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Mort de Charles Pasqua, gaulliste et ancien premier flic de France

L’ex-ministre Charles Pasqua, 88 ans, pilier de la famille gaulliste et parrain politique de Jacques Chirac, avec lequel il avait fini par rompre, mais aussi de Nicolas Sarkozy, est décédé ce lundi, a-t-on appris de sources politiques concordantes.

Ancien ministre de l’Intérieur, ex-sénateur des Hauts-de-Seine, il avait mis un terme en 2011 à sa carrière politique, marquée par une part d’ombre liée à ses activités au sein de services d’ordre parallèles, ses réseaux africains et ses démêlés judiciaires. M. Pasqua était apparu la dernière fois en public le 30 mai pour le congrès fondateur des Républicains.

M. Pasqua est décédé lundi à l’hôpital Foch de Suresnes, a précisé dans un communiqué le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (Les Républicains).

Cité dans près d’une dizaine d’affaires (financement politique, vente d’armes à l’Angola), il avait été condamné définitivement en 2010 dans deux dossiers: à 18 mois de prison avec sursis pour le financement illégal de sa campagne européenne de 1999, via la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie), et à un an avec sursis par la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi (exportation de matériel de sécurité).

Il avait encore eu maille à partir avec la justice en mai dernier, avec le procès en appel de détournement de fonds publics dans la fondation d’art Hamon.

Né le 18 avril 1927 à Grasse (Alpes-Maritimes), Charles Pasqua, petit-fils de berger corse, s’était engagé à 16 ans dans la résistance et, gaulliste convaincu, il avait adhéré dès 1947 au Rassemblement du peuple français (RPF). Il avait fait carrière dans la société Pernod-Ricard.

– ‘trahison’ de 1995 –

Pièce maîtresse de l’équipe de Jacques Chirac dans les années 80, M. Pasqua était devenu ministre de l’Intérieur en 1986-1988 dans le gouvernement Chirac. Il avait à nouveau occupé cette fonction avec rang de ministre d’Etat en 1993-1995 dans le gouvernement d’Edouard Balladur, qu’il avait d’ailleurs préféré à M. Chirac lors de la présidentielle de 1995.

Les blessures, liées à l’Europe mais surtout à la « trahison » de 1995, étaient restées vives entre les deux hommes et Jacques Chirac et Charles Pasqua ne s’étaient jamais réconciliés. Au point que M. Pasqua avait même publiquement mis en cause son ancien mentor lors d’une conférence de presse.

Pilier des Hauts-de-Seine, département qu’il a présidé de 1973 à 1976 et de 1988 à 2004, ancien député et ancien sénateur, il s’était fait souffler la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983 par un jeune et ambitieux Nicolas Sarkozy, dont il avait contribué à l’ascension et dont il était redevenu proche par la suite.

Il avait claqué la porte du RPR en 1999 pour fonder et présider un temps le Rassemblement pour la France (RPF), parti souverainiste, à la tête duquel, associé avec Philippe de Villiers, il avait fait un meilleur score que la liste RPR-DL de Nicolas Sarkozy.

Connu pour ses formules choc -« il faut terroriser les terroristes » avait-il lancé place Beauvau- il restera lié aussi au Service d’action civique (SAC), sorte de police secrète créée à la fin des années 1950 et à une législation restreignant le droit d’asile en juin 1993. Son nom est aussi associé à la mort, en 1986, d’un jeune homme d’origine marocaine, Malik Oussekine, décédé sous les coups de la police pendant une manifestation étudiante à Paris pendant qu’il était ministre de l’Intérieur.

La mort de son fils unique, Pierre Philippe, en février dernier l’avait très profondément affecté et avait accéléré son affaiblissement physique, constaté ces dernières années.

« La France perd l’un de ses plus grands serviteurs », a aussitôt réagi Nicolas Sarkozy. « Nous avons aux côtés de J. Chirac mené bien des combats ensemble. Puis nos routes ont divergé. Mais sa personnalité m’impressionnait », a réagi sur Twitter Alain Juppé.

