastique prévaut sur un éventuel talent.

Mais sa non-carrière prend enfin de l’essor grâce à la rencontre improbable d’une haute figure du cinéma US : l’acteur Marlon Brando avec qui elle finit par entretenir une petite idylle. Ce dernier lui conseille vivement de tenter sa chance à Hollywood, aux Etats-Unis.

Après plusieurs entretiens, Ursula Andress signe à Londres, en Grande-Bretagne, un contrat avec les studios américains Columbia avant de prendre la direction du pays de l’Oncle Sam. Là-bas, elle fait la rencontre d’un autre comédien, devenu également une légende : l’acteur James Dean. L’histoire lui prête même une liaison avec le héros de La fureur de vivre. Puis, elle tombe amoureuse de l’acteur et réalisateur John Derek qu’elle épouse en 1957.

Alors qu’elle n’a pas encore tourné un seul film pour les studios Columbia, elle décide de racheter son contrat. Ursula Andress disparaît alors des plateaux de cinéma et ce jusqu’en 1962 où elle triomphe dans James Bond. Cette performance lui vaut même un Golden Globe, décerné en 1964.

Les sixties se révèlent florissantes pour l’actrice qui tourne dans une dizaine de productions : L’idole d’Acapulco (1963), Quoi de neuf Pussycat ? (1965) ou encore Casino Royal (1967).

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Ursula qui parle couramment l’allemand, l’italien, le français et l’anglais (avec un fort accent), voit son mariage avec John Derek voler en éclat. Elle finit par divorcer en 1966. A la même époque, elle tourne aux côtés du comédien français Jean-Paul Belmondo dans Les tribulations d’un Chinois en Chine.

Dans les années 1970, Ursula Andress se fait plus rare à l’écran. Le public la retrouve notamment dans Safari Express (1976) et The Mountain of the Cannibal God (1979). Puis en 1981, elle partage l’affiche, du film culte Le choc des Titans, avec le nouvel homme de sa vie : l’acteur Harry Hamlin, de quinze ans son cadet. En 1980, le couple a accueilli un petit garçon, Dimitri. Deux ans plus tard, leur histoire d’amour prend fin. Ursula, elle, continue de travailler aussi bien pour le cinéma que pour la télévision. C’est ainsi qu’elle fait une apparition dans la série culte Manimal ou encore dans Pierre le Grand.

Ursula Andress, qui a célébré ses 70 ans en 2006, reste plus que jamais associée à la révolution sexuelle des années 1960 et à ce vent de liberté qui a balayé la société.
Filmographie :
2005 : Die Vogelpredigt de Clemens Klopfenstein
1997 : Cremaster 5 de Matthew Barney
1996 : Alles Gelogen
1993-1994 : La caverne de la Rose d’or (TV)
1992 : Hola Raffaella (TV)
1989 : The Dame Edna Experience (TV)
1989 :Man against the mob : The chinatown murders (TV)
1988 : Klassäzämekunft de Walter Deuber
1987-1988 : Falcon Crest (TV)
1986 : Pierre le Grand (TV)
1985 : Liberté, égalité, choucroute de Jean Yanne
1983 : Manimal (TV)
1982 : Krasnye Kolokola de Sergei Bondarchuk
1981 : Le choc des Titans de Desmond Davis
1979 : The fifth Musketeer de Ken Annakin
1978 : Double Murders de Steno
1978 : The mountain of the Cannibal God de Sergio Martino
1976 : Sex with a smile de Sergio Martino
1976 : Safari Express de Duccio Tessari
1975 : Le avventure e gli amori di Scaramouche de Enzo G. Castellari
1975 : Africa Express de Michele Lupo
1975 : L’infermiera de Nello Rossati
1974 : Colpo in canna de Fernando Di Leo
1973 : L’ultima chance Maurizio Lucidi
1972 : Five against Capricorn
1971 : Soleil Rouge de Terence Young
1970 : Perfect Friday de Peter Hall
1969 : The southern star de Sidney Hayers
1968 : La dolce signore de Luigi Zampa
1967 : Casino Royale de Val Guest
1966 : Once before I die de John Derek
1966 : The blue Max de John Guillermin
1965 : La decima vittima d’Elio Petri
1965 : Les tribulations d’un Chinois en Chine de Philippe de Broca
1965 : Quoi de neuf, Pussycat ? de Clive Donner
1965 : She de Robert Day
1965 : Nightmare in the Sun de John Derek
1963 : 4 for Texas de Robert Aldrich
1963 : Fun in Acapulco de Richard Thorpe
1962 : James Bond 007 contre Dr No de Terence Young
1955 : Le avventure di Giacomo Casanova de Steno
1955 : La catena dell’odio de Piero Costa
1954 : Un Americano a Roma de Steno