Il a « inlassablement terrorisé la pensée unique », a salué Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) tandis que le numéro deux du FN, Florian Philippot, a rendu hommage à « un grand patriote ».

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a salué « la mémoire », dans un bref communiqué rappelant que la carrière politique de M. Pasqua « fut notamment marquée par deux passages au ministère de l’Intérieur ».

« Même si son action fut controversée, je veux saluer le résistant attaché à la République », a tweeté Bruno Le Roux (PS). Seule à ne pas le saluer, Emmanuelle Cosse (EELV) a lancé: « On évoque le résistant (…) Et moi je pense a Malik Oussekine… ».

Alain de Greef : Mort de l’ex-directeur des programmes de Canal+

C’est un grand homme de la télévision qui s’est éteint ce lundi 29 juin. Le pionnier de Canal+ Alain de Greef s’est éteint à l’âge de 68 ans, comme l’ont confirmé nos confrères de BFM en milieu de soirée, citant l’entourage familial du défunt. Ancien directeur des programmes, Alain de Greef est celui qui a initié la notion de ce qu’on continue d’appeler « l’esprit Canal« , cet humour propre à la chaîne cryptée qu’il a su insuffler avec génie. On lui doit notamment la mise à l’antenne de Canal+ d’émissions devenues cultes comme Nulle Part Ailleurs, Les Nuls l’émission, Les Guignols de l’Info ou encore Groland.

Né en 1947 à Boulogne-Billancourt, près de Paris, Alain de Greff commence sa carrière au début des années 1970 à l’ORTF. A l’époque, il est simple chef-monteur. C’est en 1980, avec l’arrivée d’Antenne 2, qu’il prend du galon : après quatre années de service sur la chaîne, il est promu chef d’atelier de production. Il lance alors Les Enfants du rock, émission devenue culte qui restera à l’antenne pendant six années.

Avide de nouvelles expériences professionnelles, Alain de Greff prend part au pari fou de la télévision payante : en 1984, il embarque dans l’aventure Canal+. Il y est nommé directeur de production avant de devenir directeur des programmes deux ans plus tard. Alain occupera ce poste jusqu’en 1994. Alors que Canal+ fête ses 10 ans, la chaîne n’a jamais compté autant d’abonnés et Alain de Greef n’y est pas pour rien : c’est logiquement qu’il devient alors directeur général de la première chaîne à péage de France. Poste qu’il occupera jusqu’à la fin des années 2000.

En 2001, s’il n’est plus directeur des programmes de la chaîne, il demeure haut placé dans la hiérarchie du groupe Canal. C’est ainsi qu’il se lance dans un ambitieux chantier : pour contrer la montée en puissance de LCI (groupe TF1), il modernise i-Télévision, chaîne info rebaptisée i-TÉLÉ tout en militant pour l’arrivée de cette antenne sur la TNT. Pas le temps de mener à bien son projet puisqu’à l’instar de Pierre Lescure, il fait partie des personnalités mises à la porte au moment du rachat par le Vivendi de Jean-Marie Messier. Il est alors âgé de 54 ans, sa carrière s’achève ainsi.

D’autant que rapidement après, son état de santé se dégrade. « Je vis au rythme de mes maladies diverses et variées. J’ai été opéré d’un cancer de la mâchoire« , confiait pudiquement à Satellifax fin 2014. « J’ai recentré ma vie autour du jazz et des arts plastiques. Je me suis retranché dans les murs de la musique et le silence des musées. » C’est donc l’art, sous toutes ses formes, qu’il aimait tant qui a égayé les derniers mois, souvent difficiles, de cette vie au service du petit écran.

 

Patrick Macnee, star de la série « Chapeau melon et bottes de cuir », est mort à 93 ans

John Steed est mort. Patrick Macnee, l’acteur qui interprétait l’agent secret britannique dans la série Chapeau melon et bottes de cuir, est mort à l’âge de 93 ans à son domicile de Rancho Mirage en Californie (Etats-Unis), indique son fils, Rupert, cité dans un communiqué publié sur le site de l’acteur (en anglais), jeudi 25 juin.

Daniel Patrick Macnee a acquis une renommée mondiale grâce au rôle du flegmatique et élégant agent secret John Steed dans la série culte des années 60, aux côtés notamment de Emma Peel (incarnée par Diana Rigg) puis de Joanna Lumley qui jouait Purdey. Il est aussi apparu dans d’autres séries à succès comme Magnum, Pour l’amour du risque ou Frazier.

Darryl Hamilton : L’ex-star du base-ball assassinée, sa compagne se suicide…

 

Un drame terrible s’est noué au domicile de Darryl Hamilton, ancienne star de la MLB, la ligue de base-ball nord-américaine. L’ex-joueur a été retrouvé mort, abattu de plusieurs coups de feu, tout comme sa compagne, qui semble s’être suicidée…

La police de Pearland, petite ville de la banlieue de Houston au Texas, a indiqué avoir retrouvé dimanche 21 juin le corps sans vie de l’ancien joueur de 50 ans, près de la porte d’entrée. Plusieurs blessures par balles indiquent qu’il aurait été abattu. Et l’auteure de ce meurtre pourrait être sa compagne de 44 ans, Monica Jordan, retrouvée morte dans une autre partie de la maison. Selon les forces de l’ordre, elle aurait succombé à des blessures qu’elle se serait elle-même infligées à l’aide d’une arme à feu. Au sein du domicile, les forces de l’ordre ont retrouvé l’enfant du couple âgé de 14 mois, indemne, qui a immédiatement été confié aux services de protection de l’enfance.

L’enquête s’oriente vers un drame familial, d’autant plus qu’aucun signe de lutte n’a été constaté dans la maison de Darryl Hamilton, retraité depuis 2001 des terrains de base-ball. Une source judiciaire, Jeri Yenne, procureur du Brazoria County, a révélé que Monica Jordan avait plaidé coupable dans une affaire dans laquelle elle était accusée d’avoir mis le feu à la maison qu’elle partageait avec son mari d’alors, le soupçonnant de l’avoir trompée. Elle l’avait poursuivi avec un bidon d’essence, tentant de le lui renverser dessus.

Tout au long de sa carrière riche de treize saisons au sein de la MLB, ce joueur de champ extérieur est passé par les clubs des Brewers de Milwauckee, des Texas Rangers, des Colorado Rockies, des San Francisco Giants et des New York Mets. Après sa retraite, il avait officié en tant que consultant télé pour différents médias et travaillé au sein même de la MLB, « choquée » par la mort de cet homme apprécié de tous, décrit comme une « personne talentueuse et avenante« .

Darryl Hamilton était le père de deux autres garçons, Donovan et Julian, fruit de son mariage avec le mannequin Ursaline Steinke.

Décès de l’actrice italienne Laura Antonelli

Décès de l'actrice italienne Laura Antonelli

Triste nouvelle pour les cinéphiles : l’actrice Laura Antonelli, 74 ans, a été retrouvée morte ce lundi 22 juin à son domicile de Ladispoli, à une quarantaine de kilomètres de Rome, nous apprennent nos confrères du Parisien. Les causes du décès n’ont pas été révélées. Elle avait tourné avec de très grands noms du cinéma italien comme Luchino Visconti, Dino Risi, Ettore Scola et Luigi Comencini et avait été la compagne de Jean-Paul Belmondo.

Le 28 novembre 1941 à Pula en Istrie, Laura Antonaz, son vrai nom, débute sa carrière dans un feuilleton western très populaire, Carosello, avant d’obtenir ses premiers petits rôles au cinéma dans la seconde moitié des années 1960. Après quelques premiers rôles notables, elle devient très célèbre grâce au film Malicia de Salvatore Samperi en 1973. Pour ce rôle, elle remporte le Calice d’or de la meilleure actrice.