BIOGRAPHIE DE DAVID HASSELHOFF

David Hasselhoff, né le 17 juillet 1952 à Baltimore dans le Maryland), est un acteur américain essentiellement connu pour ses rôles d’acteur principal des séries K 2000 et Alerte à Malibu. Il fut également l’un des juges de l’émission America’s Got Talent de 2006 à 2009. Il a aussi fait carrière dans la musique, essentiellement en Allemagne, le pays de ses ancètres (son arrière-arrière-grand-mère Meta, émigra avec sa famille originaire de Brême, vers Baltimore en 1865

Pendant six ans, il joue le docteur Snapper Foster dans le soap opera Les Feux de l’amour. Il connaît ensuite la célébrité en devenant Michael Knight de 1982 à 1986 dans la série K 2000 créée par Glen A. Larson.

Son contrat stipulait que des redevances lui seraient versées sur les profits engendrés par la série. Cela lui permet d’amasser une certaine fortune et de pouvoir racheter les droits sur Alerte à Malibu à la NBC.

Alerte à Malibu sort en 1989 mais après la première saison, la série est arrêtée. Croyant au potentiel de la série, David Hasselhoff y investit son propre capital, devient producteur exécutif de la série et la relance en 1991. Il y joue le rôle de Mitch Buchannon dans la série.

Le succès d’Alerte à Malibu est énorme. Dix nouvelles saisons seront tournées et le succès se propage hors des frontières des États-Unis, la série est connue internationalement. Avec cette série, David Hasselhoff acquiert le statut d’« homme le plus vu au monde », donné par le livre Guinness des records.

Réalisant son rêve d’être un chanteur, il chante en 1989 « Looking for freedom » juste avant que ne tombe le mur de Berlin. Il chantera sur le mur, devant plus d’un million de personnes. En Allemagne, la chanson devient un symbole à ce moment-là et l’album accompagnant le single connaît un énorme succès : or et triple platine, caracolant en tête des hit-parades trois mois d’affilée.

En 1996, il a droit à son étoile sur la Walk of Fame.

En 2005, il fait une brève apparition dans Bob l’éponge, le film et A Dirty Shame de John Waters, originaire comme lui de Baltimore. En 2006, on le retrouve aux côtés de Adam Sandler dans Click : télécommandez votre vie.

Depuis juin 2006, il est juge dans l’émission America’s got talent aux côtés de Brandy et Piers Morgan. À partir de la saison 2, Brandy sera remplacée par Sharon Osbourne.

Le 21 septembre 2010 il fait partie des 12 célébrités en compétition de la onzième saison de Dancing with the Stars, aux côtés notamment de Jennifer Grey, du jeune Kyle Massey, Audrina Patridge et de la fille de Sarah Palin, Bristol.

Il est le premier éliminé, le 22 septembre avec seulement 15 points donnés par les juges.

David Hasselhoff était marié à l’actrice Pamela Bach dont il a eu deux filles, Taylor-Ann et Hayley Amber, mais il a divorcé en 2006 pour divergences irréconciliables. Il a été auparavant marié à Catherine Hickland de 1984 à 1989.

Il a été le Guest Host de WWE RAW le 12 avril 2010, et crée le Alerte Malibu Match (Triple treat match) pour divas.

Il sera également l’un des juges de l’émission Britain’s Got Talent pour l’Édition 2011.

En 2012, il sera de retour au cinéma dans la suite de Piranha 3D.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Divers

Discographie

Single

  • I get the message / Piece of cake
  • I’m a little bitch
  • Our first night together (remix)
  • Les kids de KITT / Stay(avec Julie)
  • Looking for freedom
  • Lonely is the night
  • Torero – Te quiero
  • Is everybody happy?
  • Flying on the wings of tenderness
  • Song of the night
  • Je t’aime means I love you
  • Crazy for you
  • Are you still in love with me?
  • Freedom for the world
  • Let’s dance tonight
  • Do the Limbo dance
  • Gypsy girl
  • Casablanca
  • Hands up for Rock’n’roll
  • Everybody sunshine
  • The girl forever
  • Darling I love tou
  • Dance Dance d’Amoure
  • If I could only say goodbye
  • Wir zwei allein (avec Gwen)
  • Au ciel, une étoile (avec Nadège Trapon)
  • The best is yet to come – Hot shot city
  • Summer of love
  • Pingu Dance
  • Du
  • I believe (avec Laura Branigan)
  • Looking for freedom – The Oliver Lieb Remix
  • Hooked on a feeling
  • More than words can say (avec Egine Velasquez)
  • Looking for freedom (Remixes 2000)
  • Jump in my car