En Italie, elle tourne désormais pour des maîtres tels que Dino Risi (Sexe fou, 1973 et Les Derniers Monstres, 1982), Ettore Scola (Passion d’amour, 1981), Luigi Comencini (Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ?, 1974) et Luchino Visconti (L’Innocent, 1976). La France également courtise cette brune élégante. Elle apparaît dans Sans mobile apparent (1971) de Philippe Labro, Les Mariés de l’an II (1971) de Jean-Paul Rappeneau ou Docteur Popaul (1972) de Claude Chabrol. Sur ces films, elle rencontre un certain Jean-Paul Belmondo dont elle tombe amoureuse. L’actrice quitte son époux, le producteur italien Enrico Piacentini, pour vivre à Paris avec le Magnifique. Leur histoire d’amour, passionnée et orageuse, durera de 1972 à 1980.

En avril 1991, la carrière de Laura Antonelli prend fin brutalement. Trente-six grammes de cocaïne sont retrouvés dans sa villa. En première instance, elle est condamnée pour trafic de drogue à trois ans et six mois de prison. Ce n’est qu’en 2000 que la cour d’appel de Rome l’acquitte des accusations de trafic et ne retient que la détention à usage personnel. Entre-temps, Laura Antonelli a confié son visage à un chirurgien esthétique dont les injections de collagène auront des effets catastrophiques. L’actrice fait une réaction allergique dont elle garde des séquelles. Laura Antonelli traîne en justice son médecin et les producteurs d’un film qui l’avait obligée à subir ce traitement, elle sera finalement déboutée. En grande détresse psychologique, elle est internée mais n’abandonne pas le combat. Avec son avocat, elle porte plainte contre le ministère de la Justice. Le 23 mai 2003, elle obtient gain de cause et une indemnité de 108 000 euros.

Depuis longtemps déjà, elle vit recluse. En 2003, un journaliste qui parvient à l’avoir au téléphone s’entend répondre : « Laura Antonelli n’existe plus. » Depuis quatre ans, elle vivait à Ladispoli. Dans une interview accordée au journal local en 2012, celle qui fut Laura Antonelli confiait qu’elle appréciait beaucoup le soutien de la communauté religieuse de Ladispoli et la discrétion de ses habitants.

 

Juan José Estrada : Mort à 51 ans de l’ancien champion de boxe, poignardé…

Falleció una leyenda del box en Tijuana: Juan José

 

La famille de la boxe est en deuil. Ancien champion du monde dans la catégorie super-coq, Juan José Estrada est mort hier, dimanche 21 juin, à Tijuana (Mexique), dans sa ville natale. Âgé de 51 ans, l’ex-boxeur surnommé « Dynamite » a été poignardé au cours d’une dispute familiale, racontent L’Équipe et l’AFP…

C’est un triste et brutal dernier round qu’a vécu Juan José Estrada. L’ancien boxeur, devenu éboueur en Basse-Californie (Mexique), a été assassiné. D’après L’Équipe, l’ex-champion du monde aurait été emmené dans une pharmacie dans la matinée de dimanche. Mais, grièvement blessé à l’arme blanche, il serait mort avant l’arrivée des secours. « Il y aurait eu une dispute chez lui avec des proches qui l’auraient blessé, vraisemblablement avec un couteau« , aurait indiqué un enquêteur. Le coupable n’aurait toujours pas été interpellé pour l’instant selon la justice locale.

Juan José Estrada était bien connu chez les amateurs de boxe des années 80. En 1987, « Dynamite » avait décroché le titre de champion du monde WBC puis le titre WBA l’année suivante, dans la catégorie super-coq. Le Mexicain raccrochera les gants avec un bilan de 36 victoires – dont 30 par KO – et 11 défaites en 47 combats.

Malheureusement, comme d’autres boxeurs avant lui, à l’instar d’un certain Fabrice Bénichou en France, Juan José Estrada a connu une véritable descente aux enfers après sa retraite des rings. Il connaîtra des démêlés avec la justice et sera emprisonné en 2005 dans une affaire de drogue. En Basse-Californie, l’ancien boxeur travaillait désormais comme ramasseur d’ordures à l’université.

Michel Delpech face au cancer : Il ‘s’éteint’ et ne sera ‘plus là en septembre’

Les nouvelles ne sont malheureusement pas rassurantes pour Michel Delpech. Atteint d’un cancer de la gorge et de la langue déclaré il y a deux ans et toujours hospitalisé, le chanteur vivrait ses dernières semaines, selon ce que vient de révéler en son nom son ami Michel Drucker. « Il s’éteint doucement« , a dit l’animateur lors d’une apparition filmée dans un salon littéraire, vidéo diffusée aujourd’hui, dimanche 14 juin, sur le site du Parisien.

« Vous ne serez plus là en septembre« 

Attendu pour un premier one-man show étonnant en janvier prochain, Michel Drucker raconte aussi des histoires tristes. Comme hier, à Aix-en-Provence, lors de la première édition du salon Plumes de stars – rendez-vous littéraire dont il est le parrain -, où l’animateur de Vivement dimanche proposait un teaser de son spectacle. C’est une standing ovation de plusieurs minutes qu’il a récoltée, ému – les fruits d’une heure seul en scène. Il a donné, au passage, des nouvelles de Michel Delpech, selon le souhait de ce dernier. « Il s’éteint doucement, et si je vous en parle, c’est qu’il m’a demandé de le faire« , assure sur scène, micro à la main, la figure de France 2.

Hospitalisé à domicile, Michel Delpech aurait ainsi « demandé au médecin de lui dire la vérité en face« . « Il savait qu’il était vraiment malade, mais il voulait savoir « j’en ai pour combien de temps ? » Et le médecin lui a dit : « vous ne serez plus là en septembre »« , ajoute, la mine grave, Michel Drucker, qui continue de rendre visite à son ami « tous les trois ou quatre jours« . C’est lors de ces visites que le chanteur, auteur du poignant livre Vivre ! (Ed. Plon) en mars dernier, lui a demandé d’évoquer publiquement son cas. « Il me dit : « parle de moi, parle de moi sur scène, parle de moi dans tes livres, dis que j’ai été courageux »« , poursuit l’animateur.

Michel Drucker, qui parle du cancer de la langue comme d’une « chose effrayante » pour un chanteur, puisqu’il ne peut plus chanter (ni même parler), comme l’artiste l’a annoncé récemment, termine sur une anecdote émouvante. « Il m’a dit « je ne serai plus là quand tu monteras sur scène, fais-moi ton one-man », et je lui ai fait dans sa chambre, en tenant la perfusion, mon one-man show, il aura été mon premier spectateur« , conclut-il, sous les applaudissement d’un public ému.

« La mort m’inquiète« 

A 69 ans, Michel Delpech s’était confié en mars dernier au magazine Gala. L’interprète de Pour un flirt ou du Loir-et-Cher, traité en chimiothérapie et radiothérapie, confiait qu’il ne pourrait plus jamais chanter et disait réfléchir à une « reconversion« . Mais il gardait espoir, malgré une rechute après une phase de rémission. « Je me croyais guéri alors que je ne l’étais pas. J’ai confondu rémission et guérison. Depuis l’annonce de ma rechute, je ne tire plus de plans sur la comète. Néanmoins, je crois profondément à ma survie« , disait, depuis sa chambre d’hôpital, l’artiste, qui peut compter sur le soutien de sa femme Geneviève et ses enfants.

Quant à la mort, Michel Delpech reconnaissait qu’elle l' »inquiète« . « Pour être honnête, j’en ai beaucoup plus peur que je ne le dis ou que je n’ose me l’avouer« , disait-il, laissant cette décision entre les mains « du grand patron« .

 

Mort de Christopher Lee : Le légendaire acteur s’est éteint à l’âge de 93 ans

 

Célèbre visage du septième art, Sir Christopher Lee, est mort à l’âge de 93 ans. L’acteur anglais est décédé dimanche 7 juin des suites d’un arrêt cardiaque, au London’s Chelsea and Westminster Hospital, à Londres. The Telegraph, qui a révélé la triste nouvelle, cite des membres de la famille. Christopher Lee était traité depuis plusieurs semaines pour des problèmes respiratoires. Il avait d’ailleurs fêté son anniversaire à l’hôpital, le 27 mai.

L’épouse de longue date du comédien, Birgit  »Gitte » Lee, a choisi de ne pas ébruiter la nouvelle de sa mort avant que toute la famille ne soit au courant. Le couple, marié depuis plus de cinquante ans, avait une fille, Christina.

Plus de 200 films à son actif

Né d’une mère d’origine italienne et d’un père colonel de l’armée britannique, Christopher Lee n’a pas débuté sa carrière au cinéma. Désireux de devenir garçon de bureau à La City à Londres, ses rêves ont été bousculés par la Seconde Guerre mondiale. Engagé dans la RAF, il a combattu en Afrique du Nord. Cousin de Ian Fleming (le créateur de James Bond), Christopher Lee a fini par se lancer dans le théâtre après la guerre. Comme beaucoup de ses confrères, c’est tout naturellement qu’il s’essaiera au cinéma. Il devient alors, avec Peter Cushing, la figure emblématique des films d’horreur de la Hammer, une célèbre maison qui a signé notamment Frankenstein s’est échappé ou encore Le Cauchemar de Dracula. Abonné aux rôles de méchants mystérieux, Christopher Lee aura également interprété l’un des plus célèbres personnages de la culture anglaise, Sherlock Holmes, en incarnant entre autres le célèbre détective dans le cultissime Chien des Baskerville.

À la fin des années 1980, celui que l’on pensait tombé en désuétude revient avec le film de Richard Lester, Le Retour des Mousquetaires. Il devient ensuite l’un des membres récurrents des films de Tim Burton (Sleepy Hollow, Alice au pays des merveilles…) et enchaîne les seconds rôles. Il est également connu pour d’autres rôles, le Comte Dooku dans Star Wars : épisode II – L’Attaque des clones (2002) ou encore le mage Saroumane, corrompu par le Seigneur du Mal, Sauron, dans la trilogie Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.

Considéré comme l’un des acteurs les plus prolifiques du cinéma britannique (avec plus de 200 films à son actif), Christopher Lee terminera sa carrière avec de courtes apparitions, de Hugo Cabret à Dark Shadows, en passant par Le Hobbit où il reprend le costume de Saroumane. Son dernier film à paraître au cinéma est Angels in Notting Hill dans lequel il tient le premier rôle. Il était également annoncé aux côtés d’Uma Thurman dans The 11th, long métrage de Xavier Nemo actuellement en préproduction.

 

Jerry Collins: Le rugbyman tué avec sa femme, leur bébé ‘dans un état désespéré’

 

A le voir évoluer tel un bulldozer sur les terrains de rugby, on aurait pu croire que rien ne pourrait jamais stopper Jerry Collins. Hélas, le fameux ancien 3e ligne des All Blacks, qui jouait dernièrement à Narbonne en Pro D2, a tragiquement trouvé la mort vendredi matin (5 juin 2015) dans un accident survenu sur l’autoroute A9, dans lequel son épouse a également été tuée ; leur bébé agé de quelques mois se trouve « dans un état désespéré« , selon la préfecture de l’Hérault…

Bus contre voiture, un choc forcément impitoyable. Pour des raisons qui restent encore à déterminer, le véhicule de Jerry Collins, 34 ans, s’était arrêté près du péage ouest de Béziers (dans le sens Montpellier-Béziers) lorsqu’un bus est venu le percuter de plein fouet, vers 4h30. Le quotidien régional Midi Libre évoque un incident technique qui aurait affecté l’automobile du sportif et lui en aurait fait perdre le contrôle ; elle se trouvait « sur la droite de la chaussée, mais en travers de la voie de circulation » lorsque le bus est arrivé sans pouvoir l’éviter, la projetant « à une dizaine de mètres contre les barrières centrales de sécurité« . Si les 22 occupants du poids lourds en provenance du Portugal, extrêmement choqués et pris en charge sur une aire d’autoroute par une cellule psychologique, s’en tirent à bon compte (le chauffeur a été légèrement blessé au poignet), la violence de la collision a été fatale à Jerry Collins et sa femme, tués sur le coup.

L’ancien international néo-zélandais (48 sélections avant sa retraite en 2008, dont 3 en tant que capitaine, pour 25 essais), célèbre aussi bien pour son impact physique et ses plaquages dévastateurs que pour ses cheveux blond péroxydé, et sa compagne avaient avec eux leur petite fille (qui serait née le 26 janvier dernier), qui a été évacuée vers un hôpital de Montpellier « dans un état désespéré« , selon les informations de Midi Libre, et dont le pronostic vital est tristement engagé. Le quotidien précise que les deux conducteurs du bus avaient sorti la fillette de la carcasse du véhicule de ses parents avant l’arrivée des secours.

L’imposant athlète (1,91 m, 108 kg) s’était engagé comme joker médical en janvier à Narbonne en Pro D2, après une année sabbatique qui avait suivi son passage dans le championnat japonais, sous le maillot de Yamaha Jubilo (2011-2013). Il avait précédemment porté les couleurs des Wellington Hurricanes (1999-2007), de Toulon (2008-2009) et des Ospreys (2009-2011).

 

Ben E. King : Mort à 76 ans du chanteur de l’inoubliable  »Stand by me »

La planète soul est en deuil : Ben E. King est mort à l’âge de 76 ans. Connu pour son inoubliable Stand by me, un standard repris par de multiples artistes, comme John Lennon, il est décédé hier, jeudi 30 avril 2015, de causes naturelles, comme l’a confirmé aujourd’hui son porte-parole au journal The Telegraph.

Né Benjamin Earl Nelson à Henderson (Caroline du Nord), Ben E. King débute comme beaucoup par le gospel, avant de faire ses armes dans des groupes comme The Four B’s puis The Five Crowns, après avoir déménagé à Harlem. Repérés, ils deviennent les nouveaux Drifters en remplaçant les chanteurs du groupe, virés par leur producteur. C’est l’heure des premiers succès pour Ben E. King, avec notamment There Goes my Baby, Dance With Me, This Magic Moment, Save the Last Dance for Me ou encore I Count the Tears.

Après un différend d’ordre financier avec le producteur, Ben E. King quitte le groupe et se lance en solo au début des années 1960, et il adopte définitivement ce nom. S’ensuit un premier carton, Spanish Harlem, avant de co-écrire et chanter Stand by Me, qui restera dans le panthéon de la soul et deviendra un classique repris par John Lennon, Elvis Presley, Marvin Gaye ou plus récemment Seal et Lady Gaga. « Je suis tellement fier qu’elle ait résisté au temps« , disait-il il y a encore quelques mois à propos de son tube, quatrième chanson la plus jouée à la radio et à la télé américaine du XXe siècle.

Fort de ce succès, Ben E. King enchaîne les albums mais les ventes diminuent de plus en plus après les années 1960. La reprise par John Lennon de Stand By Me en 1975 lui donne un nouveau souffle, comme sa tentative plus disco Super Natural Thing. Toujours loin de sa popularité d’antan, il repart même en tournée avec les anciens Drifters en 1982, avant que son classique revienne à nouveau dans la lumière grâce au film Stand By Me en 1986. Ben E. King ne va toutefois jamais arrêter de chanter, sortant encore un dernier album, I’ve Been Around, en 2006, et interprétant Stand By Me, également le nom de sa fondation, dans le Late Show de David Letterman l’année suivante. En 2013, il a même fait une tournée en Angleterre, et de nouveaux shows aux Etats-Unis l’an dernier